L’indice Zew s’est effondré en mars, plus fortement que prévu, en raison des conséquences de la guerre en Iran sur l’inflation et la croissance, malgré le plan de relance allemand.
La RBA a relevé son taux directeur de 3,85% à 4,10%. Elle risque de le faire à nouveau en mai, ce qui annulerait les trois baisses de taux effectuées l’an dernier et continue à porter le dollar australien.
La Banque centrale européenne se réunira jeudi. Elle devrait maintenir ses taux identiques, mais les marchés anticipent désormais que la flambée des prix de l’énergie déclenchée par la guerre en Iran l’obligera à décider d’au moins une hausse en 2026.
La place financière phare du Moyen Orient, orientée sur l’immobilier et la finance, perd plus de 20% depuis son plus haut. L’économie est aussi affectée par l’impact sur le tourisme.
Progression de la production industrielle, des investissements, de la consommation… La Chine commence l’année 2026 mieux que prévu, mais les perspectives restent mitigées en raison des tensions internationales.
Le groupe automobile en difficulté Stellantis a émis 5 milliards d’euros d’obligations hybrides, malgré la forte volatilité sur les marchés, pour renforcer ses fonds propres.
La poursuite des frappes au Moyen-Orient et le ciblage d’infrastructures énergétiques maintiennent le cours de l’or noir nettement au-dessus de 100 dollars. Les marchés actions restent dans le rouge en Europe.
Malgré des chiffres décevants sur l’emploi et la croissance, la banque centrale attendra de voir les effets de la guerre en Iran sur l’inflation. Les marchés ont d’ailleurs pratiquement effacé les deux baisses de taux qu’ils prévoyaient encore pour 2026.
L’ensemble des marchés de taux a été secoué par l’envolée des prix de l’énergie et le risque d’inflation consécutif. Les Gilts britanniques ont une fois encore amplifié les mouvements, compte tenu d’une plus grande cyclicité liée au niveau d’inflation, à la sensibilité aux prix de l’énergie et à la banque centrale.
Malgré le déclenchement des hostilités au Moyen-Orient, le gaz américain a affiché jusqu’ici une moindre amplitude de prix que lors des trois mois précédents tandis que le gaz européen a présenté une forte volatilité.
Le PIB est, contre toute attente, resté stable sur un mois, affecté par la baisse du secteur manufacturier et la stabilité dans les services. La mauvaise météo en février et le conflit au Moyen-Orient mettent en péril le premier trimestre.
Alors que la guerre en Iran se prolonge, le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, a expliqué que les Etats-Unis vont relancer des enquêtes sur une quinzaine de pays pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales. De quoi ajouter encore du désordre au chaos ambiant.
Les actions sur les marchés émergents ont été les plus affectées par la correction après l’envolée du baril de pétrole, notamment les places asiatiques. Mais les gérants ont peu fait évoluer leurs portefeuilles et restent confiants, principalement sur la tech.
Conformément à ce qu’annonçait la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, au mois de février, les grands pays de l’Union sont bien décidés à avancer sur le sujet de l’Union des marchés de capitaux même s’ils ne font pas l’unanimité.
La responsable et experte en structure de marché de la plateforme de négociation Aquis Exchange plaide pour un changement dans la mesure des statistiques sur les marchés actions européens. L’idée : permettre une meilleure compréhension de la liquidité réellement disponible par les investisseurs étrangers.
Le risque d’un scénario stagflationniste a ressurgi, explique Hélène Baudchon, responsable de la recherche macroéconomique pour le Groupe BNP Paribas. Avec la guerre dans le Golfe, la croissance pourrait aussi être pénalisée, pour la zone euro, par l’érosion du multiplicateur budgétaire associé aux dépenses militaires et d’infrastructures compte tenu de leur caractère énergivore.
Le cours du Brent est reparti à la hausse jeudi après que l’Iran s’en est pris à deux tankers irakiens et que son nouveau guide suprême a tenu un discours offensif. Les marchés actions restent dans le rouge.
Les effets des droits de douane n’apparaissent plus trop dans l’inflation des biens en février. Ceux de la guerre en Iran n’apparaissent pas encore, tandis que les prix des services semblent continuer à ralentir doucement.
Le géant américain a émis près de 54 milliards de dollars d’obligations sur les marchés américain et en euros pour financer ses énormes investissements dans l’intelligence artificielle, qui ne cessent d’augmenter.
Le pays augmente encore son excédent commercial en janvier et février. La guerre des tarifs menée par les Etats-Unis a conduit la Chine à réorienter ses marchandises vers l’Asie et l’Europe. L’Allemagne reste excédentaire également mais réduit ses échanges, sauf avec les Etats-Unis. La France voit son déficit s’améliorer légèrement.
Quelques responsables de la Banque centrale européenne affirment que les progrès accomplis pour rétablir la stabilité des prix sont menacés et qu’il faudra réagir vite. Mais la plupart des gouverneurs restent raisonnables, appellent à la patience quant à l’évaluation des répercussions du conflit, qui pourrait également freiner la croissance économique.
Les Etats membres de l’Agence internationale de l’énergie pourraient débloquer un tiers de leurs réserves stratégiques d’or noir pour faire face aux perturbations liées à la guerre en Iran. Le cours du Brent réagit peu à cette annonce.
Avec une exposition énergétique plus sensible que les autres pays européens, le gouvernement de Giorgia Meloni risque d’avoir plus de mal à sortir dès cette année de la procédure pour déficit excessif (PDE) de la Commission européenne. D’autant plus qu’il a déjà publié le 2 mars une croissance et un déficit provisoires décevants.