La dette des pays émergents, en dollar ou en monnaie locale, a rebondi après la volatilité consécutive au conflit au Moyen-Orient mais avec de la dispersion. Le marché se focalise désormais davantage sur la politique monétaire américaine.
Les CDS, ces instruments permettant de se protéger contre le défaut d’un émetteur, sont une bonne jauge de la perception du risque crédit par le marché. Les CDS de SpaceX créés juste après sa méga-émission obligataire traitent non loin de ceux d’Oracle. Amazon, qui vient nouvellement d’émettre des obligations, a son CDS comme les autres hyperscalers.
Le géant du commerce en ligne et du cloud a lancé une nouvelle émission obligataire portant sur huit tranches à taux variable et fixe de 3 ans à 40 ans. Mais le succès n’a pas été aussi spectaculaire que lors de sa transaction précédente, avec un livre d’ordre couvrant l’offre d’un peu plus de 1,5 fois.
Les actions ont rebondi en Europe avec l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran et la forte baisse du pétrole. Certains n’y voient qu’un rattrapage désormais achevé, d’autres croient qu'une deuxième vague de hausse est possible si la conjoncture continue de s'améliorer.
Deux émissions de CPI Property et d’HelloFresh ont été difficilement placées. Le marché est cher et laisse peu de place aux situations les plus limites, quel que soit le prix, surtout après une vague massive d’émissions au cours des deux derniers mois. Les investisseurs se veulent disciplinés et prudents.
L’indice américain a été positif au cours des 11 dernières années en juillet, qui est le meilleur mois à Wall Street depuis 20 ans. Mais le contexte actuel de marché pourrait rompre cette série.
Les gérants interrogés dans le cadre du Panel Crédit de L’Agefi restent prudents, avec une exposition à la classe d’actifs et une perspective sur les spreads « neutre », mais ils abordent la période estivale avec plus de sérénité.
L’USMCA, le traité commercial entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada, n’a pas été prolongé de 16 ans, faute d’accord. Il est maintenu jusqu’en 2036, préservant ainsi les flux commerciaux mais sa révision, désormais annuelle, prolonge l’incertitude pour les investissements.