Le cours de l’or noir a chuté de plus de 10% en deux jours. Alors que les droits de douane américains risquent de peser sur la demande, le cartel des pays exportateurs a annoncé une hausse surprise de sa production en mai.
Les annonces de mercredi soir ne permettent toujours pas d’avoir une vision très claire des tarifs douaniers qui seront réellement appliqués à partir du 9 avril. Les négociations risquent d’être compliquées.
Les géants technologiques, tels Apple, Meta, Nvidia, et même HP et Dell, chutaient à Wall Street au lendemain de l'annonce par Donald Trump des nouveaux tarifs douaniers. Ceux-ci sont particulièrement lourds envers les pays asiatiques, où tous ont d'importantes chaînes d'approvisionnement et bases de production. Ils anticipent déjà des effets sur leurs marges. L’Union européenne, de son côté, ajuste sa stratégie.
Les Etats-Unis ont annoncé l’application de droits de douane particulièrement élevés contre la plupart des pays du monde. Présentés comme «réciproques», ces «tariffs» découlent en réalité de l’application d’une formule mathématique basique.
Le président américain a annoncé mercredi soir l’application de tarifs commerciaux massifs contre plusieurs pays, dont la Chine et l’Union européenne. Les actions chutent de plus de 3% des deux côtés de l'Atlantique.
Les tarifs commerciaux pourraient être conditionnés aux contrats sur le GNL américain si les pays européens et asiatiques souhaitent en faire un levier de négociation avec les Etats-Unis. La volatilité va rester la règle pendant quelques mois. Au-delà, une croissance de l’offre supérieure à la demande devrait progressivement faire baisser les prix.
La Commission européenne, qui pourrait choisir de tempérer ses représailles pour éviter de trop heurter l’économie, prépare en parallèle une offre de compromis à soumettre à Washington. Au menu, davantage d'armes et de GNL américains… Bruxelles réfléchit également au sort à réserver aux géants américains du numérique.
Suivant la doctrine de son conseiller Stephen Miran, Donald Trump chercherait à nouer un nouvel accord mondial sur les changes, comparable aux accords du Plaza de 1985. Ses objectifs : déprécier le dollar et réduire le déficit commercial américain à long terme, sans pour autant menacer le financement du déficit des Etats-Unis. Cette quadrature du cercle peut expliquer la menace de droits de douane et de retrait du parapluie militaire américain envers les pays jugés non coopératifs, mais nombre d’économistes la jugent très difficile à résoudre.
Près des trois quarts des investissements totaux dans de nouvelles capacités de production seront réalisés, au cours des trois prochaines années, dans le pays d'origine ou dans un pays proche de l'entreprise, relève une étude de Capgemini.
L'entrecroisement des chocs qui s'accumulent depuis quelques semaines nourrit l'incertitude, relève Vincent Chaigneau, directeur de la recherche de Generali Investments. Le 2 avril, le «liberation day» selon Trump, pourrait constituer un pic d’incertitude et de pessimisme en matière de guerre commerciale.
Pékin prolonge de trois mois son enquête sur les importations d'eaux-de-vie de vin mais le secteur subit déjà des droits de douane de la part de la Chine depuis octobre. Il est aussi sous la menace de taxes américaines.
Leur progression depuis janvier se rapproche de 6%, dans l’ombre des actions européennes, mais loin devant les américaines qui attiraient tous les regards en début d’année.
Forte de la plus dense industrie de défense en Europe, et de la position de deuxième exportateur mondial, la France se positionne comme un leader potentiel dans le contexte actuel de réarmement général.
Les cours du cuivre ont atteint des records mercredi sur les marchés américains. Ils ont baissé à Londres dans le même temps, accentuant la dislocation du marché au niveau mondial.