L’organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a relevé mardi sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2023, citant l’assouplissement par la Chine des mesures liées à la pandémie de Covid-19 et des perspectives légèrement plus optimistes pour l’économie mondiale. La demande de pétrole augmentera cette année de 2,32 millions de barils par jour (bpj), soit une hausse de 2,3% sur un an, a indiqué mardi l’organisation dans son rapport mensuel. Cette prévision, supérieure de 100.000 bpj à celle de janvier, marque la première révision à la hausse de la part du cartel pétrolier depuis des mois. Il s’attend à ce que la demande chinoise, freinée en 2022 par les restrictions sanitaires, augmente de 590.000 bpj en 2023, contre 510.000 bpj estimé en janvier. Le rapport indique aussi que la production de pétrole brut de l’Opep a diminué de 49.000 bpj le mois dernier pour atteindre 28,88 millions de bpj.
Le taux de chômage calculé selon les normes du Bureau international du travail (BIT) a légèrement reculé au quatrième trimestre en France (hors Mayotte), pour s'établir à 7,2 %, son plus bas niveau depuis 2008, selon les données publiées mardi par l’Insee. Le taux de chômage est inférieur de 0,3 point à son niveau d’un an auparavant, et de 1,0 point à son niveau d’avant la crise sanitaire. Le halo autour du chômage, les personnes désirant retourner sur le marché de l’emploi mais qui ne sont pas considérées comme chômeuses, augmente légèrement sur le trimestre (+0,1 point), relève l’Insee.
La hausse des salaires a accéléré au Royaume-Uni au cours des trois derniers mois de 2022. Les salaires, hors primes, ont bondi de 6,7%, par rapport à la même période un an plus tôt, selon les données publiées mardi par l’Office national de la statistique (ONS). Il s’agit de la plus forte hausse depuis que cette statistique existe, soit 2001, à l’exclusion de la période du Covid. Les économistes attendaient une croissance de 6,5%.
La croissance japonaise a rebondi au dernier trimestre 2022, comme prévu, mais moins fortement qu’attendu. D’un trimestre sur l’autre, la croissance a progressé de 0,2 %, le consensus tablant sur 0,5 %. Les facteurs domestiques ont peu joué : la consommation (+0,5 %) a certes tiré la croissance, mais l’investissement résidentiel (-0,1 %) et non résidentiel (-0,5 %) ont baissé. Les exportations, en hausse de 1,4 %, ont contribué de 0,3 % à la croissance, un chiffre en hausse grâce au renforcement du yen et à la baisse des prix des intrants.
La coalition de droite au gouvernement a remporté les élections régionales organisées dimanche et lundi dans les régions de Milan et de Rome. Selon les résultats quasi-définitifs de ces scrutins marqués par de forts taux d’abstention (41,7% et 37,2%), le candidat de la Ligue (parti de Matteo Salvini) et gouverneur sortant Attilio Fontana remporte la Lombardie avec 54,7% des voix, son poursuivant de gauche (Pierfrancesco Majorino) étant crédité de 33,9%.
L’inflation annuelle s’est accélérée pour atteindre 6,52% en janvier en Inde, le niveau le plus élevé en trois mois, après 5,72% en décembre, et bien plus que les prévisions de 5,9%. L’inflation est revenue au-dessus de l’objectif de 2% à 6% de la Reserve Bank of India (RBI). Les prix alimentaires ont bondi à 5,9%, après 4,2%, avec notamment le coût des céréales (16,1%) et des épices (21,1%) enregistrant la plus forte augmentation. L’indice CPI a également augmenté plus rapidement pour le logement (4,6% après 4,5%) et le tabac (3,1% après 2,5%), restant élevé pour le carburant et l’éclairage (10,84% après 10,97%). En revanche, le coût des vêtements a ralenti (9,1% après 9,6%). Par rapport au mois précédent, le CPI a augmenté de 0,46%, annulant une baisse de 0,45% en décembre.
Le cadre commun du G20 n’a rien résolu et les pays en attente de restructuration s’enfoncent dans la crise. La banque Lazard propose dans un document des pistes d’amélioration.
La présidente du Conseil italien et sa coalition étaient lundi soir en passe de remporter les élections des 12 et 13 février dans les deux principales régions italiennes, renforçant l’emprise de la droite dure sur le pays. Le bloc dirigé par Giorgia Meloni devrait évincer l’administration de centre-gauche en place dans le Latium (Rome) avec 50,5% à 54,5% des voix selon les sondages à la sortie des urnes. Il semblait également garder le contrôle de la Lombardie avec 49,5% à 53,5% des votes exprimés. Les deux régions représentent plus d’un quart de la population et d’un tiers du PIB de l’Italie. Ces victoires laisseraient la droite à la tête de 15 des 20 régions italiennes, en plus du gouvernement central. Ce premier test depuis les législatives de septembre confirmerait qu’elle bénéficie toujours d’un fort soutien dans ces régions, malgré un taux de participation historiquement bas (42%). Une grande attention sera accordée à la répartition des votes entre les trois partis : Fratelli d’Italia (Georgia Meloni), Forza Italia (Silvio Berlusconi) et la Ligue (Matteo Salvini).
