Le groupe automobile a réalisé mardi avec succès son émission inaugurale d’obligations hybrides de 5 milliards d’euros, profitant d’une accalmie sur les marchés et offrant une large prime. D’autres opérateurs étaient actifs, dont Amazon en dollars et en euros.
Les assureurs voient encore les besoins de réassurance via les «cat bonds» augmenter. Et les investisseurs apprécient de plus en plus cette classe d’actifs qui, outre un rendement attractif, offre une décorrélation dans le contexte géopolitique.
Le marché a été secoué par la violence des mouvements sur les cours de l’or noir depuis le début de la guerre en Iran, notamment lundi 9 mars. La volatilité des autres classes d’actifs a augmenté mais reste contenue. Pour le moment.
Le blocage du détroit d’Ormuz n'affecte pas seulement l'or noir. Il touche également les exportations de soufre. Ce dernier entre dans les processus de raffinement de plusieurs métaux de transition, ce qui renchérit leurs prix, déjà en forte hausse depuis quelques mois.
La réduction du secteur nucléaire européen a été une « erreur stratégique », a plaidé Ursula von der Leyen, à l’occasion du 2e sommet international sur l’énergie nucléaire organisé par Paris.
Le dernier trimestre 2025 a vu le taux de croissance atteindre 1,3% en rythme annualisé, soit légèrement au-dessus des prévisions du marché qui s’élevaient à 1,2%. La bonne tenue de la consommation et de l’investissement y est pour beaucoup.
Le cours de l’or noir a fortement baissé lundi soir après que le président américain a indiqué que la guerre contre l’Iran serait bientôt finie. Les marchés actions européens rebondissent et les taux se replient.
Les économistes ont ressorti leurs calculettes et mis à jour leurs scénarios macroéconomiques avec un pétrole durablement au-dessus de 100 dollars. Un tel choc, ajouté aux droits de douane et à la politique migratoire des Etats-Unis, pourrait amener la Fed à gérer une nouvelle situation de stagflation.
L’envolée des prix du pétrole à plus de 100 dollars accroît la crainte d’un nouveau choc inflationniste et pour la croissance mondiale. Peu d’actifs résistent.
Plus de cinq transactions ont été mises en pause lundi en raison de la forte volatilité sur les marchés. Même si celui-ci reste liquide, comme l’ont montré les émissions réalisées la semaine passée.
Le conflit dans le Golfe nourrit les craintes de stagflation et fait s'envoler les prix du pétrole et les rendements obligataires. Un effet qui risque d'accentuer les vulnérabilités du marché de la dette privée. L'éditorial d'Alexandre Garabedian.
La France a réuni les ministres des finances du G7 pour discuter d’une possible coordination afin de stabiliser les marchés de l’énergie. Si les modalités d'une éventuelle libération des stocks stratégiques ne sont pas encore fixées, les effets sur les prix se font déjà sentir.
Alors que les vrais arbitrages auront lieu lors des négociations tripartites entre le Parlement européen, le Conseil de l'UE et les Etats, il ne faudrait pas que les querelles entre les différentes chapelles retardent un projet vital pour la compétitivité de l’industrie européenne, estime Didier Borowski, Responsable de la recherche sur les politiques macroéconomiques, Amundi Investment Institute.
Le rapport du département américain du Travail a enregistré 92.000 destructions d’emplois en février, avec des révisions négatives pour décembre et pour janvier. Des intempéries et des grèves ont un peu noirci le tableau, tandis qu’un recul du taux de participation évite au taux de chômage de s’envoler.
Le prix de l’essence à la pompe aux Etats-Unis a fortement augmenté depuis le début de la guerre en Iran, jusqu’à un plus haut niveau depuis septembre 2024. Ce choc tombe en pleine période de transition - déjà coûteuse - des raffineries qui font évoluer leurs méthodes de production chaque année au printemps pour proposer une essence adaptée aux températures d'été.
Jusqu’à présent, le sentiment mitigé des ménages, notamment aux Etats-Unis, n’a pas freiné la consommation qui reste soutenue outre-Atlantique. Une déconnexion qui rend ces données d’enquête moins fiables. En Europe, l’épargne est un plus, sachant que le conflit au Moyen-Orient peut changer la donne.
Nombreux sont ceux qui considèrent que l’économie américaine devient à deux vitesses, en forme de K. Cela se concrétise par la participation plus forte des ménages américains les plus riches à la croissance de la consommation. Avec un risque macroéconomique si les déséquilibres deviennent trop grands.
Pékin a choisi depuis des années de privilégier une politique de l’offre. Le pays a magistralement réussi à se doter d’une industrie forte et innovante qui exporte massivement. La consommation reste en revanche un objectif de second plan.
L’Assemblée nationale populaire (NPC) a présenté jeudi son quinzième plan quinquennal et, à la grande surprise des observateurs, a revu son objectif de croissance, compris entre 4,5 % et 5 %. Il est déjà inférieur au niveau défini par le Parti communiste chinois en décembre dernier et le plus bas depuis 1991.
La flambée des prix de l’énergie et la détérioration du sentiment des investisseurs ont directement affecté les actifs émergents, plus particulièrement les devises. En Asie, plusieurs banques centrales ont dû intervenir.
Les marchés ont effacé d’un coup une baisse de taux de la Fed avec le début de la guerre en Iran et le choc pétrolier induit. Mais ils n’ont pas retrouvé pour autant la confiance dans les taux à 10 ans américains, dont la prime de terme a mécaniquement augmenté.
Le marché des quotas carbone ETS est de plus en plus contesté au niveau politique dans l'Union européenne. Rome et Berlin sont allés jusqu’à évoquer la suspension de cet instrument incarnant le leadership climatique de l’UE.