Donald Trump offre un répit aux marchés en reportant l’application de taxes de 50% à l’UE
Après une conversation avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le président américain a accepté de décaler jusqu’au 8 juillet la mise en œuvre de droits de douane de 50% sur les biens de l’Union européenne.
Les Etats-Unis menacent d'imposer 50% de droits de douane à l'Union européenne
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Photo European Union EP.
Donald Trump a reculé dimanche sur sa menace d’imposer des droits de douane de 50% sur les importations en provenance de l’Union européenne (UE) le mois prochain, acceptant de prolonger le délai jusqu’au 9 juillet pour les négociations entre Washington et le bloc des 27 nations afin de parvenir à un accord.
Vendredi, le président américain avait déclaré qu’il recommandait l’instauration d’une taxe douanière de 50% à partir du 1er juin en raison de sa frustration face à la lenteur des négociations avec l’UE. Cette menace a perturbé les marchés financiers mondiaux et intensifié une guerre commerciale marquée par des changements fréquents des politiques tarifaires envers les partenaires et alliés commerciaux des États-Unis.
Donald Trump, qui a à plusieurs reprises exprimé son mépris pour l’UE et son traitement des États-Unis en matière de commerce, a cédé après que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lui ait dit dimanche que l’Union avait besoin de plus de temps pour parvenir à un accord.
Soulagement sur les marchés
Lors d’un appel, elle lui a demandé de reporter les taxes douanières jusqu’en juillet, date limite qu’il avait initialement fixée lorsqu’il avait annoncé de nouvelles barrières commerciales en avril. Donald Trump a déclaré aux journalistes qu’il avait accordé cette demande. «Nous avons eu un très bon appel, et j’ai accepté de reporter cela», a-t-il déclaré avant de retourner à Washington après un week-end dans le New Jersey. «Elle a dit que nous allons rapidement nous réunir et voir si nous pouvons trouver un accord.»
Von der Leyen a également jugé dans un message sur X qu’elle avait eu un «bon appel» avec le président américain et que l’UE était prête à avancer rapidement. «L’Europe est prête à faire avancer les négociations de manière rapide et décisive», a-t-elle déclaré. «Pour parvenir à un bon accord, nous aurions besoin du temps jusqu’au 9 juillet.»
L’euro et le dollar américain ont augmenté par rapport au yen et au franc suisse, valeurs refuges, après la prolongation du délai.
Sur les marchés actions, les indices européens ont ouvert en hausse lundi. Peu après 13h30, l’Euro Stoxx 50 gagnait 1,4%, le CAC 40 1,2% et le Dax 1,7%. De leur côté, les indices futurs du S&P 500 et du Nasdaq 100 avançaient de plus de 1% alors que Wall Street restera fermée en raison du Memorial Day.
Les rendements souverains rebondissaient également. En début de matinée, le taux à 10 ans américain grimpait de 3 points de base, à 4,54%, et le taux allemand à même échéance s’adjugeait 2 pb, à 2,59%.
Premier partenaire économique des Etats-Unis, le Mexique a réussi à se mettre à l’écart de la guerre tarifaire de Donald Trump grâce à une attitude conciliante. Mais la dépendance vis-à-vis de son voisin apparaît aussi comme une vulnérabilité.
Le taux d’inflation annuel s’est maintenu aux Etats-Unis en juillet pour le 65e mois consécutif bien au-dessus de l’objectif de 2% de la Réserve fédérale (Fed), le taux mensuel remontant même de 0,1% à 0,2% de manière inattendue. Cela ne devrait toutefois pas inciter la Fed à resserrer sa politique monétaire dans l’immédiat.
Le pays répond « au dollar près », aux droits de douane imposés par les Etats-Unis le 22 août. Le Canada met aussi en place des mesures de soutien interne.
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