Legrand dépasse les attentes au premier trimestre et confirme ses objectifs
Le spécialiste des infrastructures électriques Legrand a confirmé mercredi ses objectifs pour 2025, après avoir enregistré une hausse de ses résultats au premier trimestre et signalé son intention de poursuivre sa politique d’acquisitions.
Si le groupe dirigé par Benoît Coquart est resté confronté à un marché du bâtiment atone dans la plupart des pays en Europe, il a profité du dynamisme de son activité dans les centres de données outre-Atlantique.
En Bourse, les investisseurs apprécient. Vers 15h30, l’action Legrand gagnait 3%, à 101 euros, au sein d’un CAC 40 qui reculait de 0,9%. C’est la meilleure performance de l’indice phare de la place de Paris.
Pour les trois premiers mois de l’année, le bénéfice net - part du groupe - de Legrand s’est inscrit à 293,3 millions d’euros, contre 275,9 millions d’euros au premier trimestre 2024, soit une progression de 6,3% sur un an. Pour sa part, le résultat opérationnel ajusté a atteint 470,4 millions d’euros, en augmentation de 13,1% sur un an. Il en ressort une marge de 20,7%, contre 20,5% au premier trimestre 2024.
En données publiées, le chiffre d’affaires a grimpé de 12,3% au premier trimestre sur un an, à 2,28 milliards d’euros. En organique, c’est-à-dire à périmètre et change constants, les ventes ont progressé de 7,6%.
Legrand fait ainsi mieux que prévu. Selon le consensus disponible sur le site internet de Legrand, les analystes tablaient au premier trimestre sur un chiffre d’affaires de 2,24 milliards d’euros, en croissance organique de 4,9%, un résultat opérationnel ajusté de 456 millions d’euros et une marge correspondante de 20,4%.
L’eldorado des centres de données aux USA
En Europe, les ventes ont légèrement reculé de 0,3% en organique au premier trimestre sur un an, en raison d’un «marché du bâtiment qui reste globalement atone», a indiqué Legrand dans un communiqué.
En revanche, l’activité a bondi de 18,7% en organique dans la zone Amérique du Nord et Centrale au premier trimestre, grâce à «la performance remarquable des offres dédiées aux centres de données» aux Etats-Unis, a ajouté la société.
«Nous poursuivons activement la mise en oeuvre de notre plan stratégique avec, par exemple, une accélération de notre développement dans les centres de données», a souligné le directeur général de Legrand, Benoît Coquart, dans un communiqué. Il s’agit en effet d’un moteur clef de la croissance du groupe. Les centres de données ont représenté près de 20% du chiffre d’affaires de la société en 2024 et affiché une croissance organique avoisinant les 15%.
En avril, Legrand avait d’ailleurs annoncé le rachat de la société australienne Computer Room Solutions (CRS), spécialisée en infrastructures de salle blanche pour centres de données.
Un plan d’action contre les tarifs douaniers
S’agissant de la «situation très évolutive des politiques douanières internationales, et notamment américaine», le groupe dit déployer «un plan d’action complet incluant notamment des hausses ciblées de ses prix de ventes» et «des plans d'économies».
Dans ce contexte, Legrand anticipe toujours en 2025 une croissance de ses ventes comprise entre 6% et 10%. Un objectif qui s’entend en «organique et par acquisition» et «hors effets de change», a précisé le groupe.
De plus, la société continue de tabler cette année sur une marge opérationnelle ajustée - après acquisitions - globalement stable par rapport à 2024, soit 20,5%.
Selon Oddo BHF, la copie délivrée par Legrand au premier trimestre devrait conduire le consensus à revoir «légèrement» à la hausse ses prévisions pour 2025 en termes de croissance organique de l’activité et de marge opérationnelle ajustée.
En parallèle de ses résultats trimestriels, Legrand a également annoncé que le conseil d’administration avait approuvé la candidature de Stéphane Pallez, la PDG de l’opérateur de jeux d’argent et de hasard FDJ United, en tant qu’administratrice indépendante.
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