La Securities and Exchange Commission a proposé une règle qui pourrait rendre plus difficile pour de nombreux gestionnaires d’actifs d’investir l’argent des clients dans les crypto-monnaies, rapporte le Wall Street Journal. La Securities and Exchange Commission a voté mercredi une proposition qui élargirait les types d’actifs pour lesquels les conseillers en investissement, tels que les hedge funds et les fonds de pension, doivent passer par des dépositaires qualifiés pour les détenir. La proposition créerait également de nouvelles exigences pour les dépositaires qualifiés et note que certaines caractéristiques des crypto-monnaies pourraient les rendre difficiles à conserver en conformité avec les règles. La proposition limiterait la manière dont les gestionnaires d’actifs peuvent gérer les crypto-monnaies de leurs clients, mais n’imposerait pas de nouvelles exigences aux investisseurs individuels qui gèrent leurs propres portefeuilles.
Si, comme le veut l’adage, rien n’est possible dans l’UE sans l’assentiment de Paris et de Berlin, l’idée d’interdire les rétrocessions versées aux distributeurs de produits d'épargne a désormais du plomb dans l’aile. Alors que le ministre des Financesallemand Christian Lindner avait déjà exprimé son opposition à un tel projet, Emmanuel Moulin, le directeur général du Trésor, a fait de même mardi à Bruxelles au nom de la France, lors d’un débat au sein du Conseil Ecofin, selon des propos initialement rapportés par le média bruxellois l’Agence Europe. Poussée par la commissaire européenne aux services financiers, Mairead McGuinness, la mesure pourrait être proposée dans le cadre du paquet législatif de l’exécutif communautaire destiné à encourager la participation des investisseurs particuliers aux marchés de capitaux, attendu pour début avril. « Cette stratégie doit permettre d’améliorer encore davantage le conseil fourni aux investisseurs particuliers afin de permettre une meilleure adéquation avec leurs besoins, tout en assurant que l’allocation de l'épargne européenne contribue au financement des objectifs collectifs», a d’abord expliqué Emmanuel Moulin, avant d’estimer qu’« une mesure générale d’ interdiction des rétrocessions conduirait à mettre en risque l’accès au conseil en investissement» et serait ainsi «contraire à cet objectif ». L’ex-directeur de cabinet de Bruno Le Maire à Bercy a ensuite invité la Commission européenne à explorer des «approches alternatives». Récemment relancée par Mairead McGuinness, l’idée d’une interdiction générale des «inducements», déjà expérimentée depuis 2013 aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, donne lieu à un vif débat entre associations d’épargnants et lobbyistes du secteur financier. La France n’avait jusqu’ici pas pris position. «Nous sommes pour la transparence mais pas pour une interdiction générale qui remettrait en cause l’organisation de la distribution des produits financiers», confirmait-on mercredi à Bercy. Si, néanmoins, la Commission venait à inclure la mesure dans son paquet législatif, les oppositions de la France et de l’Allemagne - auxquelles s’ajoute celle de l’Autriche - rendraient très peu probable son adoption ultérieure par les co-législateurs. En effet, le feu vert du Conseil de l’UE nécessiterait le soutien de 15 États membres regroupant au moins 65% de la population totale de l’UE. En vertu de ce second critère, les trois pays sont déjà très près de constituer à eux seuls une minorité de blocage.
Délicat. Depuis 2018, l’Autorité des marchés financiers (AMF) réfléchit aux défauts de commercialisation lors de la vente de produits financiers aux personnes âgées qui peuvent devenir vulnérables sans que ce soit complètement évident. Cette réflexion a débouché sur un rapport académique financé avec l’Union européenne et intitulé Pratiques commerciales et populations vieillissantes, qui formule plusieurs recommandations à l’intention des établissements financiers. Parmi elles, le rapport préconise de prendre le temps d’expliquer les produits et leurs implications aux personnes âgées, de préserver la relation de long terme avec ces personnes et la connaissance de ces clients en traitant leurs dossiers de façon spécifique ou en leur réservant des créneaux, d’offrir des alternatives humaines aux outils digitaux. En outre, les établissements doivent être capables de repérer si les personnes âgées qui délèguent la gestion de leurs avoirs à des proches (« déprise ») peuvent être abusées.
C’était hier, le 2 septembre 2005, et un nouveau magazine faisait son apparition dans la presse financière : L’Agefi Hebdo. Il y était question d’offensive des banques étrangères en Chine, du bon dosage des hausses de taux en zone euro – déjà –, du redressement d’un Crédit Lyonnais pas encore rebaptisé LCL et de partage de la valeur avec un dossier spécial sur l’épargne salariale. Certains sujets n’ont pas pris une ride, comme les relations entre private equity et Bourse. D’autres n’ont pas survécu à la crise financière, tels que « Le leveraged finance, clé de voûte de RBS en France ». Ne manquait en fin de journal que la rubrique gastronomique, à laquelle L’Agefi avait renoncé in extremis, au grand regret de certains journalistes…
Alors que les marges sont sous pression dans l’Hexagone, des acteurs spécialisés tels BNP Paribas Personal Finance et Oney Bank opèrent un recentrage de leur activité et taillent dans leurs coûts.
