Cas pratique. Le groupe de promotion immobilière et de développement Coffim a pris cinq ans et quelques risques pour transformer un ancien garage en un actif mixte combinant logements et bureaux, au pied de Montmartre dans le 18e arrondissement parisien.
Depuis les travaux d’Harry Markowitz en 1952, il est acquis que diversifier un portefeuille apporte un meilleur couple rendement-risque aux investisseurs. En théorie, la méthode d’optimisation, qui lui a valu le prix Nobel d'économie, apporte une solution qui dépend d’intrants décrivant la profitabilité des actifs composant le portefeuille, leurs rentabilités attendues, leurs volatilités et les corrélations entre les rentabilités des différents actifs. L’optimisation de portefeuille consiste à obtenir le meilleur ratio de Sharpe, autrement dit la meilleure prime de risque (rentabilité attendue du portefeuille moins le taux d’intérêt sur l’horizon de placement) par unité de volatilité. L’usage de cette méthode enseignée dans toutes les bonnes business schools suppose toutefois la possibilité d’estimer les intrants qui déterminent la solution. Et là, comme Markowitz n’apporte pas de solution, c’est aux professionnels qu’il revient de choisir ces intrants. Dans ce contexte, faut-il donc, comme il est souvent mis en pratique, multiplier les actifs en portefeuille (un indice mondial en comporte plusieurs milliers par exemple) ? Pas si sûr, estime une étude récente, lauréate du Prix Académique AF2I 2025.
L'Agefi s'est rendue en Irlande, troisième plus gros domicile de fonds au monde. Plusieurs initiatives sont en cours visant à développer le secteur local des fonds d'ici à cinq ans.
Il est désormais possible de financer la préservation des herbiers de posidonie, sur les côtes françaises, et d’obtenir un crédit carbone bleu accrédité par l’Etat français.
Les chutes de marché abruptes et événements inattendus comme la pandémie de Covid-19 redéfinissent les scénarios de risques extrêmes à chaque occurrence.
Avec l'administration Trump, le statut de valeur refuge des bons du Trésor américain et du dollar est remis en question. Les sociétés de gestion doivent naviguer dans des conditions de marché singulières.
Entre opportunité et conviction, les lancements de produits sur les thématiques souveraineté, sécurité ou défense se succèdent depuis quelques mois, avec des stratégies et des sous-jacents variés.
Alors que certains indicateurs laissaient entrevoir un apaisement des tensions inflationnistes, la situation géopolitique du Moyen-Orient – et notamment l’action militaire des Etats-Unis contre l’Iran le 22 juin – est venue raviver l’incertitude, entraînant une nouvelle hausse des prix de l’énergie. Le baril de Brent s’est retrouvé au-dessus des 77 dollars (au 23 juin). Bien que le transit du pétrole brut via le détroit d’Ormuz – au large de l’Iran – se poursuive jusqu'à présent, les marchés redoutent une perturbation majeure si le conflit venait à s’enliser. Les Etats-Unis ont averti que toute tentative de fermeture de ce passage stratégique, par lequel transitent environ un quart des approvisionnements mondiaux, constituerait un « suicide économique » pour l’Iran. Si les parlementaires iraniens ont approuvé un projet de fermeture du détroit, ce vote reste symbolique : la décision finale appartient aux dirigeants du régime. Depuis fin mai, les prix du brut ont bondi d’environ 25 %. Ce mouvement s’explique en partie par l’atténuation des craintes liées aux tensions commerciales mondiales, mais surtout par l’intensification soudaine du conflit au Moyen-Orient. Une fermeture effective du détroit provoquerait un choc pétrolier majeur, ravivant la menace inflationniste. Le souvenir de la flambée des prix consécutive à l’invasion russe de l’Ukraine reste vivace, le Brent ayant alors frôlé les 120 dollars. Pour l’heure, la progression du brut demeure contenue. Néanmoins, la tendance haussière marque un tournant pour les marchés de l’énergie. Au Royaume-Uni, les prix du gaz restent eux aussi à des niveaux inédits depuis début avril, en raison des inquiétudes concernant une interruption de l’approvisionnement en gaz naturel liquéfié en provenance du Moyen-Orient.
