La Commission européenne devait publier une proposition de loi autorisant l’Union à mobiliser jusqu’à 210 milliards d’euros d’actifs gelés de la banque centrale de Russie pour garantir des prêts à l’Ukraine. Mais la Belgique, où est logé l’essentiel de cet argent via Euroclear, refuse toujours d’assumer seule le risque de devoir le rembourser.
Un récent rapport de recherche de la Banque centrale européenne (BCE) alerte sur les risques que font peser les assureurs sur le marché des dettes souveraines en Europe. Leur trop forte exposition aux obligations d'Etat domestiques peut présenter un risque de liquidité en cas de choc climatique. Un constat qui plaide en faveur de l’Union des marchés de capitaux.
Le programme de dépenses publiques initié par la première ministre Sanae Takaichi pourrait compliquer la tâche de la Banque du Japon si l’inflation continuait d’augmenter dans les prochains mois.
Des chiffres sur l’économie américaine meilleurs qu’attendu, lorsqu’ils seront publiés avec la fin du blocage administratif, pourraient être synonymes d’arrêt ou au moins de report des baisses de taux.
L’Union européenne avait décidé dès février 2022 de geler les actifs russes détenus en Europe. Le G7 avait ensuite autorisé à en exploiter les revenus d’intérêts pour aider l’Ukraine. Bruxelles envisage désormais d’apporter ces actifs en garantie d’un prêt équivalent à 140 milliards d’euros, ce qui soulève des questions, notamment juridiques.
Persuadés de leur force, les partis démocrates et républicains jouent la montre malgré ce blocage de l’administration fédérale aux Etats-Unis. Tout en sachant que le coût pour l’économie américaine commencera surtout à augmenter à partir de novembre.
Les économistes du Conseil d’analyse économique ont présenté 170 mesures pour stabiliser la dette publique, une «boîte à outils» pour éclairer le débat public «autour d’ordres de grandeur réalistes et prudents», et inscrire cet effort de consolidation dans une perspective pluriannuelle.
Le Fonds relève les risques liés à la complaisance des marchés mondiaux, notamment dans la tech américaine, mais également de l’interconnexion entre les établissements financiers non bancaires, peu régulés, et les banques, notamment dans la dette privée.
Le programme tricolore d’emprunts bruts à moyen-long terme augmentera jusqu’à 310 milliards d’euros l’an prochain, sur la base d'un déficit visé à 4,7% dans le projet de loi de finances 2026. Un montant conditionné au vote du budget, une fois qu’il aura été discuté et amendé au Parlement.
La croissance se fait attendre outre-Rhin. Le sentiment général plutôt positif autour des plans de relance budgétaire historiques ne se manifeste pas encore dans l’économie. Le quatrième trimestre 2025 pourrait en voir les premiers effets, sans certitude.
Entre la stabilité institutionnelle de la France et l’amélioration de sa trajectoire budgétaire, le cœur des investisseurs balance. D’où la réaction modérée du marché à l’hypothèse d’une suspension de la réforme des retraites de 2023, présentée comme la dernière chance d'éviter la dissolution.
Le Conseil des ministres italien a approuvé jeudi le Document de planification des finances publiques, et va pouvoir s’atteler à proposer un budget pour amener le déficit public en dessous de 3% en 2026. Avec cependant le défi de soutenir une croissance économique structurellement faible.
Les Etats-Unis subissent leur premier blocage administratif depuis 2018-2019 et le mandat initial de Donald Trump. Avec de possibles conséquences économiques et politiques plus importantes que d’habitude si cette fermeture devait durer trop longtemps.
Le «shutdown» qui se présente faute de pouvoir voter un budget annuel avant la fin de l’exercice fiscal le 30 septembre n’inquiète pas les marchés. Il semble pourtant plus problématique que les précédents car l’administration Trump menace de procéder à des licenciements massifs.
L'endettement global a progressé au premier semestre 2025 au même rythme que pendant la crise Covid, pour atteindre 337.800 milliards de dollars. Il devrait continuer d’augmenter au vu des besoins énormes de financement.
S&P Global a relevé vendredi d’un cran à «A+» la note de l’Espagne, tandis que Fitch a aussi rehaussé d’un cran à «A» celle du Portugal, avec une perspective stable dans les deux cas.
Le gouvernement de François Bayrou devrait tomber lundi après le vote de confiance à l’Assemblée nationale. La nouvelle incertitude politique et budgétaire qui en résultera inquiète un peu plus les marchés, mais pas au point d'imaginer des risques extrêmes.