L'île connaît une croissance exceptionnelle de son marché des ETF, avec des actifs sous gestion multipliés par 36 en dix ans et plus de 60 % de la population investissant dans ces produits en 2025.
La gestion en actions thématiques peut donner lieu à l'émergence de stratégies incongrues qui, dans certains cas, ne survivent pas à l'épreuve des marchés.
L’approche thématique a fait les beaux jours des fournisseurs de solutions patrimoniales. Mais après de sévères contre-performances en 2022 dans le sillage de la remontée des taux, le secteur semble apuré. Les effets de mode ont laissé place à des thèmes porteurs de sens.
Hormis le rigorisme quasiment consubstantiel de la BCE – en dehors des années Draghi –, rien ne justifie aujourd’hui de prendre un tel risque. Olli Rehn, gouverneur de la Banque centrale de Finlande et membre influent du Conseil des gouverneurs, a déclaré que la BCE serait certainement amenée à remonter les taux d’intérêt pour « préserver sa crédibilité ». Autrement dit, pour éviter de reproduire l’erreur de 2022 quand la banque centrale avait réagi tardivement à la remontée de l’inflation. Mais la BCE est finalement prête à réitérer ses erreurs de 2008 et 2011, lorsqu’elle avait remonté les taux en pleine phase de ralentissement économique, avec pour seul motif ou presque la hausse du pétrole. Des erreurs bien plus préjudiciables qui avaient entraîné ou amplifié la récession, engageant l’Europe sur une décennie perdue en termes de croissance économique. Aujourd’hui, la situation actuelle n’a rien de comparable avec celle de 2022. Le choc d’offre ne se couple pas avec un choc de demande, le marché de l’emploi ralentit, le point de départ de l’inflation est nettement plus bas et les taux réels sont en territoire positif, alors qu’ils étaient encore très négatifs à la veille de la guerre en Ukraine. Les conditions d’une spirale inflationniste à cause d’effets de second tour de la hausse des prix de l’énergie sont loin d’être réunies. Elles le sont d’autant moins au regard de la très faible croissance en zone euro au premier trimestre et des perspectives d’activité et de consommation. En plus du discours restrictif de la BCE, la hausse continue des taux longs – avec un 10 ans allemand repassé au-delà des 3 % – et le durcissement à venir des conditions d’octroi de crédit vont en effet peser sur l’activité.
AllianzGI votera, lors de la prochaine assemblée générale (AG), en faveur de la proposition demandant au conseil d’administration de Meta Platforms de prendre toutes les mesures possibles pour lancer et adopter un plan de recapitalisation visant à ce que toutes les actions en circulation disposent d’une voix par action, avec une suppression progressive sur sept ans des droits disproportionnés des actions de catégorie B. Nous soutiendrons aussi la proposition demandant à Meta de publier les résultats des votes par catégorie d’actions à compter de son AG de 2027. AllianzGI estime que cela contribuerait à donner une visibilité appropriée aux opinions des actionnaires minoritaires. En tant qu’actionnaires de long terme, notre pouvoir de vote devrait correspondre à notre participation au capital. La structure actuelle à deux catégories d’actions chez Meta, où les actions de catégorie B détenues par le fondateur et PDG ont un pouvoir de vote dix fois supérieur à celui des actions de catégorie A, affaiblit de manière disproportionnée notre capacité à influencer la société et à demander des comptes au conseil d’administration si nécessaire. Cela est particulièrement notable lorsque des controverses persistantes et de grande ampleur soulèvent des inquiétudes quant aux faiblesses de la gouvernance. Soutenir ces propositions est donc conforme à notre engagement en faveur d’un stewardship efficace. Il est de notre devoir, au nom de nos clients, d’exercer nos droits de vote de manière réfléchie.
Il est bien établi dans la littérature académique qu’il n’y a généralement pas de « boom économique » – c’est-à-dire accélération de la croissance et/ou de l’emploi – lié à l’organisation des grands événements sportifs, contrairement à ce qui est « vendu » dans les dossiers de candidature. Une note commandée par la Fifa et publiée en mars 2025 estimait que la Coupe du monde 2026 augmenterait le PIB américain de 17,2 milliards de dollars. Même en retenant cette hypothèse, l’impact serait inférieur à 0,1 % du PIB américain.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Face à un détournement de l'objet, accentué par des tensions autour de la liquidité, les autorités poussent les autres FIA à se transformer ou à s’aligner sur des standards plus exigeants pour rester éligibles aux produits d’épargne grand public.
Les investisseurs privés, qui représentent près des deux tiers de la hausse des encours mondiaux ces dernières années, imposent aux sociétés de gestion de revoir leurs modèles de distribution selon le dernier rapport du Boston Consulting Group.
