La Russie réduira en mars sa production de pétrole de 500.000 barils par jour, soit environ 5% de la production, a déclaré vendredi le vice-premier ministre Alexandre Novak. Le baril a réagi favorablement, le Brent progressant de 2,2%, à 86,3 dollars.
Après avoir déjà rendu 796 milliards d’euros entre novembre et décembre - dont 744 milliards par anticipation, les banques de la zone euro ont encore remboursé, dans une certaine discrétion, 63 milliards le 11 janvier et 37 milliards le 8 février sur les opérations de refinancement à plus long terme (TLTRO 3) de la Banque centrale européenne (BCE). Ces deux dates avaient, comme celle du 16 novembre dernier (-296 milliards), été ajoutées au calendrier normal le 27 octobre avec les changements de règles de rémunération décidés alors afin d’accélérer les remboursements de ces prêts. Avec deux objectifs : réduire le bilan de la BCE et les liquidités dans l’économie qui pourraient freiner la transmission de la politique monétaire actuellement restrictive, et limiter l’effet d’aubaine pour les banques emprunteuses avec la hausse des taux, qui coûte au passage plusieurs dizaines de milliards en charges d’intérêts nettes aux banque centrales de l’Eurosystème.
Les banques chinoises ont accordé un volume record de 4.900 milliards de yuans (670 milliards d’euros) de nouveaux prêts en janvier, une hausse de 23% en glissement annuel et une forte augmentation par rapport à décembre. Le consensus s’attendait à ce que les nouveaux prêts représentent 4.000 milliards de yuans en janvier, contre 1.400 milliards de yuans en décembre.
Les mauvaises nouvelles continuent de pleuvoir sur Adani. Après un rapport du vendeur à découvert Hindenburg Research, le conglomérat indien a vu la valeur de ses entreprises cotées en Bourse chuter de plus de la moitié et celle de ses obligations fortement baisser.
Le choix du prochain gouverneur de la Banque du Japon (BoJ) éclaire la difficulté de la tâche qui attend le successeur de Haruhiko Kuroda, encore en poste jusqu’au 8 avril. Deux des trois favoris (Hiroshi Nakaso et Masayoshi Amamiya) ont décliné l’offre du gouvernement japonais, qui doit proposer un candidat à l’approbation des deux chambres du Parlement dans les prochains jours. Le choix s’est finalement porté sur Kazuo Ueda, un chercheur qui a siégé au conseil de la Banque du Japon de 1995 à 2005. Il ne faisait pas partie des favoris. «Les informations sont rares sur la position de Kazuo Ueda sur le contrôle de la courbe des taux», écrivent les stratégistes de Société Générale, qui rappellent que «dans un article paru dans les médias japonais l’année dernière, Kazuo Ueda avait mis en garde contre une augmentation prématurée des taux après l'échec des précédentes hausses de taux par le passé».
Exxon Mobil a décidé de regrouper ses services supports dans le cadre d’une réorganisation qui se traduira par une réduction de ses coûts et par quelques suppressions de postes. Le pétrolier américain, qui a dégagé des bénéfices records en 2022, prévoit de réunir des activités comme les achats, le service client et les services financiers au sein de trois nouvelles divisions dans le courant de l’année, selon une note adressée aux salariés et dont le Wall Street Journal a obtenu une copie. Ces nouvelles mesures, qui ne devraient pas entraîner de plan social, s’inscrivent dans le cadre de son programme visant à diminuer ses coûts de 9 milliards de dollars (8,4 milliards d’euros) d’ici à fin 2023 par rapport à 2019.
Euronext a publié jeudi des résultats globalement conformes aux attentes des analystes pour 2022 et a relevé son objectif de synergies liées à l’intégration de Borsa Italiana. «Nos progrès en matière d’intégration nous poussent à revoir en hausse le montant total des synergies d’Ebitda attendues d’ici à la fin 2024, qui passe de 100 millions d’euros à 115 millions d’euros en rythme de croisière», a souligné le président du directoire d’Euronext, Stéphane Boujnah, cité dans un communiqué. L’opérateur boursier paneuropéen entend atteindre le seuil des 70 millions d’euros de synergies à la fin 2023. Il proposera en outre lors de la prochaine assemblée générale un dividende de 2,22 euros par action au titre de l’exercice écoulé.
