Un groupe de gérants de Taaleri et d’Aktia ont fondé une société de gestion, Proprius Partners, centrée sur les petites et moyennes capitalisations et les thématiques «value» en Europe , rapporte AMWatch. L’équipe se compose de Mika Heikkilä, Olli Viitikko, Niko Fagernäs, Jonas Koivula et Viktor Lindell. Elle a quitté Aktia peu après le rachat de l’équipe de gestion de Taaleri.
Endowus, une plateforme de gestion de fortune asiatique, vient d’annoncer un partenariat avec la division des gestions alternatives d’Amundi. Les clients fortunés d’Endowus à Hong Kong et à Singapour auront désormais accès aux hedge funds de Bridgewater Associates, commercialisés par Amundi Alternatives. Il s’agit d’un second partenariat, après un premier portant sur l’intégration de fonds actifs et passifs de la société de gestion française sur sa plateforme. Amundi Alternatives a été créée en 1er janvier 2022 à la suite de l’acquisition de Lyxor Asset Management. Cette division est en charge de la création et la distribution des fonds et des solutions d’investissements alternatifs, soit en partenariat soit en investissant dans des gérants de hedge funds, afin de les distribuer au niveau international. Endowus compte près de 2 milliards de dollars singapouriens (1,41 milliard d’euros) d’actifs sous conseil.
Mandarine Gestion va accueillir un nouvel actionnaire à son capital. D’après plusieurs sources concordantes, le groupe Arkea IS, qui dispose depuis 2017 d’une participation minoritaire de 15% dans la boutique de gestion fondée par Marc Renaud, s’apprête à céder sa participation au groupe de gestion privée LFPI. L’annonce devait avoir lieu officiellement ce jeudi mais elle a été avancée à mardi soir suite à nos informations. Le groupe LFPI a en effet annoncé être entré en négociations exclusives avec aussi d’autres actionnaires de Mandarine dans le but d’en prendre le contrôle majoritaire. A l’heure actuelle, outre Arkea IS, le capital de Mandarine est détenu par Marc Renaud et son associé Rémi Leservoisier ainsi que des salariés, Financière Dassault et La Banque Postale. D’après une source proche, Marc Renaud et Rémi Leservoisier seraient les principaux vendeurs et pourraient se retirer à terme. Les modalités financières du rapprochement entre les deux sociétés ne sont pas encore connues. Le groupe de gestion privée LFPI détient dans son escarcelle une société de gestion collective, en l’occurrence Meeschaert. Celle-ci a été rachetée par LFPI en 2021 pour la fusionner avec sa filiale Amilton AM elle-même acquise en 2019, avant d’abandonner la marque Amilton en 2022. Le groupe compte un total de 25 milliards d’euros d’actifs gérés avec quatre lignes de métier que sont le private equity, l’immobilier, la gestion d’actifs et la gestion privée. Il regroupe environ 400 salariés dans une dizaine de bureaux en Europe, aux Etats-Unis et aussi en Asie. Dans son communiqué, LFPI assure vouloir garder la marque Mandarine, son esprit entrepreneurial et l’ensemble de ses salariés. D’après nos informations, le départ d’Arkea IS inclue le rapatriement au sein de son groupe des 850 millions d’euros confiés à Mandarine depuis son entrée au capital. Ce transfert d’argent avait été réalisé à travers des « master feeder ». Les fonds qui en bénéficiaient à l'époque étaient les fonds actions France, actions européennes de croissance et petites valeurs françaises. Il est fort probable que ce rapatriement soit effectué au bénéfice de l’une des boutiques du groupe Arkéa IS, soit auprès de Federal Finance Gestion (le plus probable au regard de sa taille), soit auprès de Schelcher Prince Gestion. Cette boutique affiliée d’Arkéa IS vient en effet d’ouvrir une expertise actions alors qu’elle était spécialisée dans l’obligataire. François Deltour, président directeur général d’Arkéa IS, n’a jamais caché son intention de développer cette classe d’actifs pour le groupe, tout comme Marc Renaud n’a jamais caché son intention de céder un jour ses parts pour assurer la pérennité de Mandarine.
