Nos articles d’actualité et d’analyse sur l'évolution des dettes publiques des principaux pays et sur leurs incidences pour l'économie et le secteur financier.
En réponse au scandale de corruption, la filiale de Natixis IM dédiée à la finance durable a cédé, fin 2025, l'ensemble de ses obligations vertes philippines.
Entre un choc pétrolier qui aurait peu d’effets négatifs sur la croissance en zone euro, et des Etats membres de l’Union européenne (UE) globalement très contraints dans leurs marges budgétaires, les réponses face au risque d’inflation énergétique causée par la guerre en Iran sont jusque-là restées très contrôlées.
Le ministre de l’Economie et des Finances a réuni mardi plusieurs ministres avec le Comité d’alerte des finances publiques créé en avril 2025. Ce comité conclut que les recettes fiscales liées au carburant pourraient à peu près couvrir les aides déjà annoncées. Mais pas le coût économique total lié à la remontée de l’inflation, au ralentissement de la croissance et à la charge de la dette, évalué à 4,4 milliards d’euros.
Koen De Leus, économiste de BNP Paribas, a créé un «indice de vulnérabilité au vieillissement» pour estimer la situation de 16 pays développés. Il conclut que les pays anglo-saxons et les pays scandinaves, notamment la Suède et le Danemark, obtiennent les meilleurs résultats. Difficile de déterminer si le profil démographique des pays joue plus que l’existence de fonds de pension privés ou un moindre endettement public.
Alors que les marchés ont jusqu’à présent absorbé le choc de manière relativement ordonnée, le rapport de stabilité financière globale (GFSR) du Fonds monétaire international tente d’explorer les scénarios possibles pour les économies développées et les pays émergents.
Les élections du 12 avril s’apparentent à un choix pour ou contre Viktor Orban. Après 16 ans au pouvoir, le premier ministre hongrois ne parvient plus à stimuler la croissance du pays et n’a plus accès aux fonds européens.
Tout comme les analystes n’étaient pas clairs sur les objectifs qui ont mené le président des Etats-Unis à déclencher la guerre en Iran, ils ne sont pas non plus d’accord sur les pressions qui le pousseront à l’arrêter. Au-delà des deux tiers d’Américains qui souhaitent une fin rapide, les raisons peuvent être multiples.
Baisse de l’aide au développement, recul des investissements étrangers, diminution de la dette extérieure… Les 70 pays à faible revenu sont confrontés à des changements importants et doivent, selon le FMI, mettre en œuvre une discipline budgétaire exemplaire pour attirer les capitaux.
Alors que le budget prévoyait un déficit à 5,4% du PIB pour l’année dernière, le chiffre est finalement moins élevé à 5,1% grâce à de meilleures rentrées fiscales, mais les dépenses continuent d’augmenter.
Avec une exposition énergétique plus sensible que les autres pays européens, le gouvernement de Giorgia Meloni risque d’avoir plus de mal à sortir dès cette année de la procédure pour déficit excessif (PDE) de la Commission européenne. D’autant plus qu’il a déjà publié le 2 mars une croissance et un déficit provisoires décevants.
L’Assemblée nationale populaire (NPC) a présenté jeudi son quinzième plan quinquennal et, à la grande surprise des observateurs, a revu son objectif de croissance, compris entre 4,5 % et 5 %. Il est déjà inférieur au niveau défini par le Parti communiste chinois en décembre dernier et le plus bas depuis 1991.
La Première Ministre Sanae Takaichi aurait exprimé ses réserves sur la possible hausse des taux auprès du gouverneur de la banque centrale. De quoi agiter les marchés, soucieux d'une dette publique déjà lourde.
La modeste amélioration des finances publiques en 2025 ne permet pas de stabiliser la dette publique qui dépasse les 116% du PIB, soit davantage qu’en 2020.
L’institution de Francfort a annoncé vouloir proposer au troisième trimestre un dispositif plus efficace et plus flexible des lignes «repo» en euros, avec un accès permanent pour un large éventail de banques centrales. De quoi potentiellement renforcer l’attrait de la monnaie unique.
Comment relancer la croissance économique sans alourdir la dette du pays : c’est l’équilibre que doit trouver Sanae Takaichi, fortement soutenue par les électeurs japonais, d’une part, mais aussi très surveillée par les marchés financiers, d’autre part.
L’écart entre les taux des emprunts d'Etat italiens et français est repassé en positif en faveur de la France depuis vendredi 23 janvier. En parallèle, l'écart entre les taux français et allemands, le «spread OAT-Bund» est redescendu à un niveau qu’il n’avait plus connu depuis le 10 juin 2024, au lendemain de la dissolution.
Avec le nouveau plan budgétaire allemand, et malgré des blocages politiques en France et en Espagne, les principaux Etats européens verront leurs emprunts bruts augmenter en 2026. Plus de 820 milliards de «nouvelle dette», hors remboursements, seront à absorber par les marchés avec la fin des achats de la BCE.
L’économie allemande a crû de 0,2% en 2025, après -0,9% en 2023 et -0,5% en 2024, grâce aux dépenses publiques prévues dans son plan de relance budgétaire annoncé au printemps et adopté cet été.
L’Agence France Trésor (AFT) a levé 10 milliards d’euros pour une nouvelle souche à 20 ans, dans des conditions relativement bonnes. Malgré la concurrence des autres émissions souveraines et un contexte budgétaire toujours très incertain.