Vous tenez entre les mains le 840e et dernier numéro de L’Agefi Hebdo. L’auteur de ces lignes faisait partie déjà de l’aventure lors de la première édition de votre magazine, le 2 septembre 2005. L’Agefi engageait alors la complète refonte de son offre, avec un site internet, l’abandon du papier pour son quotidien historique au profit d’une version électronique, doublée d’un magazine hebdomadaire dédié à l’analyse et à l’approfondissement – une révolution pour l’époque. C’est à un saut quantique d’une égale importance que nous vous convions aujourd’hui. Si l’enveloppe charnelle de L’Agefi Hebdo disparaît, son esprit demeure. D’ici à début mars, vous retrouverez son contenu sous format web, au sein d’une offre quotidienne enrichie. Notre site agefi.fr dédié à nos abonnés fera pour l’occasion peau neuve, avec un accès simplifié, une mise à jour en continu et de nouvelles rubriques. Un rendez-vous de fin d’après-midi, le Décryptage, vous permettra de prendre du recul sur l’actualité marquante du jour. Et chaque vendredi, la rédaction vous proposera un dossier fouillé, le Grand Angle, équivalent à celui que vous retrouviez au milieu de ce journal, mais avec la diversité de formats que permet internet. Pourquoi ce basculement ? Pour nous approcher au mieux de vos modes de lecture. En dix-sept ans, le rythme de consommation s’est accéléré au profit des réseaux sociaux et des sites web. Le Covid et le développement du télétravail ont amplifié la tendance. Ce déluge d’informations en temps réel rend d’autant plus précieuse la capacité d’accéder à des articles à valeur ajoutée sans attendre une semaine. Mais nous savons aussi que beaucoup d’entre vous apprécient toujours de prendre du recul en feuilletant leur magazine. Ce besoin de temps long, ce plaisir de lecture, auront leur support : L’Agefi alpha. Ce nouveau mensuel consacré à l’écosystème de l’investissement et de la gestion d’actifs vous proposera de grands entretiens, des enquêtes exclusives ou encore des focus sur les marchés internationaux. Le premier numéro sortira des presses le 28 février, et viendra étoffer nos offres dédiées à l’asset management et aux investisseurs institutionnels. Ce n’est pas tout. Nous lancerons aussi, début mars, des offres innovantes sur deux nouvelles expertises, L’Agefi Private Equity et L’Agefi Cash&Risk. La première traitera du capital-investissement et du non-coté, la seconde du cash management et des risques, deux thématiques dont L’Agefi Hebdo s’est fait depuis longtemps le champion. Elles prendront elles aussi la forme d’un flux électronique quotidien, complétées par un magazine semestriel. Tout change, donc. Mais pour que rien ne change, et que le groupe Agefi, au cœur d’une place financière régénérée, reste votre service d’information professionnel de référence. Digne de la confiance que la communauté économique lui témoigne depuis 112 ans.
BNP Paribas débarque en Floride dans les activités de marché. La banque ne fait que suivre ses clients institutionnels venus s’y installer en masse depuis 2020.
En mettant en commun leurs automates sous la marque Cash Services, BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Mutuel comptent faire des économies et moderniser leur parc.
La banque britannique n’a pas réussi a convaincre ses actionnaires que ses revenus allaient progresser en 2023. Sa politique de distribution déçoit aussi.
Cartan Trade, la jeune pousse française de l’assurance-crédit fondée fin 2021, a annoncé mercredi le lancement de ses activités au Royaume-Uni avec l’ouverture de deux bureaux à Londres et à Manchester. L’assurtech, qui ambitionne de devenir la quatrième acteur européen de l’assurance-crédit d’ici à 4 ans, a déjà ouvert des bureaux en France, en Italie et au Benelux. Elle a recruté Matthew Wells, précédemment directeur commercial pour l’Asie-Pacifique d’Euler Hermes (Allianz Trade), comme responsable du Royaume-Uni et de l’Irlande. Cartan Trade fonctionne avec le statut d’agence de souscription (managing general agent) de Scor qui porte ses risques et qui est aussi son principal actionnaire. L’Espagne, l’Allemagne et la Suisse pourraient suivre.
Les détenteurs de 3,8 milliards d’euros de dettes sont invités à départager deux projets concurrents pour la restructuration financière du groupe de maisons de retraite.
BNP Paribas Cardif mise sur une jeune pousse. Le bancassureur français a annoncé mardi s’associer à l’assurtech américaine Lemonade pour proposer une assurance multirisques habitation (MRH) 100% digitale disponible sur les sites de BNP Paribas Cardif et de Lemonade ainsi que son application. Cette offre, qui intègre les couvertures habituelles mais aussi des services spécifiques comme la possibilité d’adapter les garanties, est co-assuré par les deux acteurs.
L'équipe dirigeante de bfinance a annoncé avoir entrepris de racheter 51% du capital de la société à Baird Capital dans le cadre d’un MBO (Management buy out), avec le soutien de Beach Point Capital Management. Fondée en 1999, bfinance s’est d’abord fait connaître auprès des fonds de pension et autres investisseurs institutionnels pour son activité de sélection de gestionnaires. Aujourd’hui, l'équipe propose également une large gamme de services modulaires dans les domaines de la conception de portefeuille ou de gestion du risque.
Le groupe BPCE a annoncé avoir pris une participation dans Scope Group, le principal fournisseur européen de notes de crédit indépendantes, d’analyses ESG et de recherches de fonds. « Le groupe BPCE souhaite soutenir une initiative européenne sur le marché de la notation dominé jusqu’à présent par les grandes agences anglo-saxonnes », explique la banque dans un communiqué.