Les prix à la consommation ont baissé en juillet, une première depuis deux ans et demi. Les dirigeants politiques tardent à présenter leur plan de relance.
La banque centrale allemande a annoncé la mise à zéro du taux de rémunération des dépôts du gouvernement, provoquant un ajustement des taux courts et un regain des craintes sur le collatéral.
L’enquête mensuelle auprès des consommateurs dans la zone euro montre une baisse à un an et à trois ans. Les rendements se détendent sur les marchés de taux sur fond de regain d'aversion pour le risque.
Les exportations et les importations ont chuté en juillet sur un an renforçant les craintes sur la croissance chinoise alors que les autorités tardent à intervenir.
Les élections anticipées en Espagne, qui ont de nouveau mis le pays dans une impasse politique, ont provoqué un écartement de la prime de risque, probablement pas durable.
Le fondateur et patron du groupe de télécoms, le plus endetté du secteur, a personnellement exposé la situation après les soupçons de corruption de son ex-bras droit.
Le prêt de titres par les fonds indiciels cotés (ETF) aux vendeurs à découvert a limité l’efficacité d’un pan de la stratégie d’assouplissement quantitatif de la Banque du Japon.
Un rapport sur l’emploi modéré, mais montrant encore des tensions, a ravivé l’idée d’un atterrissage en douceur de l’économie, renforçant les anticipations d’une pause de la Fed.
Les Etats-Unis ont créé un peu moins d’emplois que prévu en juillet, mais le salaire moyen progresse plus qu'anticipé et le taux de chômage recule. Le marché s'accorde une pause.
Les deux camps s'attaquent aux infrastructures portuaires. Ce qui laisse craindre des perturbations dans les approvisionnements de matières premières agricoles.
Les économistes de la BCE en font le constat dans un article publié sur le site de l’institution. Le marché continue, malgré tout, d’anticiper de nouvelles hausses de taux.
Elles ont progressé fortement pour le deuxième mois consécutif en juin mais uniquement grâce aux grosses commandes. En les excluant, les commandes sont en fait en baisse.
La devise britannique, qui a été l’une des plus performantes cette année face au dollar, commence à s’ajuster à la baisse, d’autant que la Banque d’Angleterre semble moins offensive.
Cherchant à diminuer leurs coûts de financement, ils émettent pour la première fois en euros pour refinancer des échéances en 2025. Une tendance qui n’est près de s’arrêter.
Le mois de juillet a été très favorable pour la plupart des classes d’actifs, principalement pour le pétrole et les actions américaines. Les marchés de taux restent à la peine.