Les marchés réagissent avec prudence aux frappes américaines sur l’Iran
Les investisseurs ne paniquent pas, pour le moment. Les Etats-Unis sont techniquement entrés en guerre contre l’Iran ce week-end en bombardant des sites nucléaires du pays sans que cela entraîne des réactions importantes des marchés financiers ce lundi.
Après avoir flambé jusqu’à 79,3 dollars dans la nuit de dimanche à lundi, le prix du pétrole Brent s’est ensuite replié vers 76 dollars. Il demeure 18% au-dessus de son niveau de début juin.
De leur côté, les Bourses européennes se montrent hésitantes. Après une incursion dans le vert en début de séance le 23 juin, l’Euro Stoxx 50 perdait 0,1%, le CAC 40 0,5% et le Dax 0,1% peu avant 16h30.
Sur le marché des taux, le rendement de l’obligation souveraine américaine à dix ans reculait de 6 points de base (pb), à 4,31%, et le Bund allemand était stable, à 2,5%.
Prudence modérée
«Pour l’instant, même dans l’absence de dialogue, les investisseurs, en dépit des incertitudes, semblent agir avec une prudence modérée en ce début de semaine», indique dans une note Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche de LBP AM, qui prévient toutefois «qu’il ne faudrait tout de même pas être complaisant devant des évènements qui pourraient être très déstabilisants».
«En ce qui concerne les implications pour les marchés à l’avenir, tout dépendra vraiment de si le régime iranien utilise le pétrole comme arme, et en particulier s’il cherche à fermer le détroit d’Ormuz, par où transite plus de 20% du pétrole mondial chaque jour», note de son côté Jim Reid, stratégiste chez Deutsche Bank.
A lire aussi : L’escalade entre Israël et l’Iran enflamme le pétrole
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