L’Agefi : Pourquoi anticipez-vous une consolidation des marchés actions avant la fin de l’année ?
Xavier Chapard : Les marchés ont fortement rebondi depuis mi-avril et les premiers reculs de l’administration Trump sur la guerre commerciale. Les actions mondiales sont de nouveau en hausse sur l’année et les actions européennes sont au plus haut historique. Ce rebond est justifié car les reculs de l’administration réduisent les risques de scénario extrême et montrent que l’administration est capable de s’adapter face à de fortes tensions. Nous ne pensons donc pas que les points bas d’avril vont être revisités. Mais le choc tarifaire et de confiance reste historique et plus important qu’anticipé au début de l’année. La croissance mondiale devrait donc ralentir alors que la Fed attend plus de clarté. Dans ce contexte, il est difficile de justifier que les valorisations actions soient supérieures à leur niveau du début d’année. Les marchés pourraient donc consolider un peu quand les données confirmeront le ralentissement macro.
L’Europe devrait-elle continuer à mieux résister que les Etats-Unis ?
Les anticipations économiques et de profit des entreprises sont plus raisonnables en Europe qu’aux Etats-Unis, alors même que les chocs devraient impacter davantage l’économie américaine. Cela dit, les actions européennes n’apparaissent pas plus attractives car elles ne sont plus clairement décotées, sont négativement affectées par l’appréciation de l’euro et sont fortement exposées à l’économie américaine.
Le gestionnaire d’actifs américain va se concentrer sur les technologies de l'information, le secteur financier, les services discrétionnaires aux consommateurs et les services de communication dont les titres d'entreprises sont cotés sur le S&P500.
« La réouverture d'Ormuz est la priorité absolue », a déclaré Emmanuel Macron, mardi 12 mai. Pour le président de la République, elle doit intervenir « avant de traiter les autres sujets par une négociation »
Bruxelles - Bruxelles doit présenter mercredi son projet pour simplifier les trajets de train en Europe, grâce à une réservation sur une seule plateforme, en tentant de contraindre les compagnies ferroviaires à proposer les billets de leurs concurrents sur Internet.