La construction des infrastructures nécessaires à l’intelligence artificielle mobilise des volumes de capitaux inédits et de nouveaux montages. Cette dette constitue un nouveau segment du crédit, non sans soulever des interrogations sur sa soutenabilité.
Bruxelles souhaite instaurer un mécanisme d'évaluation, au moins annuel et chapeauté par l'Esma, des activités des gérants ayant plus de 300 milliards d'euros d'encours sous gestion en Europe. La proposition suscite interrogations et inquiétudes.
En tant que responsable ESG, j’accueille favorablement le retour de la Net Zero Asset Managers Initiative (NZAM). Il envoie un signal clair de continuité dans un contexte géopolitique fragmenté, marqué par des tensions énergétiques et réglementaires.
Nous n’anticipons pas de remontée rapide des taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE) et le statu quo prolongé demeure notre scénario central. Les prévisions actualisées présentées par la BCE révèlent la prise en compte d’une augmentation transitoire de l’inflation à 2,6 % pour 2026, avant un retour à 2 %. Les éléments de langage de la conférence de presse du 19 mars n’ont par ailleurs démontré aucune urgence à intervenir. Les taux directeurs sont jugés proches de la neutralité et les anticipations d’inflation bien ancrées.
Avec moins de 1 % de l’eau douce directement accessible et un déficit de 40 % entre l’offre et la demande mondiale anticipé dès 2030, l’eau est déjà une matière première stratégique et un véritable risque pour les portefeuilles d’investissement. Trois axes sont envisageables pour valoriser cet actif risqué. Le premier est celui de sélectionner les émetteurs qui minimisent leur risque opérationnel. Ce risque irrigue tous les secteurs (agroalimentaire, textile, tech, industrie) et se révèle très coûteux : un arrêt de site lié au stress hydrique représente en moyenne entre 100.000 et un million d’euros de pertes journalières. Carlsberg, Danone, PepsiCo, Kering ont par exemple réussi à diminuer drastiquement leur consommation d’eau. Le deuxième axe est d’intégrer les acteurs de la gestion de l’eau. L’univers d’investissement qui couvre les utilities régulées (Veolia, American Water Works…), les équipementiers spécialisés (Aalberts Industries, Sulzer, De Nora), le dessalement et la réutilisation des eaux usées, qui peut réduire jusqu'à 70 % des besoins en eau douce sur certains sites, ou l’irrigation de précision agricole ou industrielle est vaste et le potentiel important. Rappelons qu’en France, moins de 1 % des eaux usées traitées sont réutilisées, contre 14 % en Espagne ou 90 % à Chypre. Enfin, troisième axe de valorisation, s’engager auprès des émetteurs pour que ces derniers contribuent à réduire leurs dépendances à l’eau et engagent les investissements adéquats de long terme au risque de détériorer la rentabilité court terme.
L’accord de composition administrative conclu récemment entre l’Autorité des marchés financiers et Edmond de Rothschild Private Equity énonce les règles à suivre pour les sociétés de gestion qui délèguent une partie de leur activité.
Les résolutions sont en baisse et moins soutenues par les actionnaires. La tendance est particulièrement marquée aux Etats-Unis, avec le changement de politique de la SEC, mais aussi avec les évolutions des votes des grandes gestions américaines et des recommandations des proxys.
D’après le rapport de l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma), les coûts des fonds Ucits ont baissé et leurs rendements ont progressé par la même occasion. En revanche, cette amélioration reste inégale en fonction des produits.
Les sociétés de gestion dessinent leur offre en l’absence de consensus sur les géographies et les secteurs. Une spécificité qui doit amener les investisseurs à une rigoureuse comparaison des fonds.
Le régulateur met en garde contre une mise en conformité encore incomplète des prestataires de services d’investissement. S’il reconnaît la complexité du cadre à mettre en œuvre, il estime que les dispositifs déployés à ce stade demeurent hétérogènes et perfectibles.
Le début de l’année 2026 marque un réveil brutal. Après trois années d’ascension quasi ininterrompue, les marchés mondiaux trébuchent et le bitcoin, fidèle à sa nature d’actif encore jeune, amplifie le mouvement. Pour l’observateur extérieur, cette chute récente ressemble à la fin d’une euphorie spéculative. Pour l’allocataire stratégique, c’est tout l’inverse : c’est un stress test qui valide la nécessité de l’actif, tout en offrant un point d’entrée que l’on n’espérait plus.
Donald Trump n’a jamais laissé indifférent. Dans une tribune pour L'Agefi, Hubert Rodarie, président de l'Af2i revient sur son analyse du président américain dans son livre "Trump face à un monde qui avait besoin de changements".
A la pointe de l’innovation, quelques fournisseurs de gestion cotée s’essaient à la structuration de fonds exposés au non-coté. Des stratégies qui pourraient rester en trompe-l’œil.
Entre la tentation du « Sell America » stimulée par les tensions géopolitiques et l’arbitrage technique envers des bons du Trésor aux propriétés moins refuges qu’auparavant, les investisseurs obligataires se tournent vers des pistes de diversification.
L'intelligence artificielle bouscule les liens entre gérants et proxys pour la recherche et les recommandations de vote aux assemblées générales des entreprises cotées. Des acteurs s'appuyant sur l'IA émergent dans l'univers des agences de conseil en vote.
Dans sa dernière étude, Morningstar compare les différentes tendances des fonds actifs et passifs. Les investissements passifs ont profité de la hausse des marchés boursiers, mais les gérants actifs ont leur carte à jouer dans l'obligataire.
Le gérant américain a dû geler les retraits d'un fonds de dette privée vendu aux particuliers. Un sérieux rappel à l'ordre pour les promoteurs de la démocratisation des actifs privés. L'éditorial d'Alexandre Garabedian.
Les récentes directives publiées par l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) apportent des précisions bienvenues sur le rôle des véhicules intermédiaires dans les fonds d’investissement à long terme européens (Eltif), qui faisaient auparavant l’objet d’interprétations divergentes de la part des autorités françaises et luxembourgeoises. Les enjeux sont importants pour l’attractivité de la place de Paris et du Luxembourg pour la domiciliation des Eltif. Sur plus de 240 Eltif enregistrés auprès de l’Esma, plus de 60 % sont domiciliés à Luxembourg et près de 20 % à Paris.
Avec plus de 2 % de croissance, la Grèce fait mieux que la zone euro depuis 2021. Dix ans après l’évocation d’un Grexit, les vestales ont su raviver le feu sacré de l’économie grecque. Une métamorphose que les investisseurs observent de loin.
La plateforme devient la première infrastructure à combiner les fonctions de Bourse et de dépositaire central de titres sur actions cotées. La promesse pour les sociétés de gestion d'un nouveau vivier d'actions nativement numérisées.
Le nombre de sociétés de gestion de portefeuille agréées en France a considérablement baissé en 2025. Malgré les vents contraires, certaines parmi celles qui se sont lancées ces dernières années parviennent à se développer.
L'échec du rapprochement entre les métiers de gestion de la banque française et de l'assureur italien ouvre peu d'autres options et soulève des questions.
Elle a en effet atteint 5 % en 2025, soit exactement l’objectif que s’étaient fixé les autorités. La croissance reste tirée en grande partie par le commerce extérieur, comme on a pu le constater sur les données d’exportation qui restent solides, et ce en dépit de la chute très importante des exportations vers les Etats-Unis, qui se contractaient de 30 % en glissement annuel en décembre 2025. Le dynamisme du commerce extérieur permet aussi de maintenir la croissance de la production, qui a d’ailleurs accéléré en décembre à 5,2 % en glissement annuel.