Plus touchés par la crise énergétique, les gouvernements des pays d’Asie mettent en place ou envisagent d’instaurer diverses mesures recommandées par l’Agence internationale de l’énergie pour réduire leur consommation.
Les cours du baril de pétrole ont à nouveau flambé jeudi alors que Téhéran a rejeté le plan de paix américain. Le risque d’une nouvelle escalade a fait chuter les marchés, avec une nouvelle envolée des taux.
Certains Européens continuent d’afficher un attachement de façade au compromis tarifaire conclu l'été dernier afin de ne pas froisser l’administration américaine. Cependant, l’invalidation des tarifs « réciproques » par la Cour Suprême américaine suscite de profonds doutes sur la capacité de Donald Trump à respecter sa propre part du marché.
La capitale des Flandres a été choisie parmi les neuf villes candidates pour accueillir l’EUCA qui doit mener une grande réforme du cadre douanier européen fondé sur le traitement des données afin de réagir plus vite aux flux commerciaux présentant des risques.
Peu après la destruction de deux lignes de liquéfaction au Qatar, l’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne a fait savoir que la Maison-Blanche pourrait «couper» les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) américain vers l’Europe en cas d’absence de ratification de l’accord commercial conclu avec Donald Trump en août 2025.
Les volumes d’or noir retirés du marché sont supérieurs aux précédents de 1973 et 1979 mais le poids du pétrole dans les économies américaine et européenne est bien moindre qu’à l’époque. Contrairement à 2022, les investisseurs ne croient en outre pas à un conflit prolongé.
Le sentiment des chefs d'entreprises s’est dégradé depuis le début du conflit en Iran, confirmant le résultat d’autres enquêtes, et mettant à risque la reprise tant attendue en Allemagne.
Les prix à la consommation ont progressé de 3 % en février, juste avant le conflit en Iran. L’inflation progressera fortement dans les prochains mois, ce qui pourrait pousser la Banque d’Angleterre à agir.
Le cours du pétrole poursuit son repli après que les négociations entre Américains et Iraniens se précisent et alors que l’étau sur le détroit d’Ormuz pourrait se desserrer.
Le financement d’Electronic Arts, qui fait suite à l’annonce, en septembre dernier, de son rachat par LBO pour 55 milliards de dollars, fait figure de test face aux difficultés que suscitent la vente de titres de créance risqués dans un contexte géopolitique très instable.
Contre la guerre tarifaire déclenchée par les Etats-Unis, la stratégie européenne consiste à multiplier les alliances commerciales. Outre l’ouverture de débouchés pour les Européens, l’accord avec l’Australie sécurise certains approvisionnements critiques.
Les credit default swaps d’Alphabet, de Meta et de Microsoft ont émergé ces derniers mois. Ils viennent d’intégrer l’indice des CDS IG américains. Certaines banques, dont JP Morgan, proposent des paniers permettant de se protéger contre le risque de crédit lié à l'IA.
Les opérations de transfert de risque significatif (SRT) continuent à poser des problèmes de transparence, selon un rapport de la Banque des règlements internationaux (BRI/BIS), qui n’avance cependant pas d'inquiétudes aussi marquées que celles émises par le Fonds monétaire international (FMI).
La reprise était bien partie en début d’année jusqu’à ce que la guerre au Moyen-Orient vienne fragiliser une croissance déjà modérée et peser sur le pouvoir d’achat des ménages, avec une inflation qui pourrait se diffuser à toute l’économie.
Après le rallye consécutif aux annonces par Donald Trump de discussions avec l’Iran, démenties par Téhéran, les places boursières restées hésitantes mardi tandis que le pétrole a de nouveau progressé au-dessus de 100 dollars. Le marché croit encore à une résolution rapide.
L’inflation globale a diminué sous l’effet de nombreuses subventions à l’économie. Mais l’inflation sous-jacente dite «core core» reste élevée, alors que les négociations salariales semblent parties pour une nouvelle augmentation moyenne autour de 5%.
Les PMI publiés mardi, les premiers depuis le début de la guerre en Iran, se sont déjà dégradés dans les services et dans tous les secteurs en France au mois de mars.
L'indice PMI composite a fortement reculé dans l'Hexagone, tombant à un plus bas depuis octobre, en raison d'une détérioration marquée dans le domaine des services.
Les mouvements violents observés sur les marchés obligataires la semaine passée ont été plutôt les conséquences de décisions techniques liées aux anticipations de hausses de taux des banques centrales que de réelles inquiétudes sur les mesures budgétaires des Etats.
Les métaux précieux sont davantage sensibles aux taux, au dollar et aux besoins de liquidités qu’au risque géopolitique qu’ils ne permettent pas de couvrir.
Les spreads des obligations d’entreprises en euros se resserraient après les déclarations de Donald Trump, mais la classe d’actifs avait jusque-là été résiliente, l’impact des taux étant plus marqué que celui de la marge de crédit.
Le pays fait appel à cet économiste de 66 ans, œuvrant actuellement à la BRI, pour manœuvrer face à la crise énergétique et à la chute du won. Hyun Song Shin est connu pour avoir anticipé la crise de 2008.
Le président américain a indiqué que des discussions positives se tenaient avec les dirigeants iraniens, entraînant une subite chute du cours du pétrole et une remontée des actions.
Les investisseurs sont de plus en plus nombreux à craindre un conflit long et un prix de l’énergie élevé, avec des conséquences sur l’inflation, voire la croissance, sur les finances publiques et sur la trajectoire des politiques monétaires. Les marchés actions restent complaisants.