Malgré l'augmentation des droits de douane, les prix progressent de seulement 2,3% en avril aux Etats-Unis, en rythme annuel. C'est moins que les 2,4% observés en mars, mais l’inflation devrait quand même accélérer dans les mois à venir.
Alors que les négociations entre l’Union européenne et les Etats-Unis ne devraient pas aboutir avant la mi-juillet, la future donne commerciale sera également influencée par l'offensive chinoise vers l'Europe, estime Sylvain Broyer, chef économiste EMEA, S&P Global Ratings.
Un moratoire de 90 jours a été conclu à l’issue des négociations commerciales sino-américaines en Suisse afin d’abaisser les barrières douanières des Etats-Unis sur la Chine à 30%, et celles de la Chine sur les Etats-Unis à 10%. Les marchés ont pris cette diminution plus importante que prévu comme un retour à la situation d’avant le nouveau mandat de Donald Trump. Rien n’est moins sûr.
Les deux pays ont annoncé un retour en arrière sur les droits de douane massifs qu’ils se sont infligés ces dernières semaines. Les Bourses et les taux en profitent.
L’accord américain avec le Royaume-Uni jeudi, le premier depuis le Liberation Day du 2 avril, a ravivé l’espoir des marchés autour des droits de douane imposés par les Etats-Unis. A Genève, Washington rencontrait Pékin ce week-end. La Maison-Blanche annonce un «accord», mais n'en donne pas les détails.
La publication de la croissance des Etats-Unis au premier trimestre a affiché un ralentissement plutôt inattendu, un coup de frein surtout lié aux effets d’anticipation sur les importations. Mais il ne présage pas vraiment de la suite, pleine d’incertitudes. Un retour rapide à la situation d’avant février serait certes rationnel, mais semble impossible.
Les industries sidérurgique, automobile et aéronautique sortent gagnantes de la réduction des surtaxes douanières visant les produits britanniques importés aux Etats-Unis.
L'électricien a enregistré une croissance de plus de 12% et amélioré sa marge opérationnelle. Face aux droits de douane américains, il prévoit des hausses de prix et des mesures d'économies.
Après s'être imposés mutuellement des droits de douane dissuasifs, les deux premières économies de la planète vont initier des discussions qui pourraient mener à une désescalade.
Le constructeur d'avions a confirmé ses objectifs 2025 après un solide premier trimestre et les dirigeants se montrent encourageants quant à l'impact des droits de douane sur l'activité.
Les résultats du groupe ont été tirés par sa branche d'informatique dématérialisée sur les trois premiers mois de l'année mais ils pourraient chuter au deuxième trimestre alors qu'Amazon apparaît particulièrement vulnérable aux droits de douane américains.
Le ministère du Commerce chinois a indiqué que son pays avait été approché par les Américains en vue de débuter des discussions. Une perspective de désescalade sur le front commercial qui profite aux marchés.
Le fabricant de l'iPhone s'apprête à ouvrir en baisse à Wall Street après la publication de chiffres trimestriels solides. La guerre commerciale pourrait lui couter 900 millions de dollars au deuxième trimestre.
Les publications économiques du premier trimestre ont plutôt agréablement surpris mercredi, bien que montrant une zone euro toujours au ralenti. Les données n'intègrent cependant pas encore les effets directs de la mise en œuvre des futurs droits de douane par l’administration Trump, ni ceux de l’incertitude induite avec ses revirements multiples.
La publication du PIB négatif à -0,3% en rythme trimestriel annualisé a pu surprendre. Mais elle résulte surtout des importations massives par anticipation des droits de douane. Les effets négatifs de la politique de l’administration Trump sur l’inflation et sur l’emploi se verront à bien plus long terme. Ou peut-être pas.
Alors qu'il devrait publier des résultats en hausse au titre du premier trimestre, le groupe à la pomme est mis sous pression par la guerre commerciale lancée par Donald Trump. S'il fait des concessions à l'administration américaine, en matière d'investissements notamment, il envisagerait aussi de fabriquer en Inde la totalité de ses iPhone à destination des Etats-Unis.
Si tous les groupes bancaires qui ont publié leurs résultats ont parlé de la politique commerciale de Donald Trump, HSBC a mis des chiffres sur les mots. L'établissement britannique, au cœur des échanges entre la Chine, l'Europe et les Etats-Unis, anticipe 500 millions de dollars de provisions directement liées à la modification des tarifs douaniers américains si la situation se dégrade.