Carlyle Group doit annoncer ce lundi la nomination de Harvey Schwartz en tant que directeur général, selon des sources proches du dossier citées par le Wall Street Journal. Dernièrement, l’intéressé était co-président de Goldman Sachs, où il a passé plus de vingt ans. Harvey Schwartz va succéder à William Conway, l’un des co-fondateurs, qui est directeur général par intérim depuis août, après le départ soudain de Kewsong Lee.
Allfunds avance dans le déploiement de son activité de gestion déléguée B2B «sub-advisory» avec de nouvelles sociétés qui ont été agréées dans sa Sicav «Allsolutions», a appris Newsmanagers. Le groupe espagnol avait déjà sélectionné douze sociétés de gestion sur la plateforme en 2021. De nouveaux noms sont venus s’y ajouter ces derniers mois. Il s’agit des sociétés anglo-saxonnes Abrdn, BNY Mellon, Fisher, T Rowe Price, Muzinich, HSBC, Jupiter et Capital Group. On compte aussi un fonds de l’Allemand DWS, du japonais Nomura et un du Français Tobam. Ce dernier est enregistré dans la Sicav pour sa stratégie orientée sur la blockchain, mais uniquement sur la partie equity (sans la partie bitcoin). La liste des fonds officiellement agréés par le régulateur luxembourgeois dans la Sicav Allsolutions à fin janvier 2023 est la suivante : Nom du fonds Société de gestion ALL BNY MELLON MULTI ASSET AGGRESSIVE BNY Mellon ALL DWS EUROPEAN SMALL/MID CAP DWS ALL FISHER US SMALL CAP Fisher ALL T. ROWE PRICE GLOBAL AGGREGATE BOND T Rowe Price ALL NOMURA JAPAN EQUITY ALL HSBC ASIA EX JAPAN EQUITY Nomura ALL JUPITER WORLD EQUITY Jupiter ALL AMUNDI US EQUITY CORE Amundi ALL BTG PACTUAL LATIN AMERICA EQUITY BTG Pactual ALL SARASIN RESPONSIBLE GLOBAL EQUITY J.Safra Sarazin ALL MUZINICH GLOBAL HIGH YIELD BOND Muzinich ALL MFS EUROPE EQUITY CORE MFS Europe ALL CAPITAL GROUP US CORPORATE BOND Capital Group ALL ABERDEEN STANDARD INVESTMENT EMERGING MARKETS BLENDED Abrdn ALL ARISTOTLE US VALUE Aristotle ALL TOBAM GLOBAL BLOCKCHAIN EQUITY Tobam La Sicav doit compter à terme environ 30 fonds et mandats agréés. A noter que la Commission de surveillance du secteur financier (CCSF) met parfois un peu de temps à afficher les fonds agréés sur son site Internet, même si les dits fonds ont déjà été sélectionnés par Allfunds…
La Commission chinoise de réglementation des valeurs mobilières (CSRC) a donné vendredi son accord à Morgan Stanley pour que la banque américaine, à l’instar de sa concurrente JPMorgan, puisse prendre le contrôle total de sa coentreprise de gestion d’actifs en Chine. Cette montée à 100% dans la société Morgan Stanley Huaxin Fund Management, basée à Shenzhen, «ajoute un pilier important à notre activité mondiale de gestion d’actifs», a déclaré dans un communiqué Dan Simkowitz, directeur de la gestion chez Morgan Stanley. Au 31 décembre 2022, les actifs gérés par la coentreprise s’élevaient à 23,8 milliards de yuans (3,25 milliards d’euros). Le 10 janvier dernier, celle-ci avait obtenu l’autorisation de fournir des services d’investissement en valeurs mobilières hors de Chine en tant qu’investisseur institutionnel qualifié.