Le ministre des finances de la Zambie a averti que les retards pris dans la restructuration de la dette du pays freinaient son économie, a rapporté le Financial Times lundi. Le ministre a aussi rejeté l’appel lancé par la Chine à la Banque mondiale et à d’autres prêteurs multilatéraux pour qu’ils se joignent à la restructuration. Environ 13 milliards de dollars de dette extérieure sont concernés, dont 6 milliards dus à la Chine. Les créanciers internationaux sont de plus en plus frustrés par ce qu’ils considèrent comme une stratégie dilatoire de la Chine, qui fait pour sa part valoir que les institutions multilatérales devraient également être tenues d’accepter les restructurations de la dette qui leur est due.
Le taux d’inflation annuel est repassé de 2,8% à 3,3% en janvier en Suisse, un plus haut depuis septembre, et bien au-dessus des attentes du marché de 2,9%.
Le Connect Store de Caceis s’enrichit d’une nouvelle plateforme de pilotage et de simulation baptisée Osmoze et développée par la fintech française Heavenize. Cette solution décisionnelle est mise à disposition des clients gérants qui peuvent consulter en temps réel des indicateurs clés de performance, de risque et de solvabilité pour analyser leurs portefeuilles et mieux piloter la performance de leurs placements. Elle propose plusieurs interfaces (Excel, web, API) conçues pour être faciles d’usage pour une prise en main rapide. En choisissant un partenaire agile reconnu sur le marché français de la gestion, Caceis propose un service nouveau et évolutif qui devrait contribuer à fidéliser ses clients.
Insight Investment a décidé d’abandonner les prix mark-to-market lors de la crise des obligations gouvernementales au Royaume-Uni l’an dernier, préférant des valorisations plus fortes qui offraient une image plus avantageuse de sa position, a appris le Financial Times. Cette décision, très inhabituelle, a été faite au plus fort de la crise de septembre 2022. La plupart des gérants de fonds LDI ont dégradé la valeur des fonds chaque jour, en ligne avec la chute des prix des obligations. Le jour où la Banque d’Angleterre est arrivée avec un plan de sauvetage, Insight a ignoré les prix du marché et fixé les siens. «Les marchés étaient dysfonctionnels», a justifié Insight au FT.
La Banque centrale européenne (BCE) doit éviter une augmentation excessive des taux d’intérêt réels au regard du niveau de la dette privée et publique dans la zone euro, a déclaré samedi, Ignazio Visco, membre du Conseil des gouverneurs de l’institution de Francfort et gouverneur de la Banque d’Italie. Selon lui, il est possible de juguler l’inflation sans tomber en récession, alors que la BCE a relevé depuis juillet ses taux directeurs de 300 points de base et a laissé entendre qu’une hausse supplémentaire de 50 points aurait lieu en mars. «Aujourd’hui, la désinflation est évidemment nécessaire, mais étant donné les niveaux de dettes privées et publiques qui prévalent dans la zone euro, nous devons faire attention de ne pas mettre en place une hausse inutile et excessive des taux d’intérêt réels», a-t-il déclaré au Warwick Economics Summit, faisant référence au coût du crédit, hors inflation.
La demande mondiale de pétrole devrait dépasser ses niveaux antérieurs à la pandémie de Covid-19 cette année et atteindre 102 millions de barils par jour (bpj), a déclaré dimanche le secrétaire général de l’Opep, Haitham al Ghais. Elle devrait ensuite continuer de croître pour atteindre 110 millions de bpj en 2025, a-t-il ajouté lors d’un discours en Egypte. Le 1er février, les membres du Comité ministériel conjoint de suivi de l’Opep ont recommandé de maintenir jusqu’à fin 2023 sa stratégie actuelle d’une réduction de 2 millions de bpj de la production de pétrole, optant pour la prudence devant les incertitudes économiques persistantes.
La confiance des ménages américains s’améliore pour le troisième mois consécutif en février mais reste à des niveaux déprimés en raison des inquiétudes sur l’inflation et le ralentissement de l'économie, selon l’enquête de l’université du Michigan publiée vendredi. L’indice de confiance préliminaire pour le mois en cours est remonté à 66,4, contre un chiffre de 64,9 fin janvier. Les économistes anticipaient en moyenne un indice un peu plus faible, de 65,1, en février. Les ménages se sont montrés un peu plus optimistes sur leur situation actuelle, le sous-indice ayant augmenté à 72,6 contre 68,4 le mois précédent. Mais leur évaluation des perspectives s’est légèrement dégradée, à 62,3 contre 62,7 en janvier.
L’Arabie saoudite compte actuellement 23 entreprises ayant obtenu l’autorisation de s’introduire en Bourse, a déclaré dimanche le président de l’Autorité du marché des capitaux (CMA) du royaume lors d’une conférence à Riyad. Il existe également plus de 75 demandes en attente d’approbation de cotation et 70 mandats signés avec des intermédiaires et conseillers financiers en vue de s’engager dans ce processus, a ajouté Mohammed bin Abdullah Elkuwaiz. Les sociétés qui obtiennent cet aval réglementaire ont six mois pour lancer leurs ventes publiques d’actions. L’an dernier, le marché boursier saoudien a enregistré 49 nouvelles cotations grâce auxquelles les entreprises ont levé environ 40 milliards de riyals (environ 10 milliards d’euros).