Le Brent et le WTI, des contrats à terme sur les prix du brut, ne sont qu’une partie de ce vaste univers complexe et varié, avec notamment un marché physique divisé entre l’Asie et l’Europe, aujourd’hui disloqué par le conflit.
Le blocage des prix appliqué par TotalEnergies devait prendre fin aujourd'hui. Le groupe pétrolier a décidé de maintenir les plafonds appliqués sur l'essence mais a remonté de 16 centimes celui sur le diesel.
Le conflit au Moyen-Orient et l'avènement de l'IA remettent en cause le crédit privé, un secteur qui traversait une période de prospérité. Face à ces menaces, les prêteurs se montrent de plus en plus sélectifs, privilégiant des cibles solidement ancrées dans le territoire pour leur tradition et leurs infrastructures.
L’écart entre ces deux références sur les marchés de futures sur le pétrole est normalement en défaveur du Brent. Cette inversion s’explique par la forte demande de livraisons immédiates. Le WTI est au plus haut depuis août 2022.
Tout comme les analystes n’étaient pas clairs sur les objectifs qui ont mené le président des Etats-Unis à déclencher la guerre en Iran, ils ne sont pas non plus d’accord sur les pressions qui le pousseront à l’arrêter. Au-delà des deux tiers d’Américains qui souhaitent une fin rapide, les raisons peuvent être multiples.
Le cours du pétrole chute et entraîne une hausse des actions et un repli des rendements d’Etat. Le président américain a évoqué une fin de la guerre dans les prochaines semaines après que son homologue iranien a déclaré avoir la volonté de mettre un terme au conflit.
Les prix ont augmenté de 1,7% dans l'Hexagone en mars après une hausse de 0,9% en février. La flambée des cours à la pompe explique largement cette accélération.
Malgré une forte présence au Moyen-Orient, le groupe français profite plus que ses concurrents de la hausse du prix du brut en Bourse. Il aurait réalisé un gain d’un milliard de dollars grâce à sa science du trading.
Les corrélations sont nombreuses entre la hausse des prix du pétrole ou de l’énergie et celles des prix agricoles. Encore plus quand 30% du commerce mondial des engrais agricoles transite par le détroit d’Ormuz. Mais les répercussions sont généralement plus longues sur les prix alimentaires.
Malgré la hausse des cours, le système pétrolier mondial a pu contenir le choc lié à la guerre en Iran depuis quatre semaines. Mais cette phase touche à sa fin. Même si la guerre s’arrêtait demain, le déséquilibre entre offre et demande de brut et de produits raffinés mettra du temps à se résorber.
Le ratio entre ces deux actifs a chuté depuis le début de la guerre en Iran, illustrant leur corrélation négative. Dans un même contexte macroéconomique tendu, ils ne sont pas animés par les mêmes moteurs.
Les cours du baril de pétrole ont à nouveau flambé jeudi alors que Téhéran a rejeté le plan de paix américain. Le risque d’une nouvelle escalade a fait chuter les marchés, avec une nouvelle envolée des taux.
Les volumes d’or noir retirés du marché sont supérieurs aux précédents de 1973 et 1979 mais le poids du pétrole dans les économies américaine et européenne est bien moindre qu’à l’époque. Contrairement à 2022, les investisseurs ne croient en outre pas à un conflit prolongé.
Le cours du pétrole poursuit son repli après que les négociations entre Américains et Iraniens se précisent et alors que l’étau sur le détroit d’Ormuz pourrait se desserrer.
Le président américain a indiqué que des discussions positives se tenaient avec les dirigeants iraniens, entraînant une subite chute du cours du pétrole et une remontée des actions.
La Maison-Blanche et Wall Street se concentrent sur les cours du pétrole WTI, qui ont moins augmenté jusqu’à présent, et même décroché en milieu de semaine dernière. Pour autant, ce n’est pas forcément la référence la plus importante aux Etats-Unis, où la production de carburants lourds comme le diesel et le kérosène nécessite l’importation de pétroles plus adaptés.