La détente commerciale sino-américaine se poursuit
Après la désescalade surprise sur le front commercial annoncée lundi par Washington et Pékin, les deux pays donnent de nouveaux signes d’apaisement.
Selon Bloomberg, la Chine aurait levé l’interdiction mise en place il y a quelques semaines et empêchant les compagnies aériennes locales de prendre livraison d’avions Boeing. Les responsables du pays ont commencé à informer les transporteurs nationaux et les agences gouvernementales cette semaine que les livraisons d’avions fabriqués aux États-Unis pouvaient reprendre, a précisé l’agence de presse.
La Chine représente environ 10% du carnet de commandes commercial de Boeing et est un marché aéronautique important et en croissance. Les dirigeants de l’avionneur avaient indiqué lors de la publication des résultats trimestriels que la société avait prévu que 50 jets soient livrés aux transporteurs chinois cette année, dont 41 en production ou pré-construits.
Dans les échanges avant l’ouverture de Wall Street mardi matin, l’action Boeing avançait de 0,9% après avoir déjà gagné 1,9% la veille.
Les «de minimis» moins taxés
De leur côté, les Etats-Unis ont annoncé par décret qu’ils allaient réduire les droits de douane de faible valeur «de minimis» sur les expéditions en provenance de Chine. Les taxes sur ce type de produits dont le montant n’excède pas 800 dollars seront ramenées à 54% avec un droit forfaitaire minimum de 100 dollars.
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En février dernier, Donald Trump avait mis fin à l’exemption totale dont bénéficiaient les produits «de minimis» en imposant une taxe de 120% de la valeur du colis ou des frais forfaitaires de 200 dollars qui devaient entrer en vigueur d’ici juin. Le président américain accuse ce système d’exemption d'être largement utilisé par des entreprises telles que Shein, Temu et d’autres firmes de commerce électronique ainsi que par des trafiquants de fentanyl et d’autres marchandises illicites.
Le nombre d’expéditions entrant aux États-Unis par le canal en franchise de taxes a explosé ces dernières années, avec plus de 90% de tous les colis arrivant via des «de minimis». Parmi ceux-ci, environ 60% provenaient de Chine.
(Avec Reuters)
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