Les menaces de droits de douane brandies par Donald Trump, cette fois liées au dossier du Groenland, dépassent le seul registre commercial. A ce stade, leurs effets économiques agrégés resteraient limités. Elles constituent surtout un test pour la cohésion européenne, dans un contexte où l’arme tarifaire est désormais utilisée comme instrument de puissance. En ciblant les Etats membres plutôt que l’Union, Washington cherche à exploiter les failles d’un édifice institutionnel jugé fragmenté.
Regards croisés entre Véronique Riches-Flores, économiste fondatrice et présidente, RichesFlores Research, et Valentin Bissat, chef économiste et stratégiste senior, Mirabaud AM
Renaud-Jean Chaussade, associé au cabinet Delsol Avocats, revient sur la portée de la loi de simplification du droit de l’urbanisme et du logement adoptée en novembre 2025. Ce texte, bien que répondant à des blocages bien identifiés, pourrait constituer une étape avant des réformes plus ambitieuses.
Longtemps réservés aux grands investisseurs institutionnels, les hedge funds ajustent progressivement leurs modèles pour répondre à l’évolution des attentes des investisseurs sur les frais et la liquidité. C’est l’un des constats de The Cerulli Edge – The Americas Asset and Wealth Management Edition.
Sur les marchés financiers, la transparence n’a jamais autant été vantée, ni autant menacée. Depuis quinze ans, les régulateurs européens ont multiplié les textes pour rendre les marchés plus clairs, plus équitables, plus accessibles. Pourtant, jamais la structure même de ces marchés n’a semblé aussi opaque. Derrière les acronymes techniques et les plateformes de dernière génération, un enjeu fondamental se joue : celui de la neutralité de l’exécution.
L'afflux de données et la pression réglementaire imposent une gouvernance data robuste en gestion d’actifs, expliquent dans une tribune les experts de Julhiet Sterwen.
Plusieurs grands gérants passifs, banques d’investissement et « fund hosters » spécialisés proposent des offres d’« ETF-as-a-service » pour accompagner les premiers pas des gérants actifs dans l’univers des fonds cotés. Tous ne réussissent pas.
Dotés de chartes spécifiant l’attitude à tenir envers les cadeaux et invitations, ces grands clients des gérants apprécient quand même les petites attentions.
Du golf au judo en passant par le rugby, les sociétés de gestion diversifient leurs terrains de jeu. Le sponsoring sportif devient un levier stratégique pour séduire les clients, fédérer et se différencier dans un secteur ultra-concurrentiel.
En dehors de la performance de leurs fonds, les sociétés de gestion tentent aussi de se démarquer sur le plan des événements clients pour attirer les investisseurs.
L’interdiction des commissions de mouvement dans les fonds ouverts à compter du 1er janvier 2026 et dans les mandats de gestion à partir du 1er janvier 2027 incite les gestionnaires d’actifs à revoir leur politique tarifaire.
Avec les modifications de deux doctrines en date du 8 décembre 2025, les titres de créances cotés adossés à des crypto-actifs (ou ETN cryptos) satisfaisant quatre types de conditions peuvent être proposés en France à des investisseurs non professionnels, même sans garantie de la formule et/ou de capital par un établissement régulé, sans risque que cette commercialisation soit considérée comme inadaptée à cause de la nature de leur sous-jacent. Ces conditions sont relatives aux crypto-actifs sous-jacents et aux modalités d’adossement, dans le but de limiter le risque et de renforcer la sécurité.
Dans notre stratégie d’allocation pour 2026, notre principale surpondération porte sur les small caps en Europe. S’il y a une classe d’actifs qui peut tirer son épingle du jeu dans le cadre de l’Union des marchés de capitaux, au-delà même du secteur financier – l’indice Euro Stoxx Banks ayant déjà progressé d’environ 75 % depuis janvier –, ce sont bien les small caps. Ces entreprises restent encore très dépendantes du financement bancaire et sont majoritairement cotées sur des marchés nationaux fragmentés, souvent peu liquides. Or, si l’on commence à agréger les Bourses, à renforcer leur profondeur et leur liquidité, ce sont mécaniquement les small caps qui en bénéficieront en premier lieu. La question d’un rapprochement plus poussé entre marchés européens soulève la problématique de l’impulsion politique, mais l’Allemagne se montre réceptive. On évoque déjà la mise en place d’un régulateur commun.
L’Ile-de-France a adopté son nouveau « Schéma directeur de la Région Ile-de-France », le SDRIF-E 2040, dans un contexte de fortes mutations. Le marché des bureaux affiche 6 millions de m² vacants, dont 2 millions de neufs, tandis que l’emploi recule pour la première fois depuis 2020 (-0,3 % au premier trimestre 2025 pour 5,18 millions de salariés). Au total, 43 % des actifs franciliens pratiquent le télétravail régulièrement. Mais l'économie se transforme : +44 % d’emplois dans la restauration depuis 2006, +60 % dans les loisirs, +10 % dans le transport-logistique. Le SDRIF-E 2040, fruit d’une concertation inédite entre acteurs publics et privés, adapte le cadre réglementaire à ces nouvelles réalités. Il apporte une vision claire sur 15-20 ans, avec pour objectif de créer une région multipolaire, moins centrée sur Paris. Il définit les zones prioritaires de développement, encadre la transformation des actifs existants et protège le foncier économique stratégique.
Malgré les débats autour d’une bulle de l’intelligence artificielle (IA), les investisseurs continuent de soutenir le plus grand pari technologique collectif de notre époque. Les fonds européens axés sur l’IA et le big data, qui ont enregistré 3,3 milliards d’euros de flux nets au cours des onze premiers mois de 2025 et pourraient encore dépasser les niveaux de 2021 avant la fin de l’année, reflètent ce soutien continu des investisseurs.
Le directeur adjoint de la gestion de Sycomore AM était invité dans Patrimoine Online à défendre son fonds à échéance Sycoyield 2032, qui investit uniquement dans des obligations corporate européennes.
Dans un monde où la finance ne cesse de se complexifier, la quête de performance ne peut plus reposer uniquement sur l’optimisation des coûts ou la digitalisation superficielle des processus. Les crises successives, la pression réglementaire et l’exigence de transparence imposent de repenser en profondeur les modèles opérationnels. Le back-office, longtemps cantonné à un rôle d’exécutant discret, se retrouve à l’avant-garde de cette révolution, appelé à devenir un catalyseur stratégique de transformation et d’innovation. Mais pour réussir cette transition, il ne suffit pas d’empiler des technologies. La clé réside dans la capacité à orchestrer une collaboration harmonieuse entre l’intelligence artificielle (IA) – levier d’automatisation, d’analyse et d’anticipation – et la richesse de l’intelligence humaine, faite d’expertise, de discernement et d’adaptabilité.
Plus de 30 ans après l’adoption de son premier cadre réglementaire sur les organismes de placement collectifs, le Maroc vient de l’enrichir significativement pour attirer davantage d’investisseurs.
Alors que les Bourses mondiales flirtent avec leurs records, quatre spécialistes de l'économie et des marchés livrent leur analyse des grands sujets qui affecteront les performances des actifs l'an prochain.