L'indice PMI manufacturier de la zone monétaire pour le mois de mars a été revu en légère hausse et demeure supérieur au seuil de 50. Il a toutefois été révisé à la baisse pour la France.
Le cours du pétrole chute et entraîne une hausse des actions et un repli des rendements d’Etat. Le président américain a évoqué une fin de la guerre dans les prochaines semaines après que son homologue iranien a déclaré avoir la volonté de mettre un terme au conflit.
L’attaque contre deux fonderies d’aluminium à Bahreïn et aux Emirats arabes unis a fait bondir le prix du métal, tandis que le blocage du détroit d’Ormuz entrave l’approvisionnement mondial et pèse aussi sur les prix. Mais l’arrivée prochaine de nouvelles capacités de production en Asie devrait aider à la détente des marchés.
Les volumes ont repris la dernière semaine de mars. Les émetteurs essayent d’être patients, sans voir les conditions de marché devenir vraiment plus difficiles, ni s’améliorer non plus.
Cette année encore, les places européennes ont effacé une grande partie de leur avance après le déclenchement de la guerre en Iran. Même en cas de résolution à court terme, le contexte macroéconomique n’est plus aussi favorable et le potentiel limité.
La bataille juridique de l’administration Trump contre la Fed se prolonge en un débat sur le successeur de Jerome Powell. L’hypothèse que le candidat nommé par Donald Trump ne soit pas confirmé par le Sénat d'ici au 15 mai n’est pas écartée.
L’inflation globale a accéléré en mars dans les pays de l’Union monétaire, jusqu’à 2,5 % sur un an et 1,2 % sur un mois, tirée par les prix de l’énergie.
C’est leur plus forte exposition à la flambée des prix du pétrole qui rend les devises asiatiques vulnérables à la spéculation. La Banque centrale indienne a pris une première mesure pour contrer la tendance et la Banque du Japon renforce son discours.
Les prix ont augmenté de 1,7% dans l'Hexagone en mars après une hausse de 0,9% en février. La flambée des cours à la pompe explique largement cette accélération.
Dans le contexte de stagflation déjà anticipé, les banquiers centraux ne dissuadent pas les marchés de prévoir désormais trois hausses de taux de la BCE et de la BoE, voire une demi-hausse de la Fed. Les opérateurs font ainsi une partie du travail de resserrement monétaire à la place des banques centrales.
Le marché primaire euro des obligations d'entreprises a établi un nouveau record d’émissions au premier trimestre. Il est resté actif en mars, mais ces nouvelles obligations corrigent sur le marché secondaire.
A l’issue d’une réunion des ministres des finances et de l’énergie du G7 lundi 30 mars, un communiqué plein de bonnes intentions a été publié, marquant surtout le désir de coordination des grandes économies mondiales, mais avec peu de décisions concrètes.
Les autorités de supervision européennes recommandent aux superviseurs et acteurs du marché de redoubler de prudence face à la guerre en Iran. Elles pointent du doigt la croissance des risques liés au financement privé.
La révolution numérique constitue une opportunité pour élever le potentiel de croissance de l’économie française et contribuer à dépasser les risques, estime José Bardaji, économiste chez BPCE.
Les mouvements quotidiens sont exacerbés par la multiplication des messages contradictoires de Donald Trump. La plupart des investisseurs, qui ont ajusté leurs portefeuilles, préfèrent s’abstenir de traiter dans un tel environnement ou de sur-réagir aux annonces.
Les corrélations sont nombreuses entre la hausse des prix du pétrole ou de l’énergie et celles des prix agricoles. Encore plus quand 30% du commerce mondial des engrais agricoles transite par le détroit d’Ormuz. Mais les répercussions sont généralement plus longues sur les prix alimentaires.
Alors que le budget prévoyait un déficit à 5,4% du PIB pour l’année dernière, le chiffre est finalement moins élevé à 5,1% grâce à de meilleures rentrées fiscales, mais les dépenses continuent d’augmenter.
Malgré la hausse des cours, le système pétrolier mondial a pu contenir le choc lié à la guerre en Iran depuis quatre semaines. Mais cette phase touche à sa fin. Même si la guerre s’arrêtait demain, le déséquilibre entre offre et demande de brut et de produits raffinés mettra du temps à se résorber.
Le ratio entre ces deux actifs a chuté depuis le début de la guerre en Iran, illustrant leur corrélation négative. Dans un même contexte macroéconomique tendu, ils ne sont pas animés par les mêmes moteurs.
L’Organisation de coopération et de développement économiques conserve sa prévision de croissance de 2,9 % pour 2026 mais prévoit un chiffre de 3 % au lieu de 3,1 % pour 2027, misant sur l’atténuation progressive des perturbations dans les approvisionnements en énergie.
Les parlementaires ont approuvé l'accord de Turberry par 417 voix contre 154, et 71 abstentions. Mais ils l’assortissent de nombreuses garanties. D’autres étapes sont encore attendues d’ici à la fin du printemps.
Amanda Stent a été une pionnière de la recherche sur le traitement automatique du langage naturel («natural language processing», NLP), dès 2001. A l’occasion de l’événement Future of Finance Paris 2026, la responsable de la Stratégie et de la Recherche IA de Bloomberg a fait le point sur ces développements spécifiques qui peuvent aider les professionnels au quotidien.