Donald Trump prolonge le cessez-le-feu mais ne rassure pas les marchés
Les marchés devraient passer une journée plus tranquille que redouté. Mardi soir, le président américain Donald Trump a indiqué qu’il prolongeait le cessez-le-feu avec l’Iran qui aurait dû expirer mercredi soir «jusqu'à ce que [la] proposition [iranienne] soit soumise et que les discussions soient conclues, d’une manière ou d’une autre», a-t-il indiqué sur son réseau Truth Social.
«Compte tenu du fait que le gouvernement iranien est gravement fracturé, ce qui n’est pas inattendu, et à la demande du Maréchal Asim Munir ainsi que du premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif, il nous a été demandé de suspendre notre attaque contre l’Iran jusqu'à ce que ses dirigeants et représentants puissent présenter une proposition unifiée», a précisé Donald Trump.
En réaction, le cours du pétrole s’est replié, à un peu moins de 98 dollars le baril le 22 avril au matin, avant de retrouver ses niveaux de la veille et même de les dépasser en fin de journée, à plus de 101 dollars.
Les Bourses européennes ont emprunté le chemin inverse. Après avoir ouvert dans le vert, elles ont rapidement basculé en terrain négatif. L’Euro Stoxx 50 a finalement perdu 0,4% pendant que le CAC 40 reculait de 1% et que le Dax abandonnait 0,2%. A Wall Street, le S&P 500 gagnait 0,9% dans l’après-midi.
Sur le marché des taux, le rendement de l’obligation souveraine américaine à dix ans est stable, à 4,29%, tandis qu’il grimpe d’environ 1 point de base en France et en Allemagne, à 3,66% et 3,1%, respectivement.
Incertitudes
L’incertitude demeure quant à la reprise des négociations entre Américains et Iraniens alors que ces derniers auraient pour le moment refusé de reprendre les discussions au Pakistan et que les Etats-Unis maintiennent le blocus sur les ports iraniens.
«Le marché est quelque peu paralysé par la situation, car depuis l’expiration du cessez-le-feu, l’absence des responsables iraniens aux négociations et les nouvelles menaces de frappes et de destruction proférées hier par Donald Trump, il ne semble pas se passer grand-chose», analysent les spécialistes de Natixis. Ils préviennent qu’à «moins d’un bouleversement géopolitique majeur (ce qui reste une possibilité), le conflit n’est pas terminé».
Dans le même temps, le stratégiste de Deutsche Bank, Michael Hsueh, a augmenté ses prévisions de prix pour le pétrole. Il anticipe désormais un cours moyen de 96 dollars au deuxième trimestre puis 87 dollars sur les trois mois suivants et 78 dollars au quatrième trimestre, en supposant une réouverture du détroit d’Ormuz en mai.
A lire aussi : Conflit au Moyen-Orient : cinquante nuances de mesures prises pour faire face à la montée des prix de l’énergie
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