Budgets, inflation, IA : le recap’ de la semaine
Une question de budget. Alors que les banques deviennent une variable d’ajustement pour les Etats européens, le projet de loi de finances français a marqué l’actualité ces derniers jours.
Le plan présenté par le gouvernement laisse entier le défi du désendettement et devrait pousser le Trésor à émettre pour 285 milliards d’euros à moyen et long terme en 2024. Dans ce contexte, l’étau se resserre autour de la fiscalité du patrimoine. L’idée d’un «ISF vert» refait son apparition.
Les entreprises ne sont pas épargnées, même si Vinci, ADP et Eiffage ne comptent pas se laisser faire face à la hausse des taxes sur les concessions. Sur le crédit immobilier, Bercy opte en revanche pour le statu quo, au grand dam des professionnels.
La trajectoire budgétaire présentée par l’Italie mercredi soir a même fait déraper le rendement souverain à dix ans du pays, qui a vu son écart avec le taux allemand toucher un pic de neuf mois le lendemain. Le marché s’est toutefois calmé dès le jour suivant, bien aidé par des chiffres de l’inflation rassurants en zone euro.
Coty a rejoint Paris
Pendant ce temps, en Chine, le promoteur immobilier Evergande a vu son président placé en résidence surveillée et son action a été suspendue de cotation. A New York, TotalEnergies a présenté des nouveaux objectifs qui ont réjoui les investisseurs. Eutelsat a pour sa part rejoint la Bourse londonienne grâce à sa fusion avec OneWeb et le spécialiste américain des cosmétiques Coty a fait de premiers pas discrets sur Euronext Paris.
En arrière-plan, l’IA continue à occuper l’espace : Iliad a annoncé 200 millions d’euros d’investissements stratégiques dans le domaine, le créateur de ChatGPT, OpenAI, espère tripler sa valorisation, à 90 milliards de dollars, et Meta s’apprête à lancer des assistants virtuels.
Moins en lumière que la semaine dernière, le secteur bancaire s’est aussi illustré ces derniers jours : le Crédit Agricole s’est offert Worklife et Commerzbank a annoncé le versement de 3 milliards d’euros à ses actionnaires en trois ans. Dans l’assurance, les fonds en euros ont subi une décollecte de 2,5 milliards d’euros en août et Axa a la marque la plus valorisée parmi les sociétés financières françaises.
Retrouvez également nos derniers décryptages consacrés à la taxe carbone, aux «management packages» et aux objectifs de durabilité.
Cette semaine, notre Grand angle est dédié à la finance durable alors que la mise en œuvre, à compter du 1er janvier 2024, de la directive européenne de reporting de durabilité (CSRD), marque un point de bascule en matière d’extra-financier pour les entreprises comme pour les investisseurs.
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La Russie et l'Ukraine annoncent un cessez-le-feu à des dates différentes
Kiev - La Russie a annoncé lundi un cessez-le-feu unilatéral avec l’Ukraine les 8 et 9 mai pour les commémorations de la victoire de la Seconde Guerre mondiale, et a menacé de lancer une «frappe massive de missiles» sur Kiev si l’Ukraine le violait. L’Ukraine a répondu en déclarant sa propre trêve les 5 et 6 mai, estimant qu’il n'était «pas sérieux» de s’attendre à ce qu’elle observe un cessez-le-feu à l’occasion d’un jour férié militaire russe. Ces annonces interviennent à un moment où les Etats-Unis recentrent leur attention sur le conflit au Moyen-Orient après leurs efforts déployés pour mettre fin à la guerre en Ukraine, provoquée par l’invasion russe à grande échelle du pays en 2022. «Conformément à une décision du Commandant suprême des forces armées de la Fédération de Russie, (le président) Vladimir Poutine, un cessez-le-feu a été décrété du 8 au 9 mai 2026", a indiqué le ministère dans un message publié sur MAX, une application de messagerie soutenue par l’Etat. «Si le régime de Kiev tente de mettre en oeuvre ses plans criminels visant à perturber les célébrations du 81e anniversaire de la Victoire lors de la Grande Guerre patriotique, les forces armées russes lanceront une frappe massive de missiles de représailles sur le centre de Kiev», a déclaré le ministère russe de la Défense dans un communiqué diffusé également sur MAX. «Nous avertissons la population civile de Kiev et les employés des missions diplomatiques étrangères de la nécessité de quitter la ville sans délai», a-t-il ajouté sans autre explication. La Russie commémore chaque année la Journée de la Victoire soviétique contre l’Allemagne nazie en 1945 en organisant un vaste défilé militaire sur la place Rouge à Moscou. De son côté, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a déclaré lundi qu’il n'était «pas sérieux» d’instaurer un cessez-le-feu pour permettre à la Russie de célébrer cette journée, et que Moscou craignait que les drones ukrainiens ne «bourdonnent au-dessus de la place Rouge». «A ce jour, il n’y a eu aucune demande officielle adressée à l’Ukraine concernant les modalités d’une cessation des hostilités dont il est question sur les réseaux sociaux russes», a indiqué M. Zelensky dans un message publié sur la plateforme X. «A cet égard, nous annonçons un régime de cessez-le-feu à partir de 00H00 dans la nuit du 5 au 6 mai», a-t-il ajouté. Le président ukrainien a ensuite atterri à Bahreïn pour des discussions sur la «coopération en matière de sécurité» avec ce pays du Golfe, a indiqué à l’AFP une source au sein de la délégation ukrainienne. Attaques meurtrières Lundi, une frappe de missile russe a coûté la vie à sept civils dans la ville de Merefa, située près de Kharkiv dans l’est de l’Ukraine, et une attaque de drone a provoqué la mort d’un couple dans une localité du sud, selon les autorités ukrainiennes. Un journaliste de l’AFP a vu à Merefa des corps étendus dans la rue, recouverts de couvertures et de draps blancs ainsi que des magasins et maisons éventrés et des voitures endommagées. Une femme, dont un proche a été tué dans une voiture, caressait son corps à travers la vitre du véhicule, tête baissée. Selon des informations préliminaires, l’attaque a été menée à l’aide d’un missile balistique de type Iskander, a précisé le parquet régional. L’Ukraine se bat depuis plus de quatre ans contre l’invasion russe à grande échelle et la région de Kharkiv, frontalière de la Russie, est très régulièrement visée par des attaques russes. Une partie importante de ce territoire avait été occupée par l’armée russe au début de la guerre, puis largement reprise par les forces ukrainiennes. La zone contrôlée par les Russes en Ukraine a diminué de quelque 120 km2 en avril, ce qui n'était plus arrivé depuis la contre-offensive ukrainienne de l'été 2023, selon l’analyse par l’AFP des données de l’Institut pour l'étude de la guerre (ISW). L’invasion russe de l’Ukraine, conflit le plus sanglant en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale, a fait des centaines de milliers de morts des deux côtés. Victoria LUKOVENKO © Agence France-Presse -
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