Incontournable unité de fonctionnement, cette monnaie numérique devrait irriguer la blockchain et laisse présager le développement d’un ensemble de services financiers. Les gestionnaires d'actifs jaugent et espèrent.
Le message clé est le suivant : le marché de l’emploi américain a rebondi en septembre 2025 et cela a des conséquences pour la Fed que les marchés doivent intégrer. Le taux de chômage augmente légèrement de 4,3 % à 4,4 %, tandis que les salaires surprennent marginalement avec une croissance de 3,8 % contre un consensus de 3,7 %. Malgré la hausse du taux de chômage, il s’agit d’un rapport solide.
En excluant les entreprises développant le charbon, le pétrole et le gaz des fonds « durable » et « transition », la Commission européenne rappelle l’incompatibilité de ces pratiques avec toute promesse d’action climatique. Ce signal essentiel reste cependant insuffisant pour protéger les investisseurs du greenwashing lié aux énergies fossiles car une troisième catégorie soutiendrait toujours l’expansion pétrolière et gazière : l’ESG (environnement, social, gouvernance). Rares sont les investisseurs individuels qui font la différence entre ces catégories. Ils seraient ainsi trompés par un fonds dit « ESG » qui investit dans des entreprises comme Exxon Mobil ou TotalEnergies dont les stratégies sont incompatibles avec la lutte contre le changement climatique. De plus, les concepts « transition » et « ESG » sont basés sur des éléments extrêmement imprécis. Ainsi, la qualification ESG intègre l’essentiel des pratiques de marché actuelles, qui ne sont généralement pas corrélées avec un impact social ou environnemental positif. Celles-ci relèvent généralement de la gestion du risque financier, un objectif auquel les demandes de l’épargnant se limitent rarement. Surtout, la catégorie transition repose sur des concepts vagues, couvrant une extrême hétérogénéité de pratiques. Ils mettent sur un pied d’égalité des fonds qui posent des démarches exigeantes et des fonds qui reposent sur des promesses non substanciées. Charge maintenant aux Etats membres et aux parlementaires de combler ces lacunes pour proposer une réglementation SFDR robuste qui chasse le greenwashing et positionne l’Europe comme le fer de lance de l’investissement durable.
L’année 2025 s’annonce comme une période marquée par des paradoxes. A première vue, les marchés boursiers mondiaux, en particulier aux Etats-Unis, semblent émettre un signal d’optimisme déconcertant. Les rendements approchant les 20 % suggèrent que l’année boursière pourrait suivre la tendance positive observée en 2024 et 2023.
Daniel Sachs est à la tête de P Capital Partners, qui fait désormais partie de M&G Investments depuis plus de deux décennies. Dans cette conversation franche, Daniel partage ses opinions et ses idées, et explique pourquoi il estime que le crédit privé non sponsorisé est appelé à renforcer la compétitivité de l'Europe dans les années à venir.
L'avant-projet de refonte du règlement Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR) va dans la bonne direction pour les responsables en finance durable des gestionnaires d'actifs mais le flou demeure sur certains points.
Les marchés du crédit semblent entrer dans une phase intéressante. Dans un contexte d’incertitude, marqué par l’assouplissement des politiques des banques centrales, des taux toujours élevés et une forte demande des investisseurs pour du rendement et de la stabilité, l’attrait du crédit s’est renforcé. Pour les investisseurs qui cherchent à optimiser leurs portefeuilles, c’est peut-être le moment de passer à l’action.
Dans sa dernière étude, Morningstar pointe des retraits de 55 milliards de dollars au troisième trimestre 2025 depuis les fonds et ETF d’approche durable. Un reflux largement opéré par BlackRock.
Alors que les investisseurs prennent conscience des dangers de la concentration du marché et se tournent de plus en plus vers des véhicules d’investissement spécialisés et vers les marchés non cotés, il est temps de reconnaître que la gestion active des investissements ne se limite pas à la sélection d'actions.