Le véhicule de première génération, l’un des plus gros levés dans cette stratégie qui vise les start-up en phase d'expansion, investira des tickets de 50 millions de dollars.
La banque suisse Pictet a présenté ce 7 février des résultats non audités en baisse pour l’exercice2022. Le produit d’exploitation, à 3,2 milliards de francs suisses, recule de 2% par rapport à 2021. Le bénéfice net consolidé baisse lui de 1%, à 768 millions de CHF. Côté gestion d’actifs, les encours s'élevaient à 612milliards de francs suisses au 31décembre 2022 (-12,3%), malgré une collecte nette de 4 milliards de CHF. Le groupe a par ailleurs annoncé le départ de l’associé-gérant Bertrand Demole au 30 juin prochain, après 22 ans en son sein. Il poursuivra ses activités en tant que vice-président indépendant du conseil d’administration de Pictet Alternative Advisors Holding SA, dont il a contribué au développement pendant 20 ans. Le rapport annuel sera publié fin avril.
La société de capital-investissement Apollo Global Management fait partie d’un groupe de sociétés financières qui ont engagé des négociations en vue de prendre une participation au capital de CS First Boston, la banque conseil que Credit Suisse cherche à scinder, rapporte le Wall Street Journal sur la base de personnes proches du dossier. La banque Credit Suisse avait annoncé l’année dernière qu’elle regrouperait les activités de conseil de sa banque d’investissement au sein d’une nouvelle entité qui porterait le nom de CS First Boston. Credit Suisse prévoit de lever des fonds pour lancer cette nouvelle entité qui devrait finalement être introduite en Bourse. Pour rappel, Apollo avait déjà accepté de racheter les activités de produits titrisés de Credit Suisse. Credit Suisse avait dit l’année dernière avoir obtenu 500 millions de dollars d’un investisseur anonyme, et le président de la banque, Axel Lehmann, a indiqué en décembre que quelques offres étaient sur la table pour soutenir les activités de financement à effet de levier de CS First Boston.
Carmignac vient de débaucher deux gérants de Candriam spécialisés dans l’arbitrage de fusions et acquisitions, Fabienne Cretin-Fumeron et Stéphane Dieudonné. Et ce, avec l’intention de lancer, au premier semestre 2023, deux fonds merger arbitrage gérés par le duo offrant des volatilités différentes et ciblant les investisseurs professionnels. «L’arrivée d’un duo spécialisé en merger arbitrage répond à la demande croissante des clients qui souhaitent diversifier leur investissement des classes d’actifs traditionnelles, au profit de celles offrant une faible volatilité, des sources de rendement non corrélées et des capacités de gestion du risque expérimentées», explique un communiqué. Avant de rejoindre Carmignac, Fabienne Cretin-Fumeron et Stéphane Dieudonné travaillaient pour Candriam, développant sa stratégie merger arbitrage. Ils ont 18 ans d’expérience de gestion commune de cette stratégie, acquise d’abord chez ADI en 2004, puis chez OFI Investment Asset Management en 2009 et enfin chez Candriam en 2018. Carmignac continue ainsi de renforcer son pôle alternatif. Récemment, la société de gestion a recruté Jean-François Louvrier chez Pictet en qualité de gérant. Il travaille à la création d’un fonds d’actions internationales article 8 qui intégrera des critères environnementaux et sociaux dans le processus d’investissement. Carmignac a pour objectif de lancer ce fonds à l’été 2023.
La gouvernance de la banque privée libano-brésilienne J. Safra Sarasin n’est pas un long fleuve tranquille. Alberto Safra, l’un des fils du patriarche Joseph Safra (décédé en 2020), a porté plainte contre sa mère Vicky Safra, et ses frères Jacob et David, car il considère que ses proches essayent de l'éjecter de la direction de l’entreprise en diluant sa participation, a appris Reuters sur la base de documents enregistrés au tribunal de l’Etat de New York. Alberto Safra a quitté le conseil d’administration en 2019, après une dispute avec son frère David.
