Si plusieurs analystes s’accordent sur le fait que le blocage du détroit d’Ormuz équivaut à priver le marché de 14,2 à 14,5 millions de barils par jour (mbj), et également sur une durée plus longue que prévu, les études diffèrent en revanche sur l'ampleur de la baisse des stocks, davantage liée à la demande.
Plus le blocus du détroit d’Ormuz sera long, plus il sera difficile de normaliser la situation sur les marchés de l’énergie. Les mesures de compensation du déficit d’offre du Moyen-Orient vont s’épuiser. Avec un risque de pénurie et la nécessité que le détroit ouvre rapidement.
La pause dans la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran était censée prendre fin mercredi soir mais le président américain l’a prolongée de manière unilatérale et pour une durée indéterminée. Les investisseurs ne s’emballent pas pour autant.
Dans cette tribune, Julien Marcilly, chef économiste de Global Sovereign Advisory, analyse les différentes options adoptées par les Etats face à des prix de l'énergie en hausse. la diversification des sources d'approvisionnements reste une des meilleures manières de s'en protéger
Le cours de l’or noir a subitement plongé de plus de 6% vendredi après-midi après que des responsables iraniens ont annoncé la réouverture du détroit d’Ormuz. Les marchés actions en profitent largement.
L’économiste James Hamilton a proposé en 1996 le Net Oil Price Increase (NOPI), indicateur asymétrique qui ne retient que les hausses du prix du pétrole dépassant le maximum observé sur les trois années précédentes.
Selon Bloomberg, la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) a lancé une enquête autour de deux séries de transactions suspectes effectuées sur les contrats à terme sur pétrole juste avant de récents revirements du président concernant la guerre en Iran.
Le pétrolier français a dévoilé des indicateurs préliminaires au titre des trois premiers mois de l’année et ils pointent vers une forte hausse des profits du groupe. Les gains dans le trading s’annoncent de haute volée.
Le groupe britannique anticipe néanmoins une augmentation de son endettement par rapport à fin décembre 2025 en raison d’une forte hausse de ses besoins en fonds de roulement.
Cette voie maritime essentielle est quasiment fermée depuis le début du conflit, le 28 février. Après avoir réagi plutôt négativement lundi matin, après l’échec des négociations du week-end entre les Etats-Unis et l’Iran, les marchés se sont repris lundi après-midi, quand le président Trump a confirmé le blocus américain et évoqué la perspective d’un accord.
Les prix à la consommation ont grimpé en flèche en mars aux Etats-Unis, tirés par la flambée des tarifs de l’essence. Et l’inflation sous-jacente fait également montre de nouveaux soubresauts malgré la morosité de l’économie américaine.
Alors que la guerre provoque une extrême volatilité des marchés pétroliers et gaziers, la course mondiale à la sécurité énergétique pourrait renforcer la Chine dans sa position de leader des énergies renouvelables.
La réouverture du détroit d’Ormuz, condition du cessez-le-feu américain en Iran, ne suffira pas à ramener le calme sur ce marché qui devra d’abord résoudre la congestion du trafic, remettre en route les installations et remplir à nouveau les stocks.
L’accord de cessez-le-feu en Iran a inversé la tendance sur les marchés. Mais certains actifs, comme le pétrole, les pays émergents ou les taux en zone euro ne retrouveront pas leur niveau d'avant-guerre, car la situation géopolitique et économique reste incertaine.
ExxonMobil et Shell ont publié des indicateurs préliminaires portant sur leurs performances financières au premier trimestre. En dépit d’impacts ponctuellement défavorables, le conflit au Moyen-Orient devrait nettement leur profiter.
Le cours du Brent est retombé sous 100 dollars le baril dans la nuit de mardi à mercredi après que Donald Trump a annoncé une trêve de deux semaines censée permettre la réouverture du détroit d'Ormuz. Les marchés d'actions et de taux affichent leur soulagement.