Un début d’année 2025 à oublier pour les marchés actions
Ce n’est pas encore le moment de revenir sur les actions. En un mois, le bel optimisme du Panel Actions a bel et bien disparu. A horizon six mois, les 19 gérants interrogés par L’Agefi entre les 18 et 30 avril 2025 tablent sur un recul des Bourses : -0,4% pour le CAC 40, -1% pour l’Euro Stoxx 50, -2% pour le S&P 500 et -2,2% pour le Nikkei. L’évolution des places boursières en avril (-2,5% à Paris, -1,7% pour l’indice paneuropéen, -0,8% à New York et +1,2% à Tokyo) dans le sillage des tergiversations de Donald Trump, a eu raison de leur relative confiance.
La Place parisienne et l’indice paneuropéen, qui gagnent respectivement 5,3% et 5,7% depuis le début de l’année, pourraient grapiller 3,3% et 3,2% sur les douze prochains mois. Plus de la moitié des gestions ont réduit leurs objectifs, parfois drastiquement comme Groupama AM, et seuls deux panélistes (Carmignac et State Street GA) les ont relevés. Le plus pessimiste, Groupama AM anticipe un recul de 6% du CAC 40 et de 7% de l’Euro Stoxx 50. En revanche, Carmignac mise sur un rebond, respectivement de 12% et de 18%. Les actions américaines «sont relativement chères depuis un certain temps et ont surperformé, notait récemment Axa IM. Aujourd’hui, les marchés européens pourraient offrir un potentiel de hausse attractif compte tenu du recentrage des priorités budgétaires de l’Union européenne vers la sécurité et les infrastructures.»
A lire aussi : Un rebond rapide, mais mesuré, est attendu pour les marchés
Si la moitié des gestions a réduit ses cibles sur le S&P 500, elles sont trois (Auris Gestion, Carmignac et OFI Invest AM) à avoir rehaussé leurs objectifs. Le Panel table sur un gain de 2,1% sur les douze prochains mois, ne compensant pas la perte de plus de 3% enregistrée depuis le début de l’année. Seul un quart des panélistes estime que le S&P 500 renouera avec les 6.000 points, niveau dépassé l’hiver dernier. Carmignac et Raymond James visent cependant un nouveau record à 6.250 points (+10%), tandis qu’Axa IM voit l’indice reculer de 10% et retomber sur son point bas de début avril. Après la publication de «48% des rapports du S&P 500, la croissance des bénéfices se maintient à un niveau élevé de 14% en glissement annuel. À terme, les révisions des bénéfices nets aux Etats-Unis sont devenues nettement négatives. […] Une Fed plus prudente et des taux américains plus bas compenseront probablement une partie de l’impact négatif sur les bénéfices, mais cela pourrait n’arriver qu’après une plus grande volatilité sur les marchés et dans les données au cours des prochaines semaines», estime J.Safra Sarasin
Les opinions sont plus partagées sur les perspectives des marchés actions japonais. Les panélistes sont aussi nombreux à relever leurs objectifs, qu’à les abaisser, et qu’à les conserver. Ce qui donne un potentiel de hausse à un an limité à 1,2%, qui sera loin de compenser la perte de près de 8% qu’accuse le Nikkei depuis début janvier. Les plus audacieux, Amplegest et Carmignac espèrent un retour sur les 40.000 points (+8,6%), niveau atteint en début d’année. En revanche, Groupama AM table sur un nouveau recul de 15%.
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