Le rapport du département américain du Travail a enregistré 92.000 destructions d’emplois en février, avec des révisions négatives pour décembre et pour janvier. Des intempéries et des grèves ont un peu noirci le tableau, tandis qu’un recul du taux de participation évite au taux de chômage de s’envoler.
Le prix de l’essence à la pompe aux Etats-Unis a fortement augmenté depuis le début de la guerre en Iran, jusqu’à un plus haut niveau depuis septembre 2024. Ce choc tombe en pleine période de transition - déjà coûteuse - des raffineries qui font évoluer leurs méthodes de production chaque année au printemps pour proposer une essence adaptée aux températures d'été.
Jusqu’à présent, le sentiment mitigé des ménages, notamment aux Etats-Unis, n’a pas freiné la consommation qui reste soutenue outre-Atlantique. Une déconnexion qui rend ces données d’enquête moins fiables. En Europe, l’épargne est un plus, sachant que le conflit au Moyen-Orient peut changer la donne.
Nombreux sont ceux qui considèrent que l’économie américaine devient à deux vitesses, en forme de K. Cela se concrétise par la participation plus forte des ménages américains les plus riches à la croissance de la consommation. Avec un risque macroéconomique si les déséquilibres deviennent trop grands.
Pékin a choisi depuis des années de privilégier une politique de l’offre. Le pays a magistralement réussi à se doter d’une industrie forte et innovante qui exporte massivement. La consommation reste en revanche un objectif de second plan.
L’Assemblée nationale populaire (NPC) a présenté jeudi son quinzième plan quinquennal et, à la grande surprise des observateurs, a revu son objectif de croissance, compris entre 4,5 % et 5 %. Il est déjà inférieur au niveau défini par le Parti communiste chinois en décembre dernier et le plus bas depuis 1991.
La flambée des prix de l’énergie et la détérioration du sentiment des investisseurs ont directement affecté les actifs émergents, plus particulièrement les devises. En Asie, plusieurs banques centrales ont dû intervenir.
Les marchés ont effacé d’un coup une baisse de taux de la Fed avec le début de la guerre en Iran et le choc pétrolier induit. Mais ils n’ont pas retrouvé pour autant la confiance dans les taux à 10 ans américains, dont la prime de terme a mécaniquement augmenté.
Le marché des quotas carbone ETS est de plus en plus contesté au niveau politique dans l'Union européenne. Rome et Berlin sont allés jusqu’à évoquer la suspension de cet instrument incarnant le leadership climatique de l’UE.
L’annonce de la suspension des échanges commerciaux entre les Etats-Unis et l’Espagne menace un certain nombre de secteurs dont la pharmacie et l’agroalimentaire. Avec Santander, le secteur bancaire n’est pas à l’abri.
Comme en 2025, les places boursières européennes n’ont pas réussi à conserver leur surperformance face à Wall Street, affectées cette fois par les craintes sur les prix de l’énergie. D’autres marchés maintiennent néanmoins leur avance.
L’indice Kospi a chuté de 12% mercredi et approche du bear market avec un recul de près de 20% par rapport à son pic. Sa dépendance au pétrole du Moyen-Orient et le risque sur l’IA ont pesé sur un marché très acheté par les particuliers avec un énorme levier.
La question de garantir un accès aux espèces en quantité suffisante et ainsi d’assurer la pérennité du franc suisse comme devise nationale sera posée aux citoyens dans un prochain référendum prévu le 8 mars.
Plus de 60.000 postes ont été créés en février et les hausses de salaires demeurent soutenues. Le chiffre de janvier a en revanche été revu à la baisse.
Les cours du gaz européen ont atteint un plus haut de trois ans alors que la fermeture de l’usine de GNL qatarie et le blocage du détroit d’Ormuz perturbent ce marché au niveau mondial. Une hausse des prix durable pourrait à nouveau poser un problème d’inflation en zone euro.
Les perspectives économiques et le programme d'emprunt 2026 étaient présentés mardi, alors que la guerre en Iran fait s'envoler les rendements britanniques et remet en cause la perspective d'une baisse des taux directeurs.
Comme d’autres groupes de conseil en immobilier, JLL a développé au niveau mondial des expertises transversales sur les centres de données numériques. Graeme Jackson, directeur datacenters et transactions structurées, et Simon Williams, directeur locataires et utilisateurs internationaux, dressent un panorama des besoins et des enjeux sur ces actifs.
Un nouveau défaut a été annoncé lundi sur un immeuble de San Francisco, le 600 California Street. La vague de pertes liées au télétravail sur les prêts à l’immobilier commercial de bureaux aux Etats-Unis ne semble pas terminée.
L’inflation a progressé plus fortement que prévu au rythme annuel de 1,9% en zone euro en février, après 1,7% en janvier. L’inflation sous-jacente accélère à nouveau à 2,4%, à cause des services (3,4%), et avant même que la récente flambée des prix du pétrole se retrouve dans les prix à la consommation.