Après l’emploi, les ventes de détail chutent en avril tandis que les finances publiques se détériorent dans un contexte géopolitique et de politique intérieure difficile.
Les émetteurs haut rendement ont afflué ces dernières semaines sur le marché primaire, soutenus par la forte demande pour le rendement. Certains craignent néanmoins une trop grande complaisance.
Ces deux secteurs ont permis aux marchés actions de bien performer depuis le début de l’année, portés notamment par les bons résultats du premier trimestre. Mais la dynamique est moins favorable pour l’Europe.
L’once d’or a basculé sous la barre des 4.500 dollars l’once, sur les marchés au comptant et à terme, revenant à un plus bas de près de deux mois. La hausse des taux et du dollar, ainsi que le positionnement des investisseurs, pèsent.
Les places boursières en Asie ont nettement reculé, affectées par la forte hausse des taux longs. Le récent rebond a été dominé par les valeurs technologiques et de croissance. Mais cela s’apparente à des prises de bénéfices, après le rallye et avant les résultats de Nvidia.
Les marchés de taux restent sous pression, notamment les échéances les plus longues, alors que les investisseurs s’inquiètent de l’impact du conflit au Moyen-Orient sur l’inflation mais aussi de l’état des finances publiques. Le plancher japonais ne cesse aussi d’augmenter.
La croissance du PIB a dépassé les attentes en début d’année à +2,1 % en rythme annualisé, mais le deuxième trimestre devrait subir les conséquences du conflit au Moyen-Orient, laissant la banque centrale en position d’attente.
Le Royaume-Uni a détruit 100.000 emplois en avril tandis que la hausse des salaires s'est stabilisée. Si ces données restent volatiles et sujettes à révision, elles repoussent une éventuelle hausse des taux de la BoE.
La fièvre récente sur les emprunts d'Etat est de nature à rebattre les cartes des allocations. Les marchés taux et des actions offrent des perspectives différentes, mais la hausse des rendements obligataires rend les places boursières, bien valorisées et stimulées par l'IA, plus vulnérables.
Les spreads des obligations d’entreprises sont revenus à leurs niveaux d’avant le conflit au Moyen-Orient, soutenus par une forte demande de rendement. L’offre importante de papier sur le marché primaire pourrait peser sur les marges de crédit.