Coup de théâtre chez Eurazeo. Dimanche, le conseil de surveillance de la holding d’investissement a décidé de pousser vers la sortie Virginie Morgon, présidente du directoire depuis mars 2018. Il a nommé, à sa place, un tandem composé de Christophe Bavière, membre du directoire depuis l’adossement d’Idinvest à Eurazeo en 2017, et William Kadouch-Chassaing, l’ancien directeur financier de la Société Générale, qui a rejoint le groupe au printemps dernier. C’est la famille Decaux, premier actionnaire d’Eurazeo avec 18% du capital et 25% des droits de vote, qui est à l’initiative de ce changement. Entrés au tour de table de la société d’investissement en 2017 pour faire barrage à l’offensive de Tikehau Capital, les Decaux ont vu leur pouvoir grandir à mesure que le patriarche Michel David-Weill s’effaçait. Jean-Charles Decaux avait pris la présidence du conseil peu avant la disparition de l’ancien président de Lazard et fondateur d’Eurazeo en juin 2022. «Le décès de Michel David-Weill a complètement changé les équilibres au sein du conseil», glissait dimanche une source proche du dossier. Incompatibilité d’humeur Les Decaux ont rallié à leur cause les héritières du financier et la famille Solages, dont les concerts conclus en décembre représentent respectivement 9,4% et 5,6% du capital. Le sort de Virginie Morgon a été scellé vendredi lors d’une réunion marathon du conseil, hors de la présence des membres du directoire, comme l’ont révélé Les Echos. Les administrateurs indépendants et le censeur auraient poussé pour la mise en place d’un tandem, alors que les partisans de l’éviction de Virginie Morgon pensaient à l’origine nommer à sa place le seul Christophe Bavière. Ce départ sanctionne des tensions croissantes entre les actionnaires de référence et une dirigeante réputée indépendante et peu encline à partager les pouvoirs. Arrivée de Lazard en 2008, Virginie Morgon incarnait la modernité et la féminisation d’un secteur très masculin, le private equity, et d’une maison, Eurazeo, qui avait été secouée par l’assaut de Tikehau Capital. Elle jouait aussi un rôle moteur dans la conversion à l’ESG (environnement, social, gouvernance) de l’investisseur. Sous sa présidence, le groupe a accentué le virage pris avec Idinvest, de la gestion pour compte de tiers et de l’élargissement de l’offre à la dette privée et aux actifs réels (immobilier, infrastructures). Celle-ci représente désormais 23,2 milliards d’euros sur les 32,4 milliards d’encours que la société revendique, une hausse de plus d’un quart en un an. Les plus grands acteurs du private equity, notamment américains, ont suivi cette stratégie il y a une dizaine d’années déjà, car les commissions de gestion pour compte de tiers apportent des résultats plus récurrents que les plus-values de cessions pour compte propre. Entre 2018 et 2021, les management fees d’Eurazeo sont passées de 186 à 315 millions d’euros. Le bilan boursier est moins flatteur et ne reflète pas cette croissance. L’action Eurazeo, qui a fini à 65,1 euros vendredi, affiche une baisse de 13% sur cinq ans. Une contre-performance qui explique aussi l’impatience des actionnaires. Reste à savoir comment le titre accueillera la nouvelle ce lundi.
A l’occasion de la présentation de son troisième livre blanc sur les innovations technologiques lors d’une conférence qui se tenait jeudi soir dans les locaux du Medef, l’Association française de la gestion (AFG) a indiqué qu’elle travaillait ou comptait travailler sur deux autres sujets liés aux nouvelles technologies. Le premier concerne la sobriété énergétique pour lequel un groupe de travail a été formé. «Il reste encore des places si vous voulez vous joindre à nous», a lancé Muriel Faure, présidente de la commission Innovations Technologiques de l’AFG, Le second groupe de travail, qui sera constitué très prochainement, est relatif à «la transparence et l’explicabilité de l’intelligence artificielle» où, là aussi, des bonnes volontés sont recherchées. Dans son nouveau livre blanc, l’AFG a établi des fiches, indépendantes les unes des autres, qui traitent des thématiques suivantes : • Stratégies organisationnelles et innovations technologiques • Adaptation du capital humain et gestion du changement • La donnée, combustible au coeur du réacteur d’une SGP • Protéger ses systèmes contre les attaques numériques • Innovations technologiques au service de l’expérience client • Nouveaux usages technologiques dans le cycle d’investissement • Améliorer l’efficience des fonctions support • Introduction aux crypto-actifs, à la blockchain (DLT) et à la finance décentralisée (DeFi) • Impacts de la blockchain dans les process métiers • Offre de gestion en crypto-actifs • Vision à 5 - 10 ans de l’industrie de la gestion d’actifs en France Retrouvez le livre blanc en cliquant ici:
