Alors que la dette publique française devrait dépasser 120% du PIB en 2027, le spread de la France a largement franchi le seuil symbolique des 100 points de base. Les annonces du gouvernement concernant le budget n’ont pas convaincu. Le risque sur les OAT est jugé asymétrique avec les prochaines élections.
La banque centrale a annoncé lors de sa dernière réunion un programme pluriannuel pour ses opérations de réduction du bilan prévisible pour les investisseurs, dont une réduction des cessions de titres à long terme, une pause des ventes jusqu’en avril et un arrêt des cessions sur le marché. Les rendements à long terme ont chuté.
La flambée des prix du pétrole a été amortie mais les prix des produits raffinés n’ont cessé d’augmenter à des niveaux records, en raison des pénuries au Moyen-Orient et en Russie.
Les échéances longues des bons du Trésor américain ont chuté de 52% depuis leur plus haut de 2020, dans un contexte de normalisation des taux. Alors que le taux 10 ans est revenu à 5%, certains s’interrogent sur l’opportunité de reprendre de la duration.
L’activité a ralenti cette semaine sur le marché primaire corporate, dans un contexte de plus forte volatilité sur les marchés mais aussi dans l’attente d’une probable transaction de Meta sur le marché euro. Cette première est vue comme un nouveau test pour les émissions des hyperscalers.
Les taux longs poursuivent leur ascension, atteignant des seuils psychologiques inédits depuis plusieurs décennies. Pourtant, les actions, qui sont généralement sensibles à ces mouvements, restent proches de leurs plus hauts, à quelques exceptions près. La croissance prime sur le reste.
Les appels, étonnants, à un ralentissement du développement des modèles d’IA avancée par Anthropic, SpaceX et OpenAI, qui a par ailleurs reporté son introduction en Bourse, provoquent de nouvelles turbulences sur les marchés. Ces derniers continuent de s’interroger sur la monétisation et la rentabilité de ces technologies.
Le marché primaire obligataire euro a été très actif depuis mi-août dans un contexte de tensions sur les taux longs. Les émetteurs américains restent les plus prolifiques. Les français sont également très présents, la campagne présidentielle et le budget alimentant les craintes.
La foncière allemande Net Zero Properties a dû reporter son émission obligataire inaugurale faute d’un intérêt suffisant de la part des investisseurs après avoir réduit la taille de l’opération et proposé un rendement en haut de la fourchette initiale. Les taux plus élevés et des gérants plus sélectifs ont tranché.