Face à un détournement de l'objet, accentué par des tensions autour de la liquidité, les autorités poussent les autres FIA à se transformer ou à s’aligner sur des standards plus exigeants pour rester éligibles aux produits d’épargne grand public.
Les investisseurs privés, qui représentent près des deux tiers de la hausse des encours mondiaux ces dernières années, imposent aux sociétés de gestion de revoir leurs modèles de distribution selon le dernier rapport du Boston Consulting Group.
Le régime Ucits (Undertakings for Collective Investment in Transferable Securities) a été instauré en 1985 par la directive 85/611/CEE avec une ambition structurante : permettre la distribution transfrontalière de fonds d’investissement harmonisés au sein de la Communauté européenne. A une époque marquée par la fragmentation des marchés de capitaux, Ucits visait à créer un cadre commun facilitant la libre circulation des fonds, tout en garantissant un haut niveau de protection de l’investisseur de détail. Dès l’origine, le régime repose sur des principes fondateurs qui constituent encore aujourd’hui sa colonne vertébrale : des règles strictes de diversification, un univers d’actifs éligibles centré sur les valeurs mobilières liquides, ainsi que des limitations prudentes en matière d’endettement.
La banque a commencé ses expérimentations dès 2018. Elle a atteint cette année un nouveau cap en tokenisant une part de fonds sur Ethereum public, avec la création d'un portefeuille virtuel pour le compte d'un de ses clients.
Plusieurs gestionnaires d’actifs anticipaient en 2026 le retour des investisseurs sur les petites et moyennes capitalisations européennes après plusieurs années sans flux positif. La guerre en Iran semble l'avoir repoussé.
Les marchés semblent sous‑estimer l’impact économique de cette situation géopolitique. L’évolution récente des prix de l’énergie suggère pourtant l’inverse. Les contrats à terme sur le Brent à trois mois évoluent autour de 85 dollars le baril, les prix du pétrole restant nettement supérieurs à leurs niveaux de début d’année, tandis que les prix du gaz demeurent élevés et volatils en Europe comme en Asie, reflétant des tensions persistantes sur l’offre. Cette situation devrait exercer une pression haussière sur l’inflation, d’autant que des pénuries commencent à apparaître en Asie dans des secteurs tels que le diesel, le naphta, les engrais ou l’aluminium. Dans ce contexte, les banques centrales ont peu de chances d’assouplir significativement leur politique monétaire. Les anticipations se sont déjà ajustées vers une seule baisse de taux aux Etats‑Unis, tandis qu’en Europe, les prévisions sont passées d’une baisse à la possibilité de deux hausses.
L’offensive américaine en Iran a ravivé la crainte d’une poussée inflationniste. La hausse des prix entraînerait soit un durcissement des politiques monétaires, soit le recours à des politiques plus accommodantes, ou les deux simultanément, ce qui induirait une rigidité à la baisse des taux longs, voire leur augmentation. En Europe, la progression des taux longs est d’abord expliquée par la montée des anticipations d’inflation longues. Aucune dissipation de cette prime d’inflation n’est à attendre tant que la situation ne se normalisera pas dans le golfe Persique. Bien que plus modestes, les fluctuations des taux réels expliquent une partie des tensions observées. La posture de politique monétaire de la BCE est perçue par le marché comme plus restrictive. Le traumatisme de 2022 explique la grande prudence dont a fait preuve la banque centrale. Mais le plus frappant est la résurgence du facteur « équilibre épargne investissement » et ce dès le début des hostilités. Ce facteur s’interprète comme le risque de voir l’endettement des Etats s’envoler en raison
Rappelons que dans le même temps, l’Etat est devenu le premier aux Etats-Unis à exiger des entreprises qui procèdent à un licenciement massif qu’elles précisent si l’IA en est la cause. Le comité consultatif de la SEC a formellement recommandé, en décembre 2025, que cette transparence devienne obligatoire pour toutes les sociétés cotées. Ce signal fort impose une adaptation immédiate à l'écosystème financier européen.
Un collectif de gestionnaires d'actifs indépendants a publié un rapport intitulé « La gestion active, levier de surperformance, de souveraineté financière européenne et de protection des épargnants ».
La valorisation des forêts françaises atteindrait entre 150 et 200 milliards d’euros. Elle se développe de plus en plus dans les portefeuilles des institutionnels.
Matière première privilégiée pour des immeubles plus durables, le bois fait des adeptes parmi les villes. Woodeum, pionnier français, en a fait sa marque de fabrique.
Le classement élaboré par L'Agefi est largement dominé par des acteurs américains même si l’allemand Allianz ainsi que les français Amundi, BNP Paribas - récemment renforcé par Axa IM - et Natixis réussissent à tirer leur épingle du jeu. La prise en compte de la gestion de fortune met aussi en lumière le suisse UBS.
Par de récentes décisions, la Commission des sanctions de l’AMF a imposé aux sociétés de gestion de justifier l’utilité des rétrocessions. L’absence de lignes directrices précises laisse place à des interprétations divergentes et à une mise en conformité à géométrie variable.
Dans une tribune pour L'Agefi, Hadewych Kuiper, directrice générale de Triodos IM, rappelle que pour chaque dollar investi dans le monde dans la protection de la nature, 30 dollars sont dépensés pour la détruire. D’ici 2050, plus d’un milliard de personnes pourraient être déplacées à cause des crises écologiques.
Amanda Stent a été une pionnière de la recherche sur le traitement automatique du langage naturel («natural language processing», NLP), dès 2001. A l’occasion de l’événement Future of Finance Paris 2026, la responsable de la Stratégie et de la Recherche IA de Bloomberg a fait le point sur ces développements spécifiques qui peuvent aider les professionnels au quotidien.
Dans une tribune pour L'Agefi alpha, Jean-Pierre Grimaud estime que l’intégration du critère social dans l’ESG est essentielle pour une finance durable.
L’entrée en application - au moins partielle - de la directive (UE) 2024/927 du 13 mars 2024, dite « AIFM 2 », s’annonce comme l’une des évolutions réglementaires clés de 2026 pour la gestion d’actifs en Europe. La révision du cadre AIFM, lui-même issu de la directive 2011/61/UE, ne concerne pas uniquement les fonds d’investissement alternatifs (FIA), mais également les sociétés de gestion d’OPCVM, soulignant l’ampleur et le caractère transversal de cette révision.
La crise financière de 2008, l’explosion des données alternatives, la diffusion de l’intelligence artificielle (IA) et l’essor des infrastructures décentralisées ont constitué des ruptures importantes pour le monde de la finance. Ces ruptures ont mis en lumière qu’une part substantielle des risques financiers reste aujourd’hui mal appréhendée, voire invisible pour les outils traditionnels.