Dix mois après avoir bouclé l’acquisition du néerlandais NN Investment Partners, annoncée en août 2021, l’américain Goldman Sachs Asset Management a choisi pour les équipes françaises de se séparer de Philippe Fidaire, a appris NewsManagers. Ce dernier dirigeait le bureau français de la société de gestion néerlandaise. Le CEO de NN Investment Partners France avait rejoint cette structure en 2012, après une vingtaine d’années passées chez Allianz Global Investors. D’abord lead senior institutional sales de l’équipe de NN IP basée à Paris, il a pris la tête du bureau à Paris en mai 2015, après le départ de Christian Paris, qui le dirigeait alors. Cette décision conforte Dominique Dorlipo à la tête de GSAM en France. Contactée par NewsManagers, la société de gestion a confirmé qu’il dirigeait bien la société à Paris. En reprenant NN IP en août 2021, Goldman Sachs Asset Management s’est retrouvé face à une situation singulière en France. En effet, Dominique Dorlipo venait d’arriver à la tête du bureau parisien avec de grandes ambitions en matière de développement, et il avait à peine constitué une équipe de commerciaux. En septembre 2021, cette équipe se composait de trois vendeurs, en plus de Dominique Dorlipo. En face, avec huit personnes, l’équipe parisienne de NN IP dirigée par Philippe Fidaire était bien plus nombreuse et en place depuis de nombreuses années. Elle représentait des actifs pour environ 3,5 milliards d’euros (chiffres à mars 2021). On peut penser qu’il était difficile pour GSAM de garder deux dirigeants à Paris. Sans compter que, depuis l’acquisition, la situation économique et sur les marchés s’est fortement dégradée, et le groupe a annoncé des licenciements dans toutes ses activités à l’échelle mondiale. Reste à savoir si d’autres personnes partiront. A l’heure actuelle, outre Philippe Fidaire, un autre commercial de NN IP a quitté GSAM. Il s’agit de Grégory Kerguelen, qui a rejoint cet été Allianz Global Investors au poste de commercial institutionnels. Interrogée sur la composition actuelle de l’équipe et l’éventualité d’autres départs, GSAM n’a pas souhaité faire de commentaire.
La société de gestion américaine BlackRock a promu Aitor Jauregui, directeur de la firme pour la péninsule ibérique depuis 2015, au poste de directeur pour l’Amérique latine. Il prendra ses fonctions le 1er mars et succédera à Dominik Rohe, qui a été nommé directeur de l’activité d’iShares - la gestion indicielle et passive de BlackRock - pour les Amériques en décembre. Aitor Jauregui sera rattaché à Armando Senra, responsable de l’activité institutionnelle de BlackRock pour les Amériques. La société de gestion américaine cherche actuellement son remplaçant pour le poste de directeur pour la péninsule ibérique. Dans l’intervalle, l'équipe de BlackRock basée à Madrid sera épaulée par l’antenne italienne de la société.
Le secteur des fonds en Suède est dominé par les fonds article 8. Ils représentaient 5.491 milliards de couronnes suédoises, soit 93 % du total des actifs des fonds, au 31 décembre 2022, selon l’association suédoise des fonds. Les fonds article 9 représentent quant à eux 113 milliards de couronnes, soit 2 % des actifs. Ce montant a diminué après le reclassement de fonds article 9 en article 8. Les actifs des autres fonds se sont élevés à 325 milliards de couronnes, soit 5 % des actifs.
Jonathan Kieffer vient de quitter son poste de directeur des investissements d’Epsor pour lancer sa propre activité de conseil. Il occupait son poste au sein de la start-up d'épargne salariale depuis 2019. Sa nouvelle activité, Jolka Invest, recouvre le conseil en gestion de patrimoine «axé sur les actifs alternatifs tels que le private equity, les hedge funds et les crypto-actifs», explique-t-il sur LinkedIn. Avant de travailler pour Epsor, Jonathan Kieffer a passé onze ans chez Lyxor, notamment dans la gestion de fonds de hedge funds. Il a également dirigé l’allocation d’actifs du service conseil de la banque privée de Société Générale entre 2018 et 2019.
Une équipe de cinq professionnels de l’investissement d’AB (AllianceBernstein) va rejoindre prochainement Ariel Investments, une société de gestion américaine gérant plus de 16 milliards de dollars. L’équipe est dirigée par Henry Mallari-D’Auria, qui a passé vingt ans en tant que directeur des investissements des actions value marchés émergents chez AB, où il a travaillé 31 ans. Il rejoindra Ariel mi-avril. Le dirigeant arrive avec deux gérants et deux analystes. Il s’agit de Vlad Byalik, gérant et analyste senior pour les actions émergentes value et les actions frontières. Il a passé 18 ans chez AB. Christine Phillpotts rejoint aussi Ariel. Elle est gérante et analyste senior sur les marchés frontières et émergents et a travaillé 16 ans pour AB. Les deux analystes senior sont Slava Breusov et Ted Mann, qui ont passé respectivement 10 et 15 ans au sein d’AB. Cette équipe, qui sera basée à New York, sera complétée par d’autres personnes.