Jerome Powell occupe trois postes différents à la Fed. Il en est le président depuis février 2018, nommé par Donald Trump puis reconduit quatre ans plus tard par Joe Biden, avec à chaque fois une large approbation du Sénat. Ce mandat se termine le 23 mai 2026. Il est aussi président du FOMC (Federal Open Market Committee). Il semble aller de soi que cette fonction revienne au président de la Fed mais les statuts n’en font pas une obligation. Au début de chaque année, les membres du FOMC élisent leur président. Il est enfin l’un des sept membres du Board, nommé en mai 2012 par Barack Obama. Ce mandat court jusqu’au 31 janvier 2028. Un président qui n’est pas reconduit quitte la Fed. C’est l’usage bien établi mais non une obligation. Si Jerome Powell décidait de rester au Board – ce qui semble très peu probable –, cela réduirait la capacité de Donald Trump à influencer la Fed. Depuis une décision récente de la Cour suprême, il est acquis que Donald Trump ne peut pas limoger Jerome Powell. Il se contente de le critiquer publiquement dans des termes fleuris mais n’a pas de moyen de pression pour obtenir les baisses de taux massives qu’il réclame. Au demeurant, le président de la Fed n’a qu’une seule voix dans les délibérations, et l’immense majorité des décisions sont prises à l’unanimité. Pour contrebalancer le poids de Jerome Powell, Donald Trump pourrait lui choisir un successeur à qui il demanderait de s’exprimer comme une sorte de « shadow Fed Chair ». Ce serait un moyen assuré de créer de la confusion. L’indépendance de la Fed est largement vue comme un facteur de stabilité. Y toucher, même de manière indirecte, risquerait de déplaire aux marchés financiers.
L’ESG a fait la une de l’actualité ces derniers mois, en Europe comme aux Etats-Unis, notamment en raison de l’adoption d’une approche axée sur la conformité. Mais ce qui compte, c’est la direction que prend le capital et pourquoi il la prend. La première phase de l’investissement ESG a été façonnée par des règles de transparence, des labels de fonds et des cadres réglementaires. Elle a joué un rôle utile : instaurer de la structure, de la transparence et une prise de conscience. Mais elle a été transitoire. Ce qui émerge aujourd’hui, c’est un passage de la conformité à la crédibilité. Les investisseurs continuent d’exiger de la clarté sur la manière dont les risques liés à la durabilité sont mesurés et gérés. L’ESG reste intégré dans la logique d’investissement. Selon l’enquête mondiale des investisseurs de PwC 2024, 71 % des investisseurs institutionnels estiment que les entreprises doivent intégrer l’ESG à leur stratégie, car ils perçoivent la durabilité comme un levier de gestion des risques, de création de valeur et de positionnement à long terme. Dans notre rapport 2024 sur les fonds ESG Ucits en Europe, nous montrons que les encours sous gestion des fonds ESG ont fortement augmenté. Pour la première fois, via une ventilation des différentes approches mises en œuvre, on voit que les stratégies alignées sur les Objectifs de développement durable de l’ONU sont les plus répandues. Nous prévoyons une croissance régulière des encours ESG Ucits. Le débat sur l’ESG évolue non pas vers une perte de pertinence, mais vers une exigence de résultats. Avec les impacts du changement climatique de plus en plus immédiats et mesurables, les entreprises en subissent déjà les effets sur les chaînes d’approvisionnement, les coûts d’assurance et la valorisation des actifs. L’ESG est devenu un différenciateur de performances.
