La crainte d’une pénurie d’énergie a entraîné le retrait de capitaux étrangers, accentuant la dépréciation de la devise indienne déjà malmenée depuis un an.
La Maison-Blanche et Wall Street se concentrent sur les cours du pétrole WTI, qui ont moins augmenté jusqu’à présent, et même décroché en milieu de semaine dernière. Pour autant, ce n’est pas forcément la référence la plus importante aux Etats-Unis, où la production de carburants lourds comme le diesel et le kérosène nécessite l’importation de pétroles plus adaptés.
Le pays a dû emprunter plus que prévu en février pour faire face à un déficit creusé de 14,3 milliards de livres, soit nettement plus que les prévisions. La charge de la dette s’est alourdie et la crise énergétique pourrait encore aggraver la situation.
Si la présidente Christine Lagarde a adopté un ton mesuré jeudi, ses services ont publié des projections plutôt restrictives liées au conflit dans le Golfe. Elles intègrent une inflation plus forte et une croissance plus faible en 2026, ainsi qu’une hausse de taux et demie dans les conditions financières.
La classe d’actifs est surtout affectée par un effet devises et taux. Elle fait preuve de résilience avec un écartement des spreads limité, mais une divergence entre gagnants et perdants liée à la flambée des prix du pétrole. Un écartement supplémentaire n’est pas exclu.
La hausse des tarifs du pétrole et du gaz a suspendu l’approche accommodante de la banque centrale britannique, soucieuse de ne pas laisser l’inflation se propager au reste de l’économie. Une attitude prudente qui laisse le taux inchangé à 3,75%, en attendant de voir.
D’abord les investisseurs sont passés des marchés américains vers les émergents et l’Europe, ensuite ils sont passés des titres de croissance vers des valeurs plus établies, enfin, enfin des grandes capitalisations vers les petites.
Les rendements des Gilts se sont fortement écartés après une décision de la banque centrale jugée hawkish. Le taux 2 ans a bondi jusqu’à 40 points de base tandis que les investisseurs anticipent désormais près de trois hausses de la BoE cette année.
Une nouvelle escalade dans la guerre au Moyen-Orient a propulsé les prix des hydrocarbures vers de nouveaux sommets. Le métal jaune ne joue pas son rôle habituel de valeur refuge et les actions plongent.
La banque centrale nippone a maintenu son taux directeur à court terme inchangé à 0,75% mais reconnaît les risques inflationnistes que représente la forte hausse du prix de l'or noir due au conflit au Moyen-Orient.
Les dirigeants des Etats membres de l’UE tenteront ce jeudi de s’entendre sur des mesures pour juguler la flambée des prix du gaz et du pétrole. Les désaccords sont nombreux, mais des compromis commencent à se dessiner. Reste que les solutions miracles font défaut, en dépit de certaines propositions démagogiques.
Alors que ses dirigeants ont explicitement prévenu le 2 mars que la BNS pourrait intervenir sur les changes, les marchés, qui anticipent désormais plutôt une hausse du taux directeur pourtant peu probable, seront très attentifs à sa communication ce jeudi 19 mars.
La productivité du travail aux Etats-Unis a fortement progressé, certains liant cette performance à l’intelligence artificielle. Mais les données actuelles infirment cette hypothèse, selon Oxford Economics qui ne croit pas non plus à un impact transformateur à court terme.
En février 2026, l’inflation de la zone euro atteint 1,9%, en légère hausse après 1,7% en janvier. Mais les Etats-membres connaissent des situations variées.
A rebours de la trajectoire américaine, riche en investissement mais désormais appauvrie en emplois, la transformation numérique européenne se révèle fortement créatrice d’emplois, relèvent Sylvain Broyer, Chief EMEA Economist, et Satyam Panday, Chief US Economist, S&P Global Ratings. Plusieurs facteurs sont à l’œuvre.
BNP Paribas Real Estate attend cependant quelques grandes transactions qui pourraient suffire à prolonger les tendances. Le marché avait plutôt moins ralenti en régions qu’en Ile-de-France en 2025.
Les économies asiatiques sont plus dépendantes de l’approvisionnement en pétrole et en gaz du Golfe. Si la crise dure, elles verraient l’inflation s’envoler et leur croissance s’en trouverait entamée.
L’indice Zew s’est effondré en mars, en raison des conséquences de la guerre en Iran sur l’inflation et la croissance, malgré le plan de relance allemand. Le sentiment des investisseurs sur la zone euro a également chuté.
Les dettes subordonnées Additional Tier 1 (AT1) ont bien réagi à la guerre en Iran, mieux que les actions bancaires jusqu’à présent. Le marché primaire a même rouvert mardi avec une grosse émission d’HSBC en dollars.
Parmi les mesures envisagées figure la suspension temporaire du Jones Act, qui permettrait à des navires étrangers de caboter et de livrer du pétrole aux États-Unis, avec des effets qui risquent d’être à peine perceptibles.