Avec le nouveau plan budgétaire allemand, et malgré des blocages politiques en France et en Espagne, les principaux Etats européens verront leurs emprunts bruts augmenter en 2026. Plus de 820 milliards de «nouvelle dette», hors remboursements, seront à absorber par les marchés avec la fin des achats de la BCE.
L’économie allemande a crû de 0,2% en 2025, après -0,9% en 2023 et -0,5% en 2024, grâce aux dépenses publiques prévues dans son plan de relance budgétaire annoncé au printemps et adopté cet été.
L’Agence France Trésor (AFT) a levé 10 milliards d’euros pour une nouvelle souche à 20 ans, dans des conditions relativement bonnes. Malgré la concurrence des autres émissions souveraines et un contexte budgétaire toujours très incertain.
Faute de budget voté au Parlement, le programme d’emprunts bruts à moyen-long terme présenté par l’Agence France Trésor (AFT) pourra être ajusté en fonction de la loi de finances pour 2026, autour de laquelle reprendront les discussions en janvier.
Généralement éclipsée par les trajectoires budgétaires de ses voisins européens, la Belgique affiche pourtant une dette publique légèrement supérieure à celle de la France. Le dernier accord budgétaire a été salué par les gérants, mais la stabilisation future du niveau d'endettement inquiète.
L’année 2026 pourrait bien ressembler à 2025, année marquée par la grande divergence de performance entre les taux américains et les taux euros ou japonais. Avec partout une tendance à la pentification et à la hausse des primes de terme.
Berlin a détaillé jeudi son programme de financement 2026, qui représente un nouveau record pour le pays engagé dans d'importants investissements. L'agence de gestion de la dette confirme le recours accru aux émissions courtes.
L’Espagne a notamment profité, à un moindre degré que la Belgique, d’un repositionnement relatif des investisseurs qui ont délaissé la dette de la France depuis plus d’un an.
Les Français épargnent beaucoup, alors qu’ils pourraient consommer davantage et ainsi soutenir la croissance. Un problème interne spécifique qui peine à trouver sa solution.
La Commission européenne devait publier une proposition de loi autorisant l’Union à mobiliser jusqu’à 210 milliards d’euros d’actifs gelés de la banque centrale de Russie pour garantir des prêts à l’Ukraine. Mais la Belgique, où est logé l’essentiel de cet argent via Euroclear, refuse toujours d’assumer seule le risque de devoir le rembourser.
Un récent rapport de recherche de la Banque centrale européenne (BCE) alerte sur les risques que font peser les assureurs sur le marché des dettes souveraines en Europe. Leur trop forte exposition aux obligations d'Etat domestiques peut présenter un risque de liquidité en cas de choc climatique. Un constat qui plaide en faveur de l’Union des marchés de capitaux.
Le programme de dépenses publiques initié par la première ministre Sanae Takaichi pourrait compliquer la tâche de la Banque du Japon si l’inflation continuait d’augmenter dans les prochains mois.
Des chiffres sur l’économie américaine meilleurs qu’attendu, lorsqu’ils seront publiés avec la fin du blocage administratif, pourraient être synonymes d’arrêt ou au moins de report des baisses de taux.
L’Union européenne avait décidé dès février 2022 de geler les actifs russes détenus en Europe. Le G7 avait ensuite autorisé à en exploiter les revenus d’intérêts pour aider l’Ukraine. Bruxelles envisage désormais d’apporter ces actifs en garantie d’un prêt équivalent à 140 milliards d’euros, ce qui soulève des questions, notamment juridiques.
Persuadés de leur force, les partis démocrates et républicains jouent la montre malgré ce blocage de l’administration fédérale aux Etats-Unis. Tout en sachant que le coût pour l’économie américaine commencera surtout à augmenter à partir de novembre.
Les économistes du Conseil d’analyse économique ont présenté 170 mesures pour stabiliser la dette publique, une «boîte à outils» pour éclairer le débat public «autour d’ordres de grandeur réalistes et prudents», et inscrire cet effort de consolidation dans une perspective pluriannuelle.
Le Fonds relève les risques liés à la complaisance des marchés mondiaux, notamment dans la tech américaine, mais également de l’interconnexion entre les établissements financiers non bancaires, peu régulés, et les banques, notamment dans la dette privée.