Airbus se montre rassurant et reprend de l’altitude en Bourse
Le constructeur d’avions a confirmé ses objectifs 2025 après un solide premier trimestre et les dirigeants se montrent encourageants quant à l’impact des droits de douane sur l’activité.
Le cours de l'action Airbus est presque revenu à l'équilibre depuis le début de l'année
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Bloomberg
Le titre Airbus a gagné du terrain vendredi, alors que le groupe européen d’aéronautique et de défense a confirmé ses objectifs pour 2025 mercredi, après avoir publié des résultats supérieurs aux attentes au premier trimestre.
L’action a progressait de 5,3%, à 155 euros vendredi, alors que les marchés étaient fermés jeudi 1er mai. Elle est désormais pratiquement revenue à l'équilibre (-3%) sur l’année 2025.
«Airbus a réalisé un premier trimestre solide et réitéré ses prévisions pour l’exercice en cours, hors impact des droits de douane», a commenté Invest Securities. Pour la période de trois mois close fin mars, le chiffre d’affaires du groupe a progressé de 6% par rapport au premier trimestre 2024, à 13,55 milliards d’euros.
Le résultat opérationnel (Ebit) ajusté, mesure clé de la rentabilité du groupe, a augmenté de 8% au premier trimestre, à 624 millions d’euros, tandis que le bénéfice net a bondi de 33%, à 793 millions d’euros.
Selon le consensus compilé par Airbus, les analystes tablaient sur un bénéfice net de 516 millions d’euros, un Ebit ajusté de 602 millions d’euros et un chiffre d’affaires de 12,95 milliards d’euros.
Impact contenu des droits de douane
Concernant ses perspectives pour 2025, Airbus compte, hors impact potentiel des droits de douane, toujours livrer près de 820 avions et dégager un Ebit ajusté avoisinant 7 milliards d’euros. En parallèle, le groupe prévoit de générer un flux de trésorerie avant financements clients d’environ 4,5 milliards d’euros.
Les dirigeants se sont en outre montrés «encourageants» quant à l’impact potentiel de la guerre commerciale sur l’activité du groupe, rapportent les analystes d’UBS. «Des incertitudes demeurent sur les droits de douane, mais l’impact direct devrait être ‘contenu’ dans le scénario actuel», notent les spécialistes de la banque suisse.
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