De prime abord, le marché du travail américain peut être qualifié de robuste. Les Etats-Unis créent des emplois à un rythme soutenu. Le taux de chômage est faible et relativement stable. Mais les apparences sont trompeuses. Tout d’abord, en raison d’un manque de fiabilité dans les données – le taux de réponse aux enquêtes menées par les établissements dont proviennent les statistiques de l’emploi a fortement baissé depuis 2020. Ensuite parce que les créations de postes se concentrent surtout dans les services publics, de santé et d’éducation, au détriment des emplois dits cycliques. En outre, la tension sur le marché du travail s’est atténuée. Les postes vacants sont moins nombreux, de même que les départs volontaires. Ces éléments, typiques d’une perte de fluidité sur le marché de l’emploi, sont exacerbés par la détérioration du taux de transition vers l’emploi. Ainsi, la probabilité qu’un chômeur âgé de 25 à 54 ans trouve un poste le mois suivant diminue depuis plus d’un an.
La revenge tax apparue dans le projet de loi budgétaire de l’administration Trump pour sanctionner les pays non coopératifs pourrait avoir des répercussions importantes sur les flux financiers vers les Etats-Unis, et remettre en question les conventions fiscales bilatérales. Mais un grand flou demeure sur le champ d’application exact de ce texte. Des incertitudes qui devront nécessairement être précisées avant le vote au Sénat.
« Elle se hâte avec lenteur », écrivait La Fontaine à propos de la tortue dans sa célèbre fable. Cette qualité mérite toute notre attention, alors que nombre de gérants d’actifs se lancent à tour de rôle dans une course à la démocratisation des actifs privés dédiés aux particuliers. Préparée depuis plusieurs années par l’industrie financière, elle se concrétise enfin depuis l’an dernier, à la faveur de la mise en application de la réglementation Eltif 2 et de la loi industrie verte. Il est vrai que dans un environnement de plus en plus contraint, l’ouverture d’une telle fenêtre d’opportunités apporte une bouffée d’oxygène salutaire au secteur. Toutefois, à trop promettre – du rendement à deux chiffres à une liquidité « maîtrisée » –, le secteur peut perdre de vue que la démocratisation est un marathon et non un sprint. Gare à la morale de l’histoire !
L’accès aux fonds communs de placement à risque (FCPR) et aux fonds professionnels spécialisés (FPS) Eltif a été facilité pour les investisseurs de détail à travers le référencement en unités de compte de contrats d’assurance-vie, de capitalisation, et relatifs au plan d’épargne retraite, par la loi Pacte du 22 mai 2019 pour les FCPR et par la loi industrie verte du 23 octobre 2023 pour les FPS Eltif.
Le septième Gender Diversity Index de L’Agefi et d’Ethics & Boards montre une certaine stagnation, voire un recul des Etats-Unis sur la question de la diversité dans les sociétés de gestion.
Le secteur a moins le vent en poupe depuis que les marchés boursiers sont malmenés par les annonces du président américain. Jacques-Aurélien Marcireau, co-responsable de l’équipe actions internationales d’Edmond de Rothschild AM, a expliqué dans Patrimoine Online son plan pour préserver son fonds EDR Fund Big Data des montagnes russes.
Selon une étude de Morningstar, les opérations de M&A n’entraînent pas forcément une amélioration significative de la performance des investissements ou une réduction des frais pour les investisseurs.
L’introduction d’actifs non-cotés dans une allocation traditionnelle en améliore le couple rendement-risque et permet de mieux résister aux effets négatifs de l’inflation.
Une étude du BCG montre que la croissance de l'industrie mondiale de la gestion d’actifs en 2024 est avant tout due à la progression des marchés. Le cabinet de consultants voit toutefois dans les actifs privés, les ETF gérés activement et la technologie, un bon relais d'activité.
Morningstar relève dans son rapport trimestriel la très belle tenue des ETF axés sur la défense, tandis que les fonds listés actifs, grand succès de ces dernières années, marquent le pas.
Le secteur de la défense est-il ESG ? L'Agefi donne la parole à deux acteurs majeurs, la Caisse des dépôts et Reclaim Finance, aux visions opposées mais aux argumentaires solides, pour vous aider à vous faire votre propre opinion.
Dans une tribune pour L'Agefi, Ingo Mainert, CIO Core Multi Asset chez Allianz Global Investors, appelle à un réexamen de la pondération des actions américaines dans les indices internationaux.