Les actualités et l’analyse du secteur pétrolier, son marché, ses prix (Brent, WTI), ses acteurs institutionnels (OPEP, AIE, EIA) et ses entreprises (BP, Chevron, Eni, Exxonmobil, Shell, TotalEnergies). De l’exploration-production de pétrole (onshore, offshore, schiste) à la distribution en passant par le raffinage.
Portés par l’espoir d’un accord entre les Etats-Unis et l’Iran et le regain d’euphorie sur l’IA, les marchés actions sont au plus haut, tandis que la réduction des craintes de stagflation a soutenu les marchés de taux. Le pétrole a chuté de près de 20%.
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
Le cours du Brent poursuit son repli vendredi et pourrait terminer la semaine sur une baisse supérieure à 10% alors que la perspective d’une amélioration de la situation au Moyen-Orient prend de l’épaisseur.
Contrairement aux producteurs de pétrole, le groupe d'ingénierie ne bénéficie pas de la hausse du cours de l'or noir et ses activités sont pénalisées à court terme par la guerre. Elle pourrait néanmoins être synonyme de nouvelles opportunités, notamment dans le gaz naturel liquéfié.
Albert Manifold avait pris ses fonctions en octobre dernier. Il sera remplacé de manière temporaire par Ian Tyler. Le pétrolier s’était déjà séparé de son directeur général pour une affaire de mœurs en 2023.
L’évolution de la situation au Moyen-Orient demeure très incertaine. Après des propos encourageants laissant espérer une sortie de crise, une action militaire américaine en Iran tempère l’optimisme.
Washington et Téhéran estiment tous deux avoir progressé dans l’élaboration d’un protocole d’accord en 14 points, qui donnerait aux négociateurs 60 jours pour parvenir à un accord définitif.
L’Agence internationale de l’énergie (IEA) a averti que l’absence d’avancées sur la fermeture du détroit d’Ormuz pourrait faire entrer le marché en «zone rouge» cet été à cause de la réduction rapide des stocks.
Si la guerre en Iran pénalise davantage leurs rivaux asiatiques, les acteurs du Vieux Continent restent confrontés à une perte structurelle de compétitivité.
Avec l'effet Golfe, les relais de croissance encore existants ne permettent plus de croire à un retour au potentiel en 2027, estime Sylvain Broyer, chef économiste EMEA, S&P Global Ratings.
La flambée du cours de l'or noir ne pénalise pas toutes les entreprises de la même manière. Dans cette tribune, Vincent Auriac, président d'Axylia, suggère de s'intéresser à leurs émissions carbone pour trouver leur dépendance au pétrole.
Les pertes au Moyen-Orient s’élèvent à 12,5 millions de barils par jour, soit 12% de la consommation mondiale de pétrole, selon des estimations de Kpler, mais l’impact net sur l’équilibre offre-demande est moins important.
Tiré par la flambée du cours du pétrole, l’indice CPI a augmenté de 3,8% en avril sur un an. Sur un mois, les prix ont progressé de 0,6% après +0,9% en mars.
Le président américain a jugé la réponse iranienne à la proposition des Etats-Unis «inacceptable», entraînant un rebond du cours du pétrole qui repasse nettement au-dessus de 100 dollars. Les actions et les taux réagissent modérément.
En utilisant à pleine capacité l’oléoduc qui traverse le royaume, la compagnie saoudienne a pu faire croître son bénéfice net de plus de 25% d’un an sur l’autre.
Porté par les bénéfices de son activité de négoce dans un contexte de guerre au Moyen-Orient, le pétrolier a annoncé relever son dividende de 5%. Il réduit en revanche ses rachats d'actions pour consolider son bilan.
En perdant un de ses plus importants membres, le cartel va voir se réduire sa capacité à influencer le marché pétrolier, ce qui pourrait peser sur les prix à terme mais aussi augmenter leur volatilité.