La RBA a ramené son taux directeur de 4,35% à 4,10%, comme c’était attendu depuis ses déclarations de fin d’année. Mais elle le maintiendra en territoire restrictif, en raison des incertitudes sur le marché du travail domestique, et des tensions liées aux risques géopolitiques et à la nouvelle politique commerciale des Etats-Unis.
Les taxes douanières évoquées par le président Donald Trump restent compliquées à évaluer, probablement assez élevées, surtout si elles sont «égalisées» avec des barrières non douanières comme la TVA. Les investisseurs n’y croient pas tellement, notamment parce qu’elles seraient coûteuses pour les Etats-Unis, et continuent à acheter des taux et des actions.
Bruxelles affirme que les tarifs douaniers de Donald Trump déclencheront des contre-mesures fermes. Une réunion des Vingt-Sept est prévue mercredi sur le sujet.
Donald Trump a relevé les taxes sur les importations d’aluminium et d’acier, affectant sans distinction de nombreuses économies. Un préambule à des négociations plus larges pour réduire la facture de ses exportateurs, notamment dans l’automobile.
Le président des Etats-Unis prévoit aussi de mettre en place des tarifs à tous les pays qui en imposent aux Etats-Unis avec une logique de réciprocité.
Les barrières commerciales de l’administration Trump pourraient ajouter un défi aux marchés des céréales - aux agriculteurs américains aussi - en cas de représailles de pays comme la Chine et le Mexique. Un de plus, même si de nouveaux équilibres semblent devoir se dessiner en raison d’une demande plus faible.
En matière de commerce international, l’Europe pourrait être au cœur d’un modèle «hybride». Face aux blocs chinois et états-unien, une alliance plus traditionnelle toujours organisée autour du cadre multilatéral de la «vieille» mondialisation pourrait survivre, estime Gilles Moëc, chef économiste d’Axa.
Les taxes chinoises sur le GNL venant des Etats-Unis pourraient inciter encore davantage les exportateurs américains à rerouter leurs méthaniers vers l’Europe. Mais la capacité d’importation reste limitée.
Lundi en fin de journée, le président américain a finalement suspendu pour un mois les tarifs douaniers qu’il comptait appliquer au Canada et au Mexique. De son côté, la Chine contre-attaque.
Le président américain souffle le chaud et le froid avec ses droits de douane. Le Mexique et le Canada ont annoncé lundi un accord pour repousser d’un mois la hausse de 25% qui leur est promise. Les mesures annoncées ce week-end réduiraient sensiblement la croissance des Etats-Unis pour 2025 et celle de ses voisins.
Après avoir annoncé des mesures contre le Mexique, le Canada et la Chine, Donald Trump a suspendu pour un mois celles contre ses deux voisins. La volatilité gagne les marchés.
Les annonces de Donald Trump sur les tarifs douaniers ont fait dévisser lundi les actions des constructeurs et des équipementiers européens. Stellantis et Volkswagen figurent parmi les plus touchés par les conséquences des barrières tarifaires qui seraient mises en place aux Etats-Unis.
Le Canada, le Mexique et la Chine entendent répliquer à la hausse des droits de douane qui frappera dès mardi leurs produits exportés vers les Etats-Unis.
Les entreprises et les Etats navigueront à vue cette année, mais ce n’est pas vraiment nouveau, relève Julien Marcilly, chef économiste de Global Sovereign Advisory. Le court terme règne au détriment d'accords de libre-échange plus engageants à long terme.
Le chef économiste de Goldman Sachs était de passage à Paris mi-janvier. Il explique à L'Agefi sa vision de l'économie américaine et européenne pour les mois à venir. Les décisions de l'administration Trump pourraient avoir de réelles conséquences outre-Atlantique sur l'inflation et la croissance, mais en Europe, le principal problème est ailleurs.
A l'occasion de son investiture, le nouveau président américain n'a pas signé de décret exécutif visant à instaurer des protections commerciales immédiates.