L’ONG de défense de l’environnement ClientEarth a annoncé dans un communiqué avoir déposé jeudi devant la Haute Cour d’Angleterre et du Pays de Galles une action « contre le conseil d’administration de Shell pour ne pas avoir géré les risques matériels et prévisibles posés à l’entreprise par le changement climatique ». L’organisation, qui entame cette procédure en tant qu’actionnaire de Shell, estime que les onze administrateurs du groupe ont manqué à leurs obligations légales en omettant d’adopter et de mettre en oeuvre une stratégie de transition énergétique conforme à l’Accord de Paris, ce que conteste l’entreprise.
Les inscriptions au chômage ont augmenté plus que prévu aux Etats-Unis lors de la semaine au 4 février, à 196.000 contre 183.000 la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne une hausse à 190.000 inscriptions au chômage. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 189.250, contre 191.750 (non révisé) la semaine précédente.
La chef économiste du Trésor, Agnès Bénassy-Quéré, va devenir deuxième sous-gouverneure de la Banque de France. Sa nomination a été officialisée mercredi à l’occasion du Conseil des ministres. L'économiste prendra ses nouvelles fonctions le 27 février. Elle remplace Sylvie Goulard, qui avait quitté en décembre la Banque de France.
Le taux d’inflation annuel est confirmé à 7,6% pour janvier, son niveau le plus bas depuis février dernier selon l’institut statistique CBS, principalement grâce à une baisse des prix de l’énergie (-3,4% après +30%), et en particulier du gaz (-19,3%). En rythme mensuel, les prix à la consommation ont chuté de 1,4% en janvier (+0,5% en décembre). L’indice HICP aux normes européennes ressort à +8,4% en glissement annuel en janvier, après +11% en décembre.
L’indice des prix aux normes européennes (HICP) a augmenté moins que prévu en janvier en Allemagne selon la première estimation publiée jeudi par Destatis, à 0,5% sur un mois et 9,2% sur un an, quand les économistes prévoyaient en moyenne plutôt 1,2% d’un mois sur l’autre et une accélération à 10% en rythme annuel. En décembre, l’indice HICP avait reculé de 1,2% sur un mois et progressé de 9,6% sur un an.
Les actions de la galaxie Adani ont fortement chuté jeudi après l’annonce du fournisseur d’indices MSCI d’un examen du flottant des titres du conglomérat dans ces indices alors que des investisseurs ont fait part de leurs interrogations sur l’éligibilité de ces valeurs. Une modification du statut du flottant pourrait modifier les pondérations des composants de l’indice, entraînant une nouvelle vague de cessions alors que de nombreux investisseurs sont alignés sur les indices MSCI. Le fournisseur d’indice a indiqué dans un communiqué que l’incertitude soulevée par certains investisseurs était suffisante pour que ces valeurs « n’entrent plus en compte dans le flottant conformément à notre méthodologie. »
La Banque centrale de Suède (Riksbank) a de nouveau relevé, jeudi et comme prévu en novembre, son taux directeur (taux de repo) de 50 points de base (pb) à 3% jeudi pour sa réunion monétaire de février, portant les coûts d’emprunt à un plus haut depuis décembre 2008 parce que l’inflation reste beaucoup trop élevée et a continué d’augmenter malgré le resserrement agressif de la politique monétaire.
Jusqu’à présent, la gestion du choc inflationniste a fait l’objet d’un consensus remarquable. Les banques centrales ont abandonné leur approche accommodante sans déclencher de protestations visibles. Dans le champ académique, les thuriféraires de la « théorie monétaire moderne » qui soutenaient des politiques d’expansion continue de la masse monétaire se sont faits soudainement très discrets. Ce consensus pourrait toutefois s’effriter en 2023, alors même que, paradoxalement, l’inflation ralentit.
« C’est le manque de ressources dans les administrations qui engendre des délais de plusieurs années des projets d’énergie renouvelable. » Jacques Veyrat, président d’Impala