Malgré le déclenchement des hostilités au Moyen-Orient, le gaz américain a affiché jusqu’ici une moindre amplitude de prix que lors des trois mois précédents tandis que le gaz européen a présenté une forte volatilité.
Le PIB est, contre toute attente, resté stable sur un mois, affecté par la baisse du secteur manufacturier et la stabilité dans les services. La mauvaise météo en février et le conflit au Moyen-Orient mettent en péril le premier trimestre.
Alors que la guerre en Iran se prolonge, le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, a expliqué que les Etats-Unis vont relancer des enquêtes sur une quinzaine de pays pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales. De quoi ajouter encore du désordre au chaos ambiant.
Les actions sur les marchés émergents ont été les plus affectées par la correction après l’envolée du baril de pétrole, notamment les places asiatiques. Mais les gérants ont peu fait évoluer leurs portefeuilles et restent confiants, principalement sur la tech.
Conformément à ce qu’annonçait la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, au mois de février, les grands pays de l’Union sont bien décidés à avancer sur le sujet de l’Union des marchés de capitaux même s’ils ne font pas l’unanimité.
La responsable et experte en structure de marché de la plateforme de négociation Aquis Exchange plaide pour un changement dans la mesure des statistiques sur les marchés actions européens. L’idée : permettre une meilleure compréhension de la liquidité réellement disponible par les investisseurs étrangers.
Le risque d’un scénario stagflationniste a ressurgi, explique Hélène Baudchon, responsable de la recherche macroéconomique pour le Groupe BNP Paribas. Avec la guerre dans le Golfe, la croissance pourrait aussi être pénalisée, pour la zone euro, par l’érosion du multiplicateur budgétaire associé aux dépenses militaires et d’infrastructures compte tenu de leur caractère énergivore.
Le cours du Brent est reparti à la hausse jeudi après que l’Iran s’en est pris à deux tankers irakiens et que son nouveau guide suprême a tenu un discours offensif. Les marchés actions restent dans le rouge.
Les effets des droits de douane n’apparaissent plus trop dans l’inflation des biens en février. Ceux de la guerre en Iran n’apparaissent pas encore, tandis que les prix des services semblent continuer à ralentir doucement.
Le géant américain a émis près de 54 milliards de dollars d’obligations sur les marchés américain et en euros pour financer ses énormes investissements dans l’intelligence artificielle, qui ne cessent d’augmenter.
Le pays augmente encore son excédent commercial en janvier et février. La guerre des tarifs menée par les Etats-Unis a conduit la Chine à réorienter ses marchandises vers l’Asie et l’Europe. L’Allemagne reste excédentaire également mais réduit ses échanges, sauf avec les Etats-Unis. La France voit son déficit s’améliorer légèrement.
Quelques responsables de la Banque centrale européenne affirment que les progrès accomplis pour rétablir la stabilité des prix sont menacés et qu’il faudra réagir vite. Mais la plupart des gouverneurs restent raisonnables, appellent à la patience quant à l’évaluation des répercussions du conflit, qui pourrait également freiner la croissance économique.
Les Etats membres de l’Agence internationale de l’énergie pourraient débloquer un tiers de leurs réserves stratégiques d’or noir pour faire face aux perturbations liées à la guerre en Iran. Le cours du Brent réagit peu à cette annonce.
Avec une exposition énergétique plus sensible que les autres pays européens, le gouvernement de Giorgia Meloni risque d’avoir plus de mal à sortir dès cette année de la procédure pour déficit excessif (PDE) de la Commission européenne. D’autant plus qu’il a déjà publié le 2 mars une croissance et un déficit provisoires décevants.
Le groupe automobile a réalisé mardi avec succès son émission inaugurale d’obligations hybrides de 5 milliards d’euros, profitant d’une accalmie sur les marchés et offrant une large prime. D’autres opérateurs étaient actifs, dont Amazon en dollars et en euros.
Les assureurs voient encore les besoins de réassurance via les «cat bonds» augmenter. Et les investisseurs apprécient de plus en plus cette classe d’actifs qui, outre un rendement attractif, offre une décorrélation dans le contexte géopolitique.
Le marché a été secoué par la violence des mouvements sur les cours de l’or noir depuis le début de la guerre en Iran, notamment lundi 9 mars. La volatilité des autres classes d’actifs a augmenté mais reste contenue. Pour le moment.
Le blocage du détroit d’Ormuz n'affecte pas seulement l'or noir. Il touche également les exportations de soufre. Ce dernier entre dans les processus de raffinement de plusieurs métaux de transition, ce qui renchérit leurs prix, déjà en forte hausse depuis quelques mois.
La réduction du secteur nucléaire européen a été une « erreur stratégique », a plaidé Ursula von der Leyen, à l’occasion du 2e sommet international sur l’énergie nucléaire organisé par Paris.
Le dernier trimestre 2025 a vu le taux de croissance atteindre 1,3% en rythme annualisé, soit légèrement au-dessus des prévisions du marché qui s’élevaient à 1,2%. La bonne tenue de la consommation et de l’investissement y est pour beaucoup.
Le cours de l’or noir a fortement baissé lundi soir après que le président américain a indiqué que la guerre contre l’Iran serait bientôt finie. Les marchés actions européens rebondissent et les taux se replient.
Les économistes ont ressorti leurs calculettes et mis à jour leurs scénarios macroéconomiques avec un pétrole durablement au-dessus de 100 dollars. Un tel choc, ajouté aux droits de douane et à la politique migratoire des Etats-Unis, pourrait amener la Fed à gérer une nouvelle situation de stagflation.
L’envolée des prix du pétrole à plus de 100 dollars accroît la crainte d’un nouveau choc inflationniste et pour la croissance mondiale. Peu d’actifs résistent.
Plus de cinq transactions ont été mises en pause lundi en raison de la forte volatilité sur les marchés. Même si celui-ci reste liquide, comme l’ont montré les émissions réalisées la semaine passée.
Le conflit dans le Golfe nourrit les craintes de stagflation et fait s'envoler les prix du pétrole et les rendements obligataires. Un effet qui risque d'accentuer les vulnérabilités du marché de la dette privée. L'éditorial d'Alexandre Garabedian.
La France a réuni les ministres des finances du G7 pour discuter d’une possible coordination afin de stabiliser les marchés de l’énergie. Si les modalités d'une éventuelle libération des stocks stratégiques ne sont pas encore fixées, les effets sur les prix se font déjà sentir.
Alors que les vrais arbitrages auront lieu lors des négociations tripartites entre le Parlement européen, le Conseil de l'UE et les Etats, il ne faudrait pas que les querelles entre les différentes chapelles retardent un projet vital pour la compétitivité de l’industrie européenne, estime Didier Borowski, Responsable de la recherche sur les politiques macroéconomiques, Amundi Investment Institute.