L’industrie espagnole des fonds d’investissement a enregistré, en janvier, un 27ème mois de collecte nette consécutive selon les données préliminaire de l’association de la gestion d’actifs locale Inverco. Les fonds espagnols ont collecté 3,2 milliards d’euros net. Les investisseurs ont majoritairement investi dans les fonds obligataires (2,7 milliards d’euros d’entrées nettes) et dans la gestion passive (808 millions d’euros). Les fonds garantis et monétaires ont également terminé le premier mois de 2023 en territoire positif avec des collectes nettes respectives de 303 et 84 millions d’euros. Les autres catégories de fonds ont subi des rachats. Les investisseurs espagnols ont notamment retiré 252 millions d’euros des fonds globaux et 211 millions d’euros des fonds actions internationales le mois dernier. Le patrimoine total des fonds d’investissement espagnols s'élevait à 316,8 milliards d’euros au 31 janvier 2023, en progression de 3,5% sur un mois.
Le fonds Parvus Asset Management, du financier Edoardo Mercadante, est devenu le deuxième actionnaire d’UniCredit. Il détient 5,022 % du capital de la banque italienne, selon Il Sole 24 Ore. Edoardo Mercadante n’est pas un inconnu: via Parvus, il a détenu 8,638 % du capital d’Ubi Banca, avant de sortir.
Deepshikha Singh, directrice de l’engagement actionnarial de La Française AM, vient d’être nommée au sein du groupe consultatif de la Workforce Disclosure Initiative (WDI), une initiative portée par ShareAction. Cette initiative vise à mobiliser les investisseurs afin d’assurer que les entreprises communiquent des données comparables et complètes sur leurs pratiques en matière de gestion du personnel. La WDI est une coalition de 63 investisseurs représentant 10.000 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Les données recueillies par l’enquête annuelle de la WDI visent à combler les lacunes et le manque de données comparables des déclarations relatives au personnel. Deepshika Singh, qui est également la directrice adjointe de La Française Sustainable Investment Research, souligne que ces données sont essentielles «pour préparer les entreprises et les institutions financières à des réglementations de plus en plus strictes, telles que la taxonomie sociale dans l’UE». La Française AM, une filiale de la Caisse Régionale du Crédit Mutuel Nord Europe (CMNE), membre du Crédit Mutuel Alliance Fédérale, comptait plus de 50 milliards d’euros d’actifs au 30 juin 2022.
Nouvelle opération de consolidation dans la gestion d’actifs française. Montségur Finance a annoncé, vendredi 3 février, l’acquisition de Sepiam, cofondé parYohan Kadri-Caillaux et Damien Grulier en octobre 2017. Sepiam est spécialisé dans la gestion des actions européennes de petite capitalisation. Dans un communiqué, François Chaulet, président de Montségur Finance, explique que la firme recherchaitune capacité à investir dans des petites entreprises européennes de croissance, valorisées entre 500 millions et 3 milliards. «Cette classe d’actifs est très difficile à adresser correctement et nous ne trouvions pas de solution satisfaisante pour nos clients. Les fonds proposés sur le marché ou les ETF sont souvent trop concentrés ou biaisés par une proximité géographique avec le pays du gérant. Le process de Sepiam Europe Small Caps permet des sélectionner un portefeuille très diversifié de 120 valeurs, privilégiant la qualité et la croissance. Les performances 2022 ont été affectées par des sorties de capitaux massives. Elles créent une opportunité car nous pensons qu’elles continueront à battre les indices larges comme elles le font régulièrement depuis de très nombreuses années», ajoute-t-il. Le cofondateur de Sepiam, Yohan Kadri-Caillaux, souligne «les synergies évidentes sur les produits et les marchés cibles» (France, Belgique, Luxembourg) qu’impliquent la transaction. L’offre de Montségur Finance s’articule autour de la gestion privée, de la gestion en architecture ouverte et de la gestion collective (allocation d’actifs, fonds actions large cap européennes). Montségur Finance gère environ 800 millions d’euros d’encours, principalement pour une clientèle privée.
Stéphane Vonthron, directeur de la distribution de JP Morgan Asset Management en France depuis près de neuf ans, a annoncé son prochain départ sur le réseau social LinkedIn. L’intéressé, qui était auparavant passé par La Financière de l’Echiquier, n’a pas dévoilé son prochain poste.
Credit Suisse a annoncé avoir achevé le processus de liquidation du deuxième de ses quatre fonds liés à la société Greensill Capital, qui a fait faillite, rapporte l’agence Reuters. Cette dernière était spécialisée dans le financement de chaînes d’approvisionnement. Un paiement final prévu pour le 6 février portera le montant total restitué aux investisseurs de Nova, le fonds «investment grade» domicilié au Luxembourg, à 256 millions de dollars, ce qui représente entre 99,4 % et 99,9 % du total du fonds, selon la classe d’actions. En novembre, la deuxième plus grande banque de Suisse a annoncé qu’elle avait liquidé son fonds Liechtenstein Supply Chain Finance Fund.
