Le régime Ucits (Undertakings for Collective Investment in Transferable Securities) a été instauré en 1985 par la directive 85/611/CEE avec une ambition structurante : permettre la distribution transfrontalière de fonds d’investissement harmonisés au sein de la Communauté européenne. A une époque marquée par la fragmentation des marchés de capitaux, Ucits visait à créer un cadre commun facilitant la libre circulation des fonds, tout en garantissant un haut niveau de protection de l’investisseur de détail. Dès l’origine, le régime repose sur des principes fondateurs qui constituent encore aujourd’hui sa colonne vertébrale : des règles strictes de diversification, un univers d’actifs éligibles centré sur les valeurs mobilières liquides, ainsi que des limitations prudentes en matière d’endettement.
La fintech a su montrer patte blanche pour conquérir des clients en Europe. La dynamique se poursuit avec l’annonce prochaine de son premier client français.
Après avoir suspendu ses activités pendant un an, l’initiative Net Zero Asset Managers a été relancée en février. Pusieurs sociétés de gestion américaines ont fait le choix de réengager leur entité européenne, mais pas la maison mère.
Les marchés semblent sous‑estimer l’impact économique de cette situation géopolitique. L’évolution récente des prix de l’énergie suggère pourtant l’inverse. Les contrats à terme sur le Brent à trois mois évoluent autour de 85 dollars le baril, les prix du pétrole restant nettement supérieurs à leurs niveaux de début d’année, tandis que les prix du gaz demeurent élevés et volatils en Europe comme en Asie, reflétant des tensions persistantes sur l’offre. Cette situation devrait exercer une pression haussière sur l’inflation, d’autant que des pénuries commencent à apparaître en Asie dans des secteurs tels que le diesel, le naphta, les engrais ou l’aluminium. Dans ce contexte, les banques centrales ont peu de chances d’assouplir significativement leur politique monétaire. Les anticipations se sont déjà ajustées vers une seule baisse de taux aux Etats‑Unis, tandis qu’en Europe, les prévisions sont passées d’une baisse à la possibilité de deux hausses.
L’offensive américaine en Iran a ravivé la crainte d’une poussée inflationniste. La hausse des prix entraînerait soit un durcissement des politiques monétaires, soit le recours à des politiques plus accommodantes, ou les deux simultanément, ce qui induirait une rigidité à la baisse des taux longs, voire leur augmentation. En Europe, la progression des taux longs est d’abord expliquée par la montée des anticipations d’inflation longues. Aucune dissipation de cette prime d’inflation n’est à attendre tant que la situation ne se normalisera pas dans le golfe Persique. Bien que plus modestes, les fluctuations des taux réels expliquent une partie des tensions observées. La posture de politique monétaire de la BCE est perçue par le marché comme plus restrictive. Le traumatisme de 2022 explique la grande prudence dont a fait preuve la banque centrale. Mais le plus frappant est la résurgence du facteur « équilibre épargne investissement » et ce dès le début des hostilités. Ce facteur s’interprète comme le risque de voir l’endettement des Etats s’envoler en raison
Le directeur exécutif des ventes et de la distribution pour la France et le Benelux de Nordea Asset Management se ressource en arpentant les galeries et les foires d'art.
Dans une tribune pour L'Agefi alpha, Jean-Pierre Grimaud estime que l’intégration du critère social dans l’ESG est essentielle pour une finance durable.
L’entrée en application - au moins partielle - de la directive (UE) 2024/927 du 13 mars 2024, dite « AIFM 2 », s’annonce comme l’une des évolutions réglementaires clés de 2026 pour la gestion d’actifs en Europe. La révision du cadre AIFM, lui-même issu de la directive 2011/61/UE, ne concerne pas uniquement les fonds d’investissement alternatifs (FIA), mais également les sociétés de gestion d’OPCVM, soulignant l’ampleur et le caractère transversal de cette révision.
La crise financière de 2008, l’explosion des données alternatives, la diffusion de l’intelligence artificielle (IA) et l’essor des infrastructures décentralisées ont constitué des ruptures importantes pour le monde de la finance. Ces ruptures ont mis en lumière qu’une part substantielle des risques financiers reste aujourd’hui mal appréhendée, voire invisible pour les outils traditionnels.
Faute de parvenir à une véritable dynamique commerciale, les AMC restent marginaux dans l'Hexagone. Certains acteurs comme Galilee AM ont dû réorienter leur stratégie vers des solutions alternatives.
Le Covid-19, la guerre en Ukraine et les tensions commerciales avec les Etats-Unis ont fait réaliser à l'Europe ses défaillances en matière de souveraineté. Cette prise de conscience s'est aujourd'hui muée en urgence pour de nombreux secteurs de l'économie. Le numérique n’y échappe pas.
Les engagements locatifs des géants du web sont très souvent non comptabilisés, d'après Moody's. Une dette réelle sous-estimée de ces entreprises du cloud.
La construction des infrastructures nécessaires à l’intelligence artificielle mobilise des volumes de capitaux inédits et de nouveaux montages. Cette dette constitue un nouveau segment du crédit, non sans soulever des interrogations sur sa soutenabilité.
Pierre Baudard et Didier Bouvignies, respectivement directeur général et directeur des gestions de Rothschild & Co Asset Management, dévoilent leurs ambitions à 2035.
Bruxelles souhaite instaurer un mécanisme d'évaluation, au moins annuel et chapeauté par l'Esma, des activités des gérants ayant plus de 300 milliards d'euros d'encours sous gestion en Europe. La proposition suscite interrogations et inquiétudes.
Le Digital Omnibus de la Commission constitue une occasion bienvenue de simplifier le cadre réglementaire numérique de l’UE. Pour les fonds de pension, cela doit se traduire par des règles pratiques et proportionnées qui reflètent leur rôle spécifique en tant que prestataires de retraite à long terme et à but non lucratif.
En tant que responsable ESG, j’accueille favorablement le retour de la Net Zero Asset Managers Initiative (NZAM). Il envoie un signal clair de continuité dans un contexte géopolitique fragmenté, marqué par des tensions énergétiques et réglementaires.