L’Organisation de coopération et de développement économiques conserve sa prévision de croissance de 2,9 % pour 2026 mais prévoit un chiffre de 3 % au lieu de 3,1 % pour 2027, misant sur l’atténuation progressive des perturbations dans les approvisionnements en énergie.
Peu après la destruction de deux lignes de liquéfaction au Qatar, l’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne a fait savoir que la Maison-Blanche pourrait «couper» les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) américain vers l’Europe en cas d’absence de ratification de l’accord commercial conclu avec Donald Trump en août 2025.
Le sentiment des chefs d'entreprises s’est dégradé depuis le début du conflit en Iran, confirmant le résultat d’autres enquêtes, et mettant à risque la reprise tant attendue en Allemagne.
Les PMI publiés mardi, les premiers depuis le début de la guerre en Iran, se sont déjà dégradés dans les services et dans tous les secteurs en France au mois de mars.
Si la présidente Christine Lagarde a adopté un ton mesuré jeudi, ses services ont publié des projections plutôt restrictives liées au conflit dans le Golfe. Elles intègrent une inflation plus forte et une croissance plus faible en 2026, ainsi qu’une hausse de taux et demie dans les conditions financières.
En février 2026, l’inflation de la zone euro atteint 1,9%, en légère hausse après 1,7% en janvier. Mais les Etats-membres connaissent des situations variées.
L’indice Zew s’est effondré en mars, en raison des conséquences de la guerre en Iran sur l’inflation et la croissance, malgré le plan de relance allemand. Le sentiment des investisseurs sur la zone euro a également chuté.
L’indice Zew s’est effondré en mars, plus fortement que prévu, en raison des conséquences de la guerre en Iran sur l’inflation et la croissance, malgré le plan de relance allemand.
La Banque centrale européenne se réunira jeudi. Elle devrait maintenir ses taux identiques, mais les marchés anticipent désormais que la flambée des prix de l’énergie déclenchée par la guerre en Iran l’obligera à décider d’au moins une hausse en 2026.
Pour la première fois, une majorité de répondants de l'enquête annuelle d'Adams Street Partners place l'Europe devant l'Amérique du Nord comme région la plus attractive pour les investissements en private equity, portée par des valorisations plus accessibles, un écosystème mature et une stabilité relative face à l'imprévisibilité de la politique américaine.
Quelques responsables de la Banque centrale européenne affirment que les progrès accomplis pour rétablir la stabilité des prix sont menacés et qu’il faudra réagir vite. Mais la plupart des gouverneurs restent raisonnables, appellent à la patience quant à l’évaluation des répercussions du conflit, qui pourrait également freiner la croissance économique.
Avec une exposition énergétique plus sensible que les autres pays européens, le gouvernement de Giorgia Meloni risque d’avoir plus de mal à sortir dès cette année de la procédure pour déficit excessif (PDE) de la Commission européenne. D’autant plus qu’il a déjà publié le 2 mars une croissance et un déficit provisoires décevants.
Jusqu’à présent, le sentiment mitigé des ménages, notamment aux Etats-Unis, n’a pas freiné la consommation qui reste soutenue outre-Atlantique. Une déconnexion qui rend ces données d’enquête moins fiables. En Europe, l’épargne est un plus, sachant que le conflit au Moyen-Orient peut changer la donne.
L’annonce de la suspension des échanges commerciaux entre les Etats-Unis et l’Espagne menace un certain nombre de secteurs dont la pharmacie et l’agroalimentaire. Avec Santander, le secteur bancaire n’est pas à l’abri.
Les cours du gaz européen ont atteint un plus haut de trois ans alors que la fermeture de l’usine de GNL qatarie et le blocage du détroit d’Ormuz perturbent ce marché au niveau mondial. Une hausse des prix durable pourrait à nouveau poser un problème d’inflation en zone euro.
L’inflation a progressé plus fortement que prévu au rythme annuel de 1,9% en zone euro en février, après 1,7% en janvier. L’inflation sous-jacente accélère à nouveau à 2,4%, à cause des services (3,4%), et avant même que la récente flambée des prix du pétrole se retrouve dans les prix à la consommation.