Allocation 2025, Donald Trump attendu au tournant et la revanche des fonds : les 3 actus de Jonathan Rosen
Quels événements rythmeront ce début d’année ?
Tous les mois, un conseiller ou une conseillère en gestion de patrimoine décrypte l’actualité du secteur et des marchés avec Gaétan Pierret. Ce mois-ci, c’est Jonathan Rosen, fondateur du cabinet Etsa Patrimoine, qui s’est prêté à l’exercice et qui est l’invité fil rouge du premier Patrimoine Online de l’année.
A lire aussi : Patrimoine Online – Janvier 2025
Les trois actualités qu’il ne fallait pas louper selon lui :
Allocations : quelles classes d’actifs privilégier en ce début d’année ?
Actions, obligations, private equity, produits structurés… Jonathan Rosen est d’abord revenu sur les bonnes performances des marchés financiers en 2024. Les indices boursiers sont globalement en hausse : 19,61% pour le S&P500, + 23,36 % pour le Nasdaq et + 12,91% pour Dow Jones. «L’Europe et la France plus particulièrement sont en retard», souligne le CGP. Si l’Eurostoxx 500 est resté positif (+7,7%), le Cac 40 a lui fini dans le rouge (-3,95%), plombé notamment «par les valeurs du luxe», relève-t-il.
Pour le conseiller, la classe obligataire conserve tout son attrait malgré les baisses des taux d’intérêt. Mais c’est surtout le private equity qui retient une grande partie de son attention. Un temps crispé, le marché s’est détendu en 2024, rendant 902 milliards de dollars aux investisseurs. Les investissements sont également repartis à la hausse : 1.750 milliards de dollars (+22% contre 20% en 2022 et -22% en 2023)
Donald Trump attendu au tournant par les marchés
Lundi 20 janvier, Donald Trump prêtera serment pour la deuxième fois. Sa victoire à l’élection présidentielle américaine en novembre dernier a rapidement été intégrée par les investisseurs, mais les quelques prémices de sa politique, distillés au fil des jours, en ont tendu plus d’un. La hausse des droits de douane sur les produits importés notamment, inquiète de par ses effets potentiellement inflationnistes. «Si cela se concrétise, la baisse du pouvoir d’achat des ménages américains se ferait mécaniquement ressentir sur les entreprises américaines cotées», éclaire Jonathan Rosen.
Le retour de Donald Trump a également ravivé les tensions avec la réserve fédérale américaine. Au point de pousser cette dernière à adopter une position davantage attentiste et de suspendre sa stratégie de baisse des taux d’intérêt directeur le temps que le paysage macroéconomique s’éclaircisse.
Au-delà de ses points de crispation, Jonathan Rosen voit également des signaux positifs, comme «la baisse de la fiscalité des ménages et des entreprises, annoncée par le candidat Trump pendant sa campagne» qui serait bénéfique à l’économie… si elle se concrétise.
La revanche des fonds euros
L’assurance vie démarre 2025 avec un solide bilan : l’enveloppe a collecté 28,2 milliards d’euros nets sur les 11 premiers mois seulement de 2024, soit une progression de 26 milliards d’euros par rapport à la même période en 2023. Les encours ont augmenté de près de 5% pour atterrir à 1.985 milliards d’euros. De leur côté, les fonds euros ont eux accusé une décollecte nette de 4,3 milliards d’euros sur les mêmes 11 premiers mois.
Pourtant, les premiers résultats publiés en ce mois de janvier font état de rendement s’étalant entre 2,75% et 3,80%. Un niveau plus qu’appréciable pour un placement garanti…
Pour participer à l’émission, vous pouvez contacter la rédaction à redaction_actifs.agefi.fr.
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