Le nouvel Ofi Invest a collecté en net 2,7 milliards d’euros en 2022. Le groupe est issu du regroupement il y a 4 mois des activités du groupe Ofi, d’Abeille Asset Management, d’Abeille REIM et d’Aéma REIM. La société est désormais l’une des quatre marques d’Aéma Groupe - aux côtés de Macif, Abeille Assurances, Aésio mutuelle - et unique pôle de gestion d’actifs. Ofi Invest comptait 173,6 milliards d’euros d’actifs sous gestion fin 2022 avec plus de 600 collaborateurs. Toutes les entités du groupe Ofi Invest sont en collecte nette positive sur l’année 2022 dont un peu plus de la moitié sur le périmètre d’Ofi Invest Asset Management. Sur le non coté, les 2/3 de la collecte proviennent de SWEN CP, et plus d’un quart de l’immobilier sur le périmètre Ofi Invest Real Estate, le reste ayant été réalisé sur les gammes relevant du périmètre de Zencap AM. Ofi Invest Asset Management, issu de la fusion, effective au 1er janvier 2023, d’Ofi Asset Management et d’Abeille Asset Management, gérait 151,1 milliards d’euros d’actifs. Autre grosse entité du groupe, Ofi Invest Real Estate, qui combine désormais les activités de gestion immobilière des sociétés Aéma REIM, OFI Pierre, Abeille REIM et la gestion de fonds immobiliers d’Abeille Asset Management, représentait près de 13 milliards d’euros sous gestion.
La production industrielle allemande a baissé plus que prévu en décembre, de 3,1% sur un mois au lieu de 0,7% anticipé, montrent les données publiées mardi par Destatis. Ces données surviennent après une révision à la hausse du chiffre de novembre (de +0,2% à +0,4%), et après des bonnes nouvelles publiées lundi sur les commandes à l’industrie en décembre, mais qui se répercuteront plus tard.
BNP Paribas a fait état d’une collecte nette de 39,1 milliards d’euros pour l’année 2022 dans sa division Investment & Protection Services qui comprend les activités de wealth management, d’asset management et d’assurance (Cardif). La banque, qui publiait ce mardi l’ensemble de ses résultats annuels 2022, indique que le wealth management a été soutenu par l’activité des banques commerciales en Europe et notamment en France mais aussi par l’activité en Allemagne et en Asie. L’activité représentait 411 milliards d’euros sous gestion fin 2022. L’asset management a, lui, été aidé par une collecte nette sur les supports de moyen et long terme et par le rebond de la collecte nette sur les fonds monétaires au 4T22, selon un communiqué. La collecte totale s’est établie à 15,1 milliards au quatrième trimestre contre 23 milliards sur la même période de 2022. D’après nos calculs, la collecte nette sur l’année serait de 9,5 milliards d’euros. L’environnement de marché a eu, lui, un «impact très défavorable» ainsi que l’effet marché. Les encours s'établissaient à 501,2 milliards fin 2022. Avec l’immobilier et l’activité «principal investments» (private equity), les encours s'établissaient à 531,8 milliards contre 567,9 un an plus tôt, soit une baisse de 6,3%. Les actifs sous gestion des fonds articles 8 et 9 selon SFDR en 2025 passeront à 300 milliards contre 223 milliards fin 2022. La banque BNP Paribas en a profité pour relever ses prévisions de résultats et de réduction des coûts à l’horizon 2025, après une hausse de 7,5% de son résultat net en 2022, à 10,2 milliards d’euros. Le produit net bancaire (PNB), l'équivalent du chiffre d’affaires, a augmenté de 9% l’année dernière, à 50,42 milliards d’euros, porté par la hausse des taux et les performances de la banque d’investissement. Les analystes anticipaient en moyenne un résultat net de 10,51 milliards d’euros et des revenus de 50,51 milliards d’euros. La banque a par ailleurs relevé son dividende annuel à 3,90 euros par action et a indiqué qu’elle rachèterait pour 5 milliards d’euros d’actions cette année après avoir bouclé la cession de sa filiale Bank of the West pour plus de 16 milliards de dollars à BMO Groupe Financier. D’ici à 2025, la croissance du résultat net est attendue au-dessus de 9% par an en moyenne, au lieu de plus de 7% dans la plan présenté à l’automne dernier.
