Les actions européennes se reprennent après leur chute de mercredi
Les places boursières européennes, qui se sont stabilisées jeudi après l’annonce par Credit Suisse de son intention d’exercer une option pour emprunter jusqu’à 50 milliards de francs suisses à la Banque Nationale Suisse (BNS), accélèrent dans le sillage de Wall Street, où les opérateurs de marché sont rassurés par des informations concernant des discussions sur un soutien de grandes banques dont JP Morgan et Morgan Stanley à First Republic, une autre banque régionale en difficulté.
La BNS a confirmé jeudi qu’elle fournirait des liquidités à Credit Suisse contre des garanties suffisantes. D’abord limité, le rebond a pris de l’ampleur après la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE). Celle-ci a décidé d’augmenter ses taux de 0,5 point comme anticipé il y a quelques jours.
A 16h30, l’indice Euro Stoxx 50 progressait de 1,9%. A Paris, le CAC 40 avance d’autant. A Francfort, le Dax gagne 1,33%. L’indice FTSE Mib progresse de 1% à la Bourse de Milan, tandis que l’Ibex rebondit de 1,2% à Madrid.
Après avoir ouvert en baisse, Wall Street s’inscrit dans le vert. Le S&P 500 avance de 1% et le Nasdaq Composite gagne 1,5%.
Au lendemain d’une chute historique sur des craintes de crise de liquidité ayant pénalisé l’ensemble du secteur bancaire européen, l’action Credit Suisse rebondit de 17%, à 2 francs suisses, mais reste volatile. Le CDS (credit default swaps) à cinq ans de la banque se resserre fortement de 180 points de base (pb) à 700 pb.
Les banques montent légèrement
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Le secteur bancaire européen profite de cette accalmie mais la reprise reste mesurée. L’indice EuroStoxx des banques gagne 1,2%. A Paris, BNP Paribas progresse de 0,3% mais la Société Générale recule de 1%, après des chutes de 10% et 12% respectivement mercredi.
La faiblesse du rebond reflète l’inquiétude persistante des investisseurs face au risque d’une crise bancaire. «Nous estimons que le soutien de la BNS n’est pas suffisant et pensons que la situation de Credit Suisse est surtout liée aux problèmes de confiance persistants du marché avec sa stratégie en banque d’investissement et l'érosion continue de la marque», ont souligné ce jeudi les analystes de JPMorgan dans une note. «Le statu quo n’est plus une option, car les préoccupations des contreparties commencent à émerger, comme en témoigne la faiblesse des marchés du crédit et des actions (mercredi)».
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