Le règlement européen Markets in Crypto-Assets (MiCA) crée un cadre harmonisé pour les prestataires de services sur crypto-actifs. Il remplace progressivement les régimes nationaux en imposant un agrément (1) préalable aux prestataires et il entraîne pour ses détenteurs le bénéfice d’un passeport européen, condition essentielle à la confiance transfrontalière des investisseurs.
L’irruption des crypto-actifs dans le paysage financier traditionnel pousse les régulateurs français et européens à trouver un équilibre délicat entre prudence et innovation. Alors que les Etats-Unis ont adopté les ETF bitcoin spot, l’Europe avance avec méthode, encadrant plus fermement l’accès à ces actifs alternatifs. Décryptage ci-dessous d’une mutation réglementaire en cours.
Dans la banque, l’assurance et la gestion d’actifs, la confiance n’est pas un slogan : c’est un capital qui protège la marge et conditionne l’accès au marché. L’AI Act n’est donc pas une contrainte de plus, c’est la première norme de fabrication d’une intelligence artificielle (IA) fiable et industrialisable. C’est aux dirigeants d’en faire un avantage compétitif.
Dopé par un coût du travail compétitif et une main-d’œuvre surdiplômée, le Portugal répond aussi aux exigences des dernières réglementations européennes.
Le Vieux Continent a accueilli son premier ETF « semi-transparent » début septembre. Une innovation rendue possible par la mise en place d’un cadre assoupli. En filigrane : s’arroger les faveurs des fournisseurs d’ETF gérés activement.
Combattre les cyberattaques par des modèles alimentés eux-mêmes par l’intelligence artificielle permet de se battre à armes égales contre la fraude. Mais pas sans un prérequis : une politique interne pour encadrer l'usage, par les salariés, des outils basés sur l’IA.
Alors que s'ouvre l'AM Tech Day ce 4 novembre, L'Agefi dévoile son dossier sur l'intelligence artificielle. L’IA générative est en effet devenue un passage obligé pour les sociétés de gestion. Mais plus la technologie se démocratise, plus il devient difficile d’en tirer un véritable avantage compétitif. La course à l’alpha, déjà ardue dans un univers de marchés efficients, se complexifie encore à mesure que les gérants s’approprient les outils.
Le standard européen de fonds Ucits célèbre son 40e anniversaire. Les acteurs de la gestion d'actifs sont optimistes quant à la poursuite de son expansion dans le monde mais mettent en garde contre les changements de règles qui mettraient son succès en péril.
Depuis dix ans, le succès des ETF en Europe repose sur l’accès ouvert et la liberté de choisir le lieu de règlement. Ce modèle est aujourd’hui menacé. Par le passé, la fragmentation entraînait échecs, retards et coûts supplémentaires. Euroclear et le marché ont tracé une autre voie : le modèle ICSD, une infrastructure ouverte qui a effacé ces frictions et permis de réduire les coûts.
On l’appelle GST 2.0 : la nouvelle taxe sur les biens et services (GST) adoptée par l’Inde prépare la relance de sa consommation domestique, en partie pour compenser les effets des tarifs douaniers américains. Simplifiée, la GST 2.0 comprendra deux taux (5 % et 18 %) et une taxe de 40 % sur les produits de luxe et le tabac. Depuis le 22 septembre, à l’aube de la saison festive propice à la consommation, 90 % des biens sont moins chers. L’impact sur les revenus fiscaux est estimé à 480 milliards de roupies, soit 0,13 % du PIB indien.
La sociologue Marine Duros dénonce la financiarisation de l'immobilier, qui priorise la rémunération des investisseurs au détriment des besoins réels des territoires.
Lors de l’European Finance Forum organisé par L’Agefi le 9 octobre 2025, les panélistes ont dressé un état des lieux du financement de la compétitivité et des secteurs clés, un an après la publication du rapport Draghi.