Nordea a enregistré des rachats nets de 12,8 milliards d’euros pour sa gestion d’actifs en 2022. La société scandinave a décollecté sur chacun des quatre trimestres de l’année. L’année précédente, elle avait affiché une collecte nette positive de 9,5 milliards d’euros. Sur le total de ces flux, les fonds article 8 et article 9 ont vu sortir 6,2 milliards d’euros, alors qu’ils avaient drainé 11,6 milliards d’euros en 2021. La décollecte a concerné aussi bien les canaux externes de distribution (-9,3 milliards d’euros) que les canaux internes (-3,4 milliards d’euros). A fin 2022, les encours sont ressortis à 238,7 milliards d’euros, soit un repli de 16 % par rapport au début de l’année. Ils se partagent entre 130,1 milliards d’euros de clients internes et 108,6 milliards de clients externes. La part des fonds articles 8 et 9 est ressortie à 167,2 milliards d’euros, en baisse de 11 %.
CPR Asset Management, filiale d’Amundi, vient d’annoncer la promotion de Bastien Drut, jusqu’ici stratégiste macro thématique, en tant que responsable des études et de la stratégie à partir du 1er février 2023. Il travaille chez CPR AM depuis 2018, où il a commencé comme économiste et stratégiste sénior chargé de l’économie américaine et du suivi des politiques monétaires. Il occupe son poste actuel depuis 2021. Il est également professeur associé au Conservatoire Nationale des Arts et Métiers (CNAM) depuis 2022. Bastien Drut a démarré sa carrière en 2008 chez Crédit Agricole Asset Management (devenu Amundi) en tant que stratégiste taux et changes.
Les semaines se suivent et se ressemblent. Les investisseurs internationaux ont une nouvelle fois plébiscité les fonds actions, avec 16 milliards de dollars (14,6 milliards d’euros) de collecte nette selon le «Flow show», le rapport hebdomadaire des flux dans les fonds d’investissements mondiaux réalisé par BofA Global Research. Viennent ensuite les fonds obligataires, avec +7,8 milliards de dollars, tandis que les fonds or et monétaires ont décollecté respectivement 1,3 milliard et 0,3 milliard. La collecte dans la catégorie des fonds actions est une nouvelle fois dominée par les actions émergentes, avec +7,7 milliards de dollars. Les fonds d’actions américaines ne sont toutefois plus très loin, avec +6,7 milliards. Les flux sur les stratégies américaines se sont principalement dirigés vers les fonds de grandes capitalisations (+5,1 milliards de dollars), suivis de la value (+2,1 milliards) et des petites capitalisations (+1,1 milliard). Les fonds d’actions japonaises ont rendu 0,5 milliard de dollars, et ceux couvrant l’Europe ont enregistré une collecte nulle. Sur l’obligataire, les fonds de titres d’entreprises notées investment grade sont à nouveaux premiers en termes de collecte hebdomadaire, avec +7,3 milliards de dollars nets. Les fonds high yield n’ont reçu qu’un petit 0,7 milliard, et ceux de titres émergents 0,6 milliard. Dans l’univers des obligations souveraines, les fonds de titres au nominal ont collecté 1,1 milliard de dollars, tandis que ceux investissant dans des titres indexés à l’inflation ont rendu 1,6 milliard.
La société de gestion Sagis est prête à ouvrir son capital à un fonds d’investissement afin d’accélérer sa croissance. Dans un entretien à Patrimoine 24, son fondateur Arnaud Gosset-Grainville déclare en effet qu’il souhaite «construire le 2e étage» de son développement et que pour se faire «nous sommes en discussion pour ouvrir notre capital à un fond, qui pourra nous accompagner dans cette croissance». Le 1er étage ayant consisté à créer en 10 ans un «magnifique outil qui nous a permis d’automatiser la consolidation / transparisation de gestions déléguées en totale architecture ouverte». Interrogé sur sa vision de la consolidation du secteur de la gestion, Arnaud Gosset-Grainville dit le regarder d’un bon oeil dans la mesure où «pour bien faire notre métier (...)la taille critique augmente. Cela incite tant à des regroupements que des investissements. Les fonds ont leur part de responsabilité dans l’accompagnement de la maturation de notre métier». Il observe ainsi que «certains acteurs, CGPI ou Family Office, peuvent être tentés de passer la main, et recherchent une structure d’accueil qui repose sur une véritable culture du service client. Nous devons être en mesure de répondre à ce défi.» Sagis revendique environ 1 milliard d’euros en gestion collective et gestion privée.
