Le pétrole tombe sous 90 dollars après des annonces iraniennes
Les marchés ne semblaient déjà pas très inquiets de la rupture des négociations entre Washington et Téhéran en début de semaine, ils se montrent désormais franchement optimistes.
Vendredi en milieu d’après-midi, le cours du pétrole Brent a subitement plongé de 6%, tombant même ponctuellement sous 90 dollars le baril. Dans son sillage, les Bourses européennes se sont envolées.
Peu avant 15h, le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a annoncé que tous les navires commerciaux étaient désormais libres de passer par le détroit d’Ormuz tant que durerait le cessez-le-feu avec les Etats-Unis. Une décision que le responsable lie à l’annonce du cessez-le-feu au Liban.
«L’Iran vient d’annoncer que le détroit d’Ormuz est entièrement ouvert et prêt à un passage complet. Merci !», a réagi le président américain, Donald Trump, sur son réseau Truth Social.
Il a ajouté que le blocus naval américain sur les ports iraniens resterait «pleinement en vigueur et effectif (…) jusqu'à ce que [la] transaction avec l’Iran soit achevée à 100%» avant d’indiquer que «ce processus devrait aller très vite car la plupart des points sont déjà négociés».
Un plus bas de plus d’un mois
Ces annonces constituent un réel signe de désescalade alors que les marchés misaient déjà ces derniers jours sur un apaisement. Le passage de tankers jusqu’à présent bloqués dans le golfe Persique va permettre de libérer des barils très attendus par le marché.
Vers 15h30, le prix du Brent valait 89,8 dollars, soit un niveau plus vu depuis le 11 mars dernier. Le WTI américain cotait pour sa part sous 85 dollars.
En Europe, l’Euro Stoxx 50 bondissait de 1,95%, le CAC 40 gagnait 2% et le Dax 2,3% en réaction à cette chute. A Wall Street, le S&P 500 a ouvert en hausse de 0,8%.
Sur le marché des taux, le rendement de l’obligation souveraine américaine à dix ans perdait 7 points de base (pb), à 4,24%. Il chutait de 9 pb en France, à 3,59% et de 6 pb en Allemagne, à 2,97%.
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