Sur les quatre promesses politiques du candidat, la mesure la plus rapide devrait porter sur les tarifs douaniers. Mais rien n’assure qu’elle soit aussi forte qu’annoncée. Ni aussi inflationniste.
Pour François Meunier, économiste et professeur affilié Ensae, le déficit commercial américain est structurel, inévitable et joue à l’avantage du pays.
La menace d’alourdissement des «tarifs» par les Etats-Unis ravive de mauvais souvenirs pour les grandes marques européennes du luxe, particulièrement les françaises.
Le pays a bénéficié d'un net rebond économique en fin d'année dernière mais la perspective d'une hausse des droits de douane américains incite à la prudence pour 2025.
Le PIB allemand a rétréci de 0,2% en 2024, après -0,3% en 2023. Une première depuis le début des années 2000. Des exportations encore en baisse devraient amener le pays à revoir son modèle économique.
La nouvelle de sanctions renforcées des Etats-Unis contre le pétrole russe tombe mal, au moment où Donald Trump veut annoncer des mesures inflationnistes, qui font monter le dollar et les taux. Mais l’hypothèse de voir perdurer dans le temps ces choix politiques ainsi que les cours du dollar et les taux élevés apparaît difficile à envisager.
La Maison-Blanche a annoncé une série de règles visant à limiter les exportations de technologies liées à l’intelligence artificielle et s’attire le courroux de Nvidia.
Des informations de presse ont fait état d'une volonté du nouveau président américain de restreindre les augmentations de taxes douanières. Malgré le démenti de Donald Trump, les marchés actions progressent.
Le graphique ci-dessous présente deux paniers d’actions sensibles aux frais de douane américains en relatif du marché, l’un pour les États-Unis et l’autre pour l’Europe, ainsi qu’un indice d’incertitude lié aux politiques commerciales.
L’Union européenne, à l’initiative d’Ursula von der Leyen, et l’alliance commerciale sud-américaine ont conclu un cycle de 25 ans de discussions pour faciliter les échanges entre les deux zones. Pour Bruxelles, le plus dur commence : convaincre l’ensemble des Vingt-Sept alors que Paris et Rome ne cachent pas leur irritation.
L'Organisation de coopération et de développement économiques anticipe une progression de l'économie mondiale de 3,3% l'an prochain et en 2026 mais alerte sur les risques liés à un regain des tensions commerciales.
Alors que Donald Trump attise la crainte de guerre commerciale avec ses voisins et la Chine, plusieurs pans de l'économie européenne apparaissent également à risque.
Gains pour la croissance, assurance-vie contre le retour de Trump, impératif stratégique face à l’ogre chinois… Les soutiens en faveur de cet accord de libre-échange, très controversé dans l'Hexagone, ne manquent pas d’arguments à faire valoir.
L’élection du 5 novembre aura des répercussions majeures sur le monde. Une victoire de Kamala Harris avec un Congrès divisé devrait mener à une continuité de la politique économique actuelle des Etats-Unis. Celle de Donald Trump pourrait entraîner d’importantes variations.
Le pays est devenu la base arrière des entreprises américaines mais le futur locataire de la Maison-Blanche, quel qu’il soit, veut profiter de la clause du traité prévoyant une réévaluation au bout de six ans pour l’amender.
Le retour du Républicain à la Maison Blanche obligerait Pékin à trouver de nouveaux débouchés internationaux pour ses produits, et à intensifier sa relance budgétaire.