L’offensive américaine en Iran a ravivé la crainte d’une poussée inflationniste. La hausse des prix entraînerait soit un durcissement des politiques monétaires, soit le recours à des politiques plus accommodantes, ou les deux simultanément, ce qui induirait une rigidité à la baisse des taux longs, voire leur augmentation. En Europe, la progression des taux longs est d’abord expliquée par la montée des anticipations d’inflation longues. Aucune dissipation de cette prime d’inflation n’est à attendre tant que la situation ne se normalisera pas dans le golfe Persique. Bien que plus modestes, les fluctuations des taux réels expliquent une partie des tensions observées. La posture de politique monétaire de la BCE est perçue par le marché comme plus restrictive. Le traumatisme de 2022 explique la grande prudence dont a fait preuve la banque centrale. Mais le plus frappant est la résurgence du facteur « équilibre épargne investissement » et ce dès le début des hostilités. Ce facteur s’interprète comme le risque de voir l’endettement des Etats s’envoler en raison
Un collectif de gestionnaires d'actifs indépendants a publié un rapport intitulé « La gestion active, levier de surperformance, de souveraineté financière européenne et de protection des épargnants ».
La valorisation des forêts françaises atteindrait entre 150 et 200 milliards d’euros. Elle se développe de plus en plus dans les portefeuilles des institutionnels.
Matière première privilégiée pour des immeubles plus durables, le bois fait des adeptes parmi les villes. Woodeum, pionnier français, en a fait sa marque de fabrique.
Le classement élaboré par L'Agefi est largement dominé par des acteurs américains même si l’allemand Allianz ainsi que les français Amundi, BNP Paribas - récemment renforcé par Axa IM - et Natixis réussissent à tirer leur épingle du jeu. La prise en compte de la gestion de fortune met aussi en lumière le suisse UBS.
Par de récentes décisions, la Commission des sanctions de l’AMF a imposé aux sociétés de gestion de justifier l’utilité des rétrocessions. L’absence de lignes directrices précises laisse place à des interprétations divergentes et à une mise en conformité à géométrie variable.
Dans une tribune pour L'Agefi, Hadewych Kuiper, directrice générale de Triodos IM, rappelle que pour chaque dollar investi dans le monde dans la protection de la nature, 30 dollars sont dépensés pour la détruire. D’ici 2050, plus d’un milliard de personnes pourraient être déplacées à cause des crises écologiques.
Amanda Stent a été une pionnière de la recherche sur le traitement automatique du langage naturel («natural language processing», NLP), dès 2001. A l’occasion de l’événement Future of Finance Paris 2026, la responsable de la Stratégie et de la Recherche IA de Bloomberg a fait le point sur ces développements spécifiques qui peuvent aider les professionnels au quotidien.
Dans une tribune pour L'Agefi alpha, Jean-Pierre Grimaud estime que l’intégration du critère social dans l’ESG est essentielle pour une finance durable.
L’entrée en application - au moins partielle - de la directive (UE) 2024/927 du 13 mars 2024, dite « AIFM 2 », s’annonce comme l’une des évolutions réglementaires clés de 2026 pour la gestion d’actifs en Europe. La révision du cadre AIFM, lui-même issu de la directive 2011/61/UE, ne concerne pas uniquement les fonds d’investissement alternatifs (FIA), mais également les sociétés de gestion d’OPCVM, soulignant l’ampleur et le caractère transversal de cette révision.
La crise financière de 2008, l’explosion des données alternatives, la diffusion de l’intelligence artificielle (IA) et l’essor des infrastructures décentralisées ont constitué des ruptures importantes pour le monde de la finance. Ces ruptures ont mis en lumière qu’une part substantielle des risques financiers reste aujourd’hui mal appréhendée, voire invisible pour les outils traditionnels.
Faute de parvenir à une véritable dynamique commerciale, les AMC restent marginaux dans l'Hexagone. Certains acteurs comme Galilee AM ont dû réorienter leur stratégie vers des solutions alternatives.
Le Covid-19, la guerre en Ukraine et les tensions commerciales avec les Etats-Unis ont fait réaliser à l'Europe ses défaillances en matière de souveraineté. Cette prise de conscience s'est aujourd'hui muée en urgence pour de nombreux secteurs de l'économie. Le numérique n’y échappe pas.
La construction des infrastructures nécessaires à l’intelligence artificielle mobilise des volumes de capitaux inédits et de nouveaux montages. Cette dette constitue un nouveau segment du crédit, non sans soulever des interrogations sur sa soutenabilité.
Bruxelles souhaite instaurer un mécanisme d'évaluation, au moins annuel et chapeauté par l'Esma, des activités des gérants ayant plus de 300 milliards d'euros d'encours sous gestion en Europe. La proposition suscite interrogations et inquiétudes.
En tant que responsable ESG, j’accueille favorablement le retour de la Net Zero Asset Managers Initiative (NZAM). Il envoie un signal clair de continuité dans un contexte géopolitique fragmenté, marqué par des tensions énergétiques et réglementaires.
Nous n’anticipons pas de remontée rapide des taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE) et le statu quo prolongé demeure notre scénario central. Les prévisions actualisées présentées par la BCE révèlent la prise en compte d’une augmentation transitoire de l’inflation à 2,6 % pour 2026, avant un retour à 2 %. Les éléments de langage de la conférence de presse du 19 mars n’ont par ailleurs démontré aucune urgence à intervenir. Les taux directeurs sont jugés proches de la neutralité et les anticipations d’inflation bien ancrées.