Caceis a annoncé avoir noué un partenariat avec Ultumus, une société spécialisée sur les indices et les données ETF (fonds cotés suivant un indice), afin de «compléter ses prestations de service aux ETF». La filiale titres du Crédit Agricole ne donne pas de détails financiers sur ce partenariat. L’objectif est de proposer à ses clients une solution de calcul de PCF, qui consiste pour les émetteurs d’ETF à diffuser chaque jour de Bourse, un fichier de composition de portefeuille (PCF) qui décrit la composition du panier de création et de rachat pour le jour de bourse suivant. «L’ambition de Caceis est d’aider ses clients à lancer des produits ETF avec une meilleure efficacité et à les commercialiser rapidement et facilement auprès de leurs investisseurs. A cette fin, Caceis s’appuie sur sa plateforme TEEPI ETF, une solution de pointe lancée fin 2021, permettant aux participants autorisés (PA) d’accéder au marché primaire des ETF», explique un communiqué.
Aucun rapprochement n’est simple à réaliser, et Amplegest n’a pas totalement échappé à la règle même si son président Arnaud de Langautier en a profité pour expliquer à la presse, lors d’une conférence, que les opérations qui le concernaient avaient finalement réussi. La plus importante par son envergue est celle, bien sûr, qui a consisté à rejoindre le groupe Cyrus il y a un peu moins de deux ans et l’a amené à intégrer l’an dernier les équipes d’Invest AM, alors filiale de gestion de Cyrus. L’autre concerne le rapprochement avec Octo AM, plus ancien puisqu’il date de quatre ans, mais le retournement des marchés obligataires est l’occasion pour Arnaud de Langautier d’en faire un bilan réjouissant. Concernant Cyrus tout d’abord. «Avec Cyrus, c’était une fusion assez ambitieuse, commence d’emblée le dirigeant. Tout le monde s’était étonné à l’époque qu’une société de gestion rejoigne un CGP avec un fonds. Je vois avec délectation que ce modèle là, tout le monde veut l’adopter désormais». Cyrus a en effet été accompagné par le fonds de capital investissement Bridgepoint, qui est aussi à son capital. Cyrus détient à 100% Amplegest mais tous les salariés d’Amplegest peuvent être potentiellement actionnaires du groupe Cyrus, a-t-il indiqué. 27 personnes d’Amplegest sont devenues d’ailleurs associées du groupe Cyrus sur un total de 60 salariés. Quant à Octo AM, le fondateur Matthieu Bailly et quelques associés historiques détiennent toujours 25% du capital. Amplegest s’était fixé début 2020 une feuille de route à suivre avec l’ambition de faire partie du top 50 des sociétés de gestion en France. Mais c’était avant le Covid et aussi «l’arrivée de monstres américainsavec des dizaines de milliards». Une ambition alors «impossible à atteindre» pour Amplegest. Le groupe Cyrus lui aurait tout de même «donné de la force» en élargissant son offre par exemple dans la gestion privée avec l’immobilier. Amplegest passe la première année post-fusion sans qu’aucun salarié ne parte, un phénomène plutôt rare. Il se réjouit alors du succès de la fusion, «puis quand j’ai commencé à dire ‘c’est formidable’, il y a eu 7 ou 8 départs dans l’année car le projet ne leur plaisait plus ou parce qu’ils voulaient prendre leur retraite», s’amuse-t-il. Une déconvenue qui sera transformée en opportunité pour rajeunir les équipes d’Amplegest. Quelques années plus tôt, quand Amplegest décide du rachat d’Octo AM, un petit acteur spécialisé sur le crédit value, la société fait alors le pari que les taux vont monter. «Mais je me suis trompé», reconnait Arnaud de Langautier, Les taux n’ont pas monté et sont même allés en territoire négatif. Pendant près de quatre ans, Octo Am ne collecte rien. Le dirigeant dit toutefois avoir profité de la période pour rendre la marque Octo plus visible, structurer davantage la société, et «passer chez Amundi», faisant allusion à un accord avec la table de négociation d’Amundi qui passe leurs ordres. Puis 2022 et la hausse des taux arrive… «Enfin! Depuis novembre, on a la hausse des taux qui nous pousse, on a le vent dans le dos et comme Octo a été bien positionnée, les capitaux se sont mis à monter». La société était proche des 400 millions d’encours fin décembre et aujourd’hui elle est proche des 430 millions, avec une collecte «très importante» et qui donne «beaucoup d’espoir». «Il faut être patient dans nos métiers», conclut le dirigeant. Les chiffres clés d’Amplegest: 3 milliards sous gestion fin 2022, dont 1,9 milliard en gestion privée et 1 milliard en asset management. Collecte nette en 2022: 150 millions en gestion privée et 50 millions en asset management Le groupe surpervise aussi près de 900 millions d’euros en family office pour une douzaine de familles
Carlyle Group a discuté avec Harvey Schwartz, ancien dirigeant de Goldman Sachs, pour prendre le poste de directeur général, a appris le Financial Times. La société de private equity tente de trouver un nouveau patron depuis le départ brutal de Kewsong Lee en août. Pour le moment, aucune décision n’a été encore prise à ce sujet.
