Le déficit 2025-2026 a diminué à 4,3%, soit près d’un point de pourcentage en moins sur un an, grâce à un niveau de recettes plus élevées. Mais le conflit au Moyen-Orient met les finances publiques britanniques sous pression.
L’indice des prix à la consommation britannique a progressé de 3,3% sur un an en mars, en raison de la flambée des prix des carburants, accélérant par rapport aux 3% enregistrés en février. Pas de quoi pousser la Banque d’Angleterre à agir dès avril, selon les économistes.
Les places boursières chinoises, qui ont rattrapé leur baisse de mars, s’imposent comme les gagnantes de la situation au Moyen-Orient. La Chine est moins vulnérable au choc énergétique et elle tire profit de son investissement dans l’innovation.
Les rendements des Gilts 10 ans ont pris 20 points de base en deux jours sur fond de crise politique, mais aussi de hausse des prix du pétrole et de crainte d’inflation. Les données d’emploi n’offrent pas de vision claire de la situation économique.
La pression s’est accentuée pour le Premier ministre britannique après des révélations sur les conditions de la nomination de Peter Mandelson au poste d'ambassadeur. Il a dû s’expliquer devant le Parlement. L’opposition réclame sa démission. En attendant de nouvelles auditions, les taux se tendent.
Le groupe familial français a émis une nouvelle obligation hybride pour soutenir sa note et renforcer sa flexibilité financière. Plus que la taille des émetteurs, c’est le rating qui rend plus ou moins complexes les fenêtres d’émissions.
La situation au Moyen-Orient reste confuse, avec la crainte d’une fin du cessez-le-feu sans accord de paix. Mais le repli reste relatif par rapport au rebond récent.
Alors que les discussions entre les Etats-Unis et l’Iran pourraient reprendre, après la réouverture puis la fermeture du détroit d’Ormuz ce week-end, stratégistes de banques et gérants avaient déjà commencé à bouger leurs pions vers les actions américaines et les obligations en Europe.