L’indice de surprise économique mondiale a enregistré sa période la plus longue en territoire positif depuis le rebond qui avait suivi la crise financière de 2008. Cette résilience économique, grâce aux investissements dans l’IA et malgré le choc énergétique, explique aussi la hausse des taux.
L’institut de conjoncture économique prévoit désormais 1,4% de croissance cette année et 1,2% en 2027 grâce aux effets des plans de relance et à l’activité soutenue à l’international, permettant de compenser les effets des prix élevés de l’énergie.
Le métal jaune a effacé la moitié de ses gains d’août, son meilleur mois depuis le début de l’année. Il est affecté par les anticipations de resserrement monétaire de la Fed, la hausse du dollar et le rebond des taux longs, principalement les taux réels.
Alors que les actions ont bénéficié d’une bonne saison des résultats, les taux ont atteint des niveaux records depuis plusieurs décennies, face aux craintes d’inflation persistante et aux risques budgétaires. L’or en a aussi profité. Septembre débute sur la même dynamique.
La croissance du secteur est repartie en Allemagne avec une hausse des carnets de commandes, selon les indices PMI, mais la reprise en France ne convainc pas tandis que l’activité se contracte en Espagne et Italie.
Les deux dernières semaines actives sur le front des émissions obligataires d’entreprises sont un aperçu de ce qui attend les investisseurs en septembre. Les spreads restent serrés et la demande des investisseurs demeure soutenue. Mais les émissions liées à l’IA et la hausse des taux constituent autant de vents contraires potentiels.
Les conséquences économiques des températures et de la sécheresse exceptionnelles cet été sont à venir. Les impacts sont multiples, du niveau bas des rivières à l’effet négatif sur la productivité en passant par les rendements agricoles. Elles touchent de nombreux secteurs, avec des répercussions sur la croissance et l’inflation, qui s’ajoutent aux prix élevés du pétrole et du gaz.
L’activité sur le marché primaire crédit euro a nettement repris avec 20 milliards d’émissions. Les banques ont surpris avec des émissions de titres subordonnés. Côté corporate, Thales a émis des obligations dans le cadre du refinancement de l’acquisition d’Exail.
Le métal jaune a enregistré une troisième semaine consécutive de progression, dépassant les 4.500 dollars l’once. Il a regagné 15% depuis son point bas annuel en juillet. Il est porté par la faiblesse du dollar, l’anticipation d’une Fed plus accommodante et les tensions sur les taux longs.
Les indices PMI flash montrent une légère accélération de la croissance en août, surtout portée par le rebond manufacturier, en dépit du Moyen-Orient et de la canicule en Europe. L’emploi se reprend tandis que les pressions sur les prix s’apaisent.