Novaxia Investissement, une société de gestion immobilière spécialisée dans le recyclage urbain, a annoncé s’être associée à Iznes, une société qui travaille sur la technologie blockchain, «pour permettre à ses clients investisseurs institutionnels de bénéficier d’un parcours simplifié». Cela doit aussi permettre à Novaxia Investissement d’avoir une vue en temps réel des ordres de souscription et de rachat de ses clients, notamment assureurs pour les actifs dans leurs unités de compte. En tant qu’actionnaire et utilisateur d’Iznes, Generali utilise déjà cette solution pour suivre les ordres des unités de compte de Novaxia Investissement. Les fonds Novaxia Vista et Novaxia R, labellisés ISR, sont désormais disponibles sur la place de marché Iznes pour toutes les opérations de souscription ou de rachat. « L’utilisation d’Iznes est d’un grand bénéfice dans notre quotidien. Le recours à la blockchain nous permet de digitaliser de bout en bout le processus de souscription de ce type de fonds et nous apporte un gain de temps et de sécurité, en plus d’économies significatives. Nous sommes partenaires de Novaxia Investissement et avons été à leurs côtés dès le lancement des fonds Novaxia R et Novaxia Vista. Nous nous réjouissons aujourd’hui de leur intégration au sein de la plateforme », commente Rémi Cuinat, directeur des actifs en unités de compte de Generali France et membre du Board d’Iznes. Les frais liés à cette solution ne sont pas répercutés sur le client investisseur final, précise le communiqué.
Eastspring Investments, l’activité de gestion d’actifs de Prudential, a procédé à trois nominations au sein de l’équipe obligataire à Singapour. Clement Chong a été nommé responsable du crédit en décembre dernier. Benedict Phua, pour sa part, est arrivé en novembre 2022 comme directeur obligataire. Jamie Tay est arrivée en janvier comme directrice et responsable du portefeuille clients. Clement Chong est chargé de la supervision de l’équipe de la recherche crédit ainsi que de la gestion du fonds Eastspring Asia Sustainable Bond Fund en tandem avec Rong Ren Goh. Il est rattaché à Danny Tan, directeur de la gestion obligataire. Clement Chong arrive de NN Investment Partners, où il était directeur de la recherche et gérant de fonds obligataires high yield asiatiques. Benedict Phua est responsable des stratégies crédit asiatique en dollar américain. Il est rattaché à Wai Mei Leong, gérante principale. Il arrive de Standard Chartered, où il était directeur du trading crédit depuis 2017. Auparavant, il a travaillé chez DBS Bank pendant près de 10 ans. Jamie Tay est chargée de travailler avec des équipes d’investissement et des clients. Elle arrive d’UBS Asset Management à Singapour, où elle était directrice, chargée des stratégies obligataires asiatiques et chinoises. Elle a occupé le poste de spécialiste des produits obligataires chez Invesco et Amundi. Elle a auparavant travaillé comme directrice adjointe du pôle de gestion d’actifs chez Ascott. Elle a démarré sa carrière chez le régulateur singapourien Monetary Authority of Singapore au sein de la supervision des banques et ensuite, la division de la gestion des fonds externes. Eastspring Investments comptait 222 milliards de dollars d’encours sous gestion au 30 juin 2022.
De la légalisation du marijuana à l’explosion du télétravail: pour chaque tendance ou thème, il y a un ETF. Mais une étude publiée dans la Review of Financial Studies mentionnée dans le Financial Times montre qu’en moyenne les nouveaux ETF en actions sont de mauvais investissements sur une base ajustée au risque. Elle pointe du doigt les ETF actions thématiques. Sur les 20 dernières années, les ETF sectoriels et thématiques ont sous-performé les indices larges d’environ 30 % sur les cinq premières années depuis leur lancement. Sur ce total, seulement trois points de pourcentage sont liés à leurs frais et 27 points à la sous-performance de la base d’actifs.
