Flavio Bolsonaro reste favori dans les sondages, après être arrivé en tête du premier tour, mais il a perdu une grande partie de son avance, et sa victoire n’est plus assurée face à l’action du président Lula. Les actions, les obligations et le real ont plafonné après leur rallye.
La confiance des entreprises s’est améliorée en octobre, selon l’indice du climat des affaires de l’Insee, porté par le secteur manufacturier. Mais cette enquête n’intègre pas totalement l’effet des troubles des 17 et 18 octobre. Le risque économique pour la France a changé de nature.
Les actions et les obligations des foncières en Europe ont chuté depuis cet été dans le sillage de la hausse des taux et du resserrement de la politique monétaire de la BCE. Cela rappelle la correction de 2022-2023. Les obligations hybrides sont particulièrement malmenées.
La banque centrale a maintenu son taux directeur mais relevé celui de la rémunération des dépôts et réduit le taux des réserves obligatoires. Ces décisions surprenantes reflètent les défis de la banque. Elle doit apporter une réponse à la fuite des capitaux provoquée par la menace de MSCI de rétrograder le pays en dehors des indices émergents.
Après Oracle, CoreWeave est devenu le principal point d’attention des marchés sur l’IA. Même si pour la plupart des sociétés le coût de financement a progressé, il reste contenu. Le risque est celui d’une généralisation des craintes à d’autres entreprises du secteur.
Les obligations d’entreprises avaient jusque-là résisté mais l’envolée des taux et les inquiétudes sur l’IA ont provoqué un fort écartement des spreads de crédit, à leur plus haut de l’année. Le marché primaire tourne au ralenti.
Après le week-end chaotique, les actions françaises et le marché des taux ont accentué leur chute lundi. Les investisseurs s'inquiètent des difficultés du gouvernement à faire face à la situation sociale et à ses conséquences budgétaires.
Les particuliers ont acheté massivement des actions CoreWeave lors de sa chute mercredi, selon Vanda Research. Mais ce soutien n’est pas aussi puissant qu’auparavant et il ne compense pas le retrait des institutionnels. Le véritable enjeu est désormais sur les marchés du crédit.