GPGA : les fonds et stratégies gagnants de 2025

L’Agefi a décerné avec SIX les Grands Prix de la Gestion d’Actifs. Retour sur la méthodologie et les conclusions de ce palmarès 2025.
Philippe Hellinger, head FR funds products financial information, SIX
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Pour cette édition 2025 des Grand Prix de la Gestion d’actifs (GPGA), 14 catégories sont à nouveau primées. La population globale s’appuie toujours sur une population de 28.500 fonds parmi lesquels sont sélectionnés uniquement les fonds 4 et 5 étoiles EuroPerformance.

Cette année, 2.811 fonds sont éligibles contre 2.897 l’an dernier, soit une baisse de 86 instruments. Une fois passée au crible de nos analyses, la population des gestions gagnantes affiche des résultats en hausse avec un gain de 71 supports d’investissement, passant de 2.542 à 2.613 fonds. Le ratio fonds gagnants/fonds éligibles progresse donc avec une forte proportion de fonds générant de l’alpha positif. Cette progression est visible avec les moyennes d’alpha puisque les gestions gagnantes ont généré un alpha positif moyen de 5 % contre 4,91 % l’an dernier, soit un gain certes modeste mais un gain tout de même de 9 points de base (pb). En revanche, c’est encore plus visible sur la population éligible qui gagne 40 pb pour se fixer à 4,59 % contre 4,19 % lors de la précédente édition.

A l’image des années précédentes, 11 fonds se maintiennent dans le classement sur 42, ce qui renouvelle les trois quarts du palmarès. Cependant, cinq catégories gardent le même vainqueur, ce qui est beaucoup plus rare. Seules six classes d’actifs voient leur podium totalement renouvelé et, situation plus inédite, aucune société de gestion ne remporte plus d’une catégorie.

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La progression du panel de fonds gagnants est déséquilibrée car cinq catégories sont en régression et huit autres en hausse. Seuls les fonds Diversifiés Europe restent stables. Si l’on rentre plus dans le détail, les Obligations Europe ont le vent en poupe avec une progression de 23,77 % (+63 fonds), ainsi que les Actions Europe (+36 fonds). A contrario, les fonds Diversifiés Internationaux perdent su terrain (-28 fonds) et surtout les Obligations Flexibles chutent de 28,41 % (-25 fonds). Les variations des autres classes d’actifs sont plus raisonnables, même si les Obligations Internationales sont amputées de 10,57 % de leur quota (-13 fonds). Mais si l’on étudie un peu plus la cartographie des diverses catégories, les Actions Europe représentent toujours le plus gros contingent (484 fonds) suivies par les Diversifiés Internationaux (378 fonds) et les Obligations Europe (328 fonds). Les Actions Internationales (307 fonds) perdent une place mais restent une catégorie bien représentée.

Si nous nous intéressons aux alphas, sur les catégories actions, ce sont toujours les Actions Asie hors Japon qui dominent largement les débats avec un alpha moyen positif de +10,37 % mais en baisse avec 239 pb de moins. Les Actions Emergentes restent en deuxième position mais subissent la même chute avec 232 pb de moins. Comme le reste de l’Asie, les Actions Japon connaissent des soubresauts en perdant 164 pb mais gardent un alpha élevé à 7,49 %. C’est ainsi que l’on voit un resserrement, relatif, avec les autres classes d’actifs, à commencer par les Actions Europe avec 6,79 % (+106 pb) ou les Actions USA dont l’alpha ressort à 5,44 % (+117 pb). Les Actions Internationales sont plus timides avec tout de même 5,38 % (+35 pb). Les Actions France, quant à elles, bien qu’à rebours de la situation économique du pays, progressent nettement avec un gain de 87 pb pour se fixer à 5,27 %.

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Les fonds actions restent les catégories les plus à même de générer de l’alpha positif, mais la constance des taux et leur remontée les années précédentes permettent aux investissements obligataires de poursuivre leur progression et d’être redevenus très attractifs. Seules les Obligations Internationales ne suivent pas cette tendance avec une chute de 217 pb de leur alpha moyen, pour se fixer à 3,3 % tout de même. Les Obligations Europe, qui représentent le plus petit alpha toutes catégories confondues, progressent également, certes modestement, de 8 pb pour atteindre 2,19 %. Mais les trois autres catégories obligataires s’améliorent nettement à commencer par les Obligations Flexibles qui proposent un alpha moyen de 4,33 %, soit +74 pb, ou les Obligations Haut rendement qui croissent de 119 pb pour culminer à 4,07 %. Enfin, ce sont les Obligations Pays émergents qui proposent la plus belle progression du palmarès avec un gain de 178 pb et atteignent un alpha moyen de 4,20 %.

Concernant les fonds diversifiés, la tendance est plus contrastée. Les Diversifiés internationaux subissent une chute de leur alpha moyen perdant 104 pb pour se caler à 3,24 %. Les Diversifiés Europe ont mieux résisté. Ils progressent de 33 pb et proposent un alpha moyen de 3,65 %. Pour autant, les vainqueurs de ces catégories affichent des alphas moyens élevés, c’est donc l’amplitude des résultats des fonds composants ces classes d’actifs qui explique ce résultat plus timide.

Cette édition est marquée par une augmentation du nombre de fonds gagnants et le redressement de l’alpha positif moyen après une forte chute l’an dernier. Les incertitudes géopolitiques, combinées avec la politique commerciale agressive de l’administration américaine, ont pesé sur certaines catégories et en premier lieu les actions. On constate également un resserrement du spread entre les alphas des catégories actions et obligataires à l’avantage de ces dernières. Les rendements affichés par tous les vainqueurs des différentes classes d’actifs démontrent la valeur de la gestion active pour tirer le meilleur parti des différents investissements, à l’heure où la gestion passive est de plus en plus plébiscitée.

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