Isabel Levy a quitté le gestionnaire d’actifs Metropole Gestion en décembre dernier, a appris NewsManagers. La cofondatrice de Metropole Gestion – avec François-Marie Wojcik – en était la directrice générale déléguée et directrice de la gestion. La société de gestion, spécialisée sur les actions value et fondée en 2002, a été rachetée en septembre 2021 par Oddo BHF Asset Management. Selon les informations de NewsManagers, Isabel Levy a délaissé ses fonctions de membre du conseil d’administration et de directrice générale de Metropole Gestion le 9 décembre 2022. Ingrid Trawinski, coresponsable des investissements, occupe désormais aussi les fonctions de directrice générale déléguée et dirigeante responsable vis-à-vis de l’Autorité des marchés financiers. Romuald de Lencquesaing, responsable du développement de l’activité de la société, a été nommé directeur général et membre du conseil d’administration en remplacement d’Isabel Levy. En outre, sur le plan de la gestion,Jérémy Gaudichon, qui avait rejoint Metropole Gestion en 2015, a été promu coresponsable de la gestion actions value aux côtés d’Ingrid Trawinski et de Cédric Hereng.«Cette évolution dans la continuité de la direction des investissements se fait parallèlement au départ, comme décidé lors de l’acquisition de Metropole Gestion par Oddo BHF Asset Management, d’Isabel Levy qui a accompagné pendant un an Metropole Gestion dans sa nouvelle étape de développement», indique Oddo BHF AM à NewsManagers. L’équipe de gestion se compose désormais de six gérants-analystes. A savoir Ingrid Trawinski, Cédric Hereng, Jérémy Gaudichon, Fredrik Berenholt, Markus Maus et Thibault Moureu. Leurs décisions d’investissement sont collégiales et ils géraient 1,1 milliard d’euros à fin novembre 2022. Dans un entretien à NewsManagers publié en janvier 2022, Nicolas Chaput, directeur général d’Oddo BHF AM, avait indiqué que Metropole Gestion allait rester une société de gestion distincte, la firme disposant de licences de gestion et de distribution sur le marché américain. Il n’était pas non plus question de changer la marque.
Le marché britannique des fonds retail a connu une année 2022 difficile en termes de collecte. Les investisseurs particuliers ont retiré 25,7 milliards de livres (28,9 milliards d’euros) de ces fonds, selon l’Investment Association. Il s’agit de la première décollecte annuelle pour ce segment de clientèle depuis la crise financière de 2008, exercice durant lequel les investisseurs individuels avaient retiré 4,2 milliards de livres. Sur le mois de décembre, les fonds monétaires ont rendu 721 millions de livres, tandis que les fonds actions retail ont seulement décollecté 33 millions de livres, malgré une décollecte mensuelle de 1,1 milliard sur les stratégies actions britanniques. Les fonds obligataires retail ont, eux, reçu 389 millions de livres. Les fonds indiciels retail ont collecté 696 millions de livres.
Au cours d’une année 2022 «compliquée pour tout le monde», Union Bancaire Privée a réussi à collecter 900 millions de francs suisses, grâce notamment à la clientèle privée, a déclaré Nicolas Faller, Co-CEO Asset Management de l’UBP, lors d’une conférence de presse. En 2021, la banque avait drainé 5,7 milliards de francs suisses. Malgré cela, les encours ont reculé de 12 % à 140,4 milliards de francs suisses. En gestion d’actifs, les encours ressortaient à 33,3 milliards de francs, contre 46 milliards de francs un an plus tôt. En France, l’activité est en légère décollecte et les encours s’établissent à environ 3 milliards d’euros, a précisé Dominique Leprévots, président d’UBP Asset Management (France). Nicolas Faller a souligné le dynamisme de l’activité marchés privés, qui a été renforcée courant 2022 avec de nouvelles offres. Les actifs sont passés de 2,4 milliards de francs suisses fin 2021 à plus de 3 milliards de francs suisses fin 2022. Le dirigeant estime que la classe d’actifs va continuer à se développer, malgré des vents contraires, mais qu’il va falloir être plus sélectif. Nicolas Faller a également constaté une bonne croissance de l’activité gestion alternative. Elles représentent désormais 16,5 % des actifs asset management de la société de gestion contre 10,8 % en 2021. Concernant l’extra-financier, qui est un autre axe de développement, UBP a rappelé avoir cinq fonds article 9 - toute sa gamme à impact. La banque n’a pas eu besoin d’en déclasser en article 8, grâce à une approche «relativement stricte», selon Karine Jesiolowski, en charge de l’investissement responsable pour l’Asset Management à l’UBP. A cet égard, Nicolas Faller a déploré le fait que la réglementation européenne sur la publication d’informations extra-financière (SFDR) soit employée comme un outil marketing par les sociétés de gestion. Alors que les articles 8 et 9 avaient à la base étaient conçus pour apporter davantage de transparence au secteur, a rappelé Karine Jesiolowski.