Le régime Ucits (Undertakings for Collective Investment in Transferable Securities) a été instauré en 1985 par la directive 85/611/CEE avec une ambition structurante : permettre la distribution transfrontalière de fonds d’investissement harmonisés au sein de la Communauté européenne. A une époque marquée par la fragmentation des marchés de capitaux, Ucits visait à créer un cadre commun facilitant la libre circulation des fonds, tout en garantissant un haut niveau de protection de l’investisseur de détail. Dès l’origine, le régime repose sur des principes fondateurs qui constituent encore aujourd’hui sa colonne vertébrale : des règles strictes de diversification, un univers d’actifs éligibles centré sur les valeurs mobilières liquides, ainsi que des limitations prudentes en matière d’endettement.
La banque a commencé ses expérimentations dès 2018. Elle a atteint cette année un nouveau cap en tokenisant une part de fonds sur Ethereum public, avec la création d'un portefeuille virtuel pour le compte d'un de ses clients.
Plusieurs gestionnaires d’actifs anticipaient en 2026 le retour des investisseurs sur les petites et moyennes capitalisations européennes après plusieurs années sans flux positif. La guerre en Iran semble l'avoir repoussé.
Les marchés semblent sous‑estimer l’impact économique de cette situation géopolitique. L’évolution récente des prix de l’énergie suggère pourtant l’inverse. Les contrats à terme sur le Brent à trois mois évoluent autour de 85 dollars le baril, les prix du pétrole restant nettement supérieurs à leurs niveaux de début d’année, tandis que les prix du gaz demeurent élevés et volatils en Europe comme en Asie, reflétant des tensions persistantes sur l’offre. Cette situation devrait exercer une pression haussière sur l’inflation, d’autant que des pénuries commencent à apparaître en Asie dans des secteurs tels que le diesel, le naphta, les engrais ou l’aluminium. Dans ce contexte, les banques centrales ont peu de chances d’assouplir significativement leur politique monétaire. Les anticipations se sont déjà ajustées vers une seule baisse de taux aux Etats‑Unis, tandis qu’en Europe, les prévisions sont passées d’une baisse à la possibilité de deux hausses.
L’offensive américaine en Iran a ravivé la crainte d’une poussée inflationniste. La hausse des prix entraînerait soit un durcissement des politiques monétaires, soit le recours à des politiques plus accommodantes, ou les deux simultanément, ce qui induirait une rigidité à la baisse des taux longs, voire leur augmentation. En Europe, la progression des taux longs est d’abord expliquée par la montée des anticipations d’inflation longues. Aucune dissipation de cette prime d’inflation n’est à attendre tant que la situation ne se normalisera pas dans le golfe Persique. Bien que plus modestes, les fluctuations des taux réels expliquent une partie des tensions observées. La posture de politique monétaire de la BCE est perçue par le marché comme plus restrictive. Le traumatisme de 2022 explique la grande prudence dont a fait preuve la banque centrale. Mais le plus frappant est la résurgence du facteur « équilibre épargne investissement » et ce dès le début des hostilités. Ce facteur s’interprète comme le risque de voir l’endettement des Etats s’envoler en raison
Rappelons que dans le même temps, l’Etat est devenu le premier aux Etats-Unis à exiger des entreprises qui procèdent à un licenciement massif qu’elles précisent si l’IA en est la cause. Le comité consultatif de la SEC a formellement recommandé, en décembre 2025, que cette transparence devienne obligatoire pour toutes les sociétés cotées. Ce signal fort impose une adaptation immédiate à l'écosystème financier européen.
Un collectif de gestionnaires d'actifs indépendants a publié un rapport intitulé « La gestion active, levier de surperformance, de souveraineté financière européenne et de protection des épargnants ».
La valorisation des forêts françaises atteindrait entre 150 et 200 milliards d’euros. Elle se développe de plus en plus dans les portefeuilles des institutionnels.
Matière première privilégiée pour des immeubles plus durables, le bois fait des adeptes parmi les villes. Woodeum, pionnier français, en a fait sa marque de fabrique.
Le classement élaboré par L'Agefi est largement dominé par des acteurs américains même si l’allemand Allianz ainsi que les français Amundi, BNP Paribas - récemment renforcé par Axa IM - et Natixis réussissent à tirer leur épingle du jeu. La prise en compte de la gestion de fortune met aussi en lumière le suisse UBS.
Par de récentes décisions, la Commission des sanctions de l’AMF a imposé aux sociétés de gestion de justifier l’utilité des rétrocessions. L’absence de lignes directrices précises laisse place à des interprétations divergentes et à une mise en conformité à géométrie variable.