L’inflation dans la zone euro est confirmée à 2,6% en mai
La hausse des prix a accéléré le mois dernier dans les pays de la zone monétaire pour atteindre 2,6%. L'écart entre les taux souverains allemand et français réagit peu.
L'inflation progresse de 0,2 point de pourcentage sur un mois
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Crédit Union européenne EC
L’inflation dans la zone euro a légèrement accéléré en mai, à 2,6% sur un an, comme initialement annoncé, après 2,4% en avril, selon les données définitives publiées mardi par Eurostat, l’agence européenne de la statistique. Sur un mois, les prix à la consommation dans l’union monétaire ont crû de 0,2% en mai, par rapport à 0,6% en avril.
L’inflation de base, qui exclut les éléments volatils comme l’alimentation, l'énergie, l’alcool et le tabac, a atteint 2,9% sur un an en mai, après être ressortie à 2,7% en avril. Sur un mois, les prix de base ont augmenté de 0,4% en mai, après 0,7% en avril.
Les taux réagissent peu
Les services demeurent le principal contributeur à la hausse des prix avec une inflation de 4,1% sur un an le mois dernier après 3,7% en avril et 4% en mars pour un poids dans l’indice global de 1,83 point de pourcentage.
Ces chiffres sont conformes à ceux initialement publiés par Eurostat pour le mois de mai.
En réaction à cette publication, les taux des obligations souveraines européennes ont peu réagi. Le rendement de l’OAT française à 10 ans reculait de 2 points de base (pb) en milieu de journée, à 3,14%, et celui du Bund allemand montait d’autant à 2,43%. L'écart entre ces deux taux, qui s’est envolé après l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale, continue toutefois à se réduire, le spread ressortant à 75,65 pb après avoir atteint un record depuis 2012 à plus de 82 pb en fin de semaine dernière.
L’indice PMI manufacturier définitif confirme sa reprise en juillet à un plus haut depuis avril. Mais la croissance est surtout soutenue par les commandes passées. La dynamique reste faible notamment en France, en Italie et en Espagne. Point positif, les tensions sur les prix diminuent.
La Banque du Japon a maintenu son taux directeur inchangé vendredi, et tenu un discours volontairement «restrictif» en laissant entrevoir une hausse de taux en septembre ou en octobre, quelques heures seulement après que les autorités ont décidé de nouvelles interventions sur les marchés des changes, apparemment avec les Etats-Unis, pour soutenir le yen. Les effets réels sur la devise et sur les anticipations de taux apparaissaient toutefois encore limités.
L’inflation a légèrement augmenté en zone euro en juillet, moins rapidement que dans l’Hexagone. Dans les deux cas, la hausse des prix est notable dans les services - en parallèle du rebond des prix dans l’énergie - ce qui devrait renforcer les arguments en faveur d’une nouvelle hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.
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