Talence Gestion et la société Auris ont discuté pendant plusieurs mois d’un rapprochement entre leurs deux entités, a appris NewsManagers de sources concordantes. Didier Demeestère, co-fondateur et président de Talence Gestion, âgé de 62 ans, penserait en effet à pérenniser l’avenir de sa société. D’après ces sources, les discussions étaient bien avancées mais n’auraient finalement pas abouti à leur conclusion en raison d’une rentabilité amoindrie pour Talence Gestion, après une année 2022 compliquée comme pour tout le secteur. La perspective de l’interdiction des commissions de mouvement à partir du 1er janvier 2026 semblerait aussi avoir joué. Un décret surprise avait été publié en ce sens en mai dernier à l’initiative de l’Autorité des marchés financiers. Talence Gestion gérait environ 1 milliard d’euros à fin 2022 et comptait 35 salariés. Elle s’est illustrée l’an dernier avec 2i Sélection, le fonds de place ayant mis un ticket dans Talence Humpact Emploi France, son fonds à impact sur la thématique de l’emploi en France lancé en 2020. Le fonds avait aussi bénéficié d’un club deal de 17 millions d’euros auprès de plusieurs investisseurs institutionnels, dont des caisses de retraite intéressées par cette thématique sociale. Talence avait eu aussi, pendant quelques années, Alain Pitous comme directeur général, venu directement d’Amundi. Il avait alors été remplacé par Nathalie Viel via une promotion interne. Auris Gestion de son côté se veut un consolidateur de la gestion d’actifs. La société, créée en 2004 d’abord dans la gestion privée, a notamment racheté Salamandre AM en 2019. Elle gérait environ 3 milliards fin 2022. Interrogées, les deux sociétés n’ont pas souhaité commenter l’information.
Le fonds souverain de Singapour GIC est en train de réduire ses investissements auprès de H2O Asset Management suite aux récentes sanctions infligées par l’Autorité des marchés financiers à la société de gestion, rapporte le Financial Times. Le GIC faisait partie des deux principaux investisseurs des fonds de la société avec l’Abu Dhabi Investment Authority, selon des sources. H2O gère des milliards d’euros pour ces deux institutions, ce qui représente une part importante des 11,6 milliards d’euros d’actifs sous gestion de la société. Un document réglementaire aux Etats-Unis indiquait l’an dernier que la société gérait 4,19 milliards de dollars d’actifs pour le compte de fonds souverains.
Ecofi a accueilli quatre personnes en ce début d’année 2023, dont deux gérants. La société de gestion société de gestion du groupe Crédit Coopératif a recruté Rodolphe Courvasier en tant que gérant obligataire. Il travaillera sous la responsabilité de David Jourdan. Depuis septembre 2019, il était gérant obligataire chez Egamo. De son côté, Frédéric Guignard a intégré le département de la gestion actions, sous la responsabilité d’Olivier Guillou. Depuis octobre 2013, il était co-gérant de fonds actions européennes chez Aviva Investors. Avec l’obtention en 2020 du CFA UK ESG Certificate, il a souhaité s’orienter vers la gestion de fonds thématiques sur la transition climatique. Parallèlement, François Gautron a rejoint Ecofi en tant que directeur conformité, contrôle interne et risques et membre du comité de direction. L’intéressé vient de Natixis, où il a passé seize ans. Il a tout d’abord été responsable du service animation-risques, en charge du suivi des risques des filiales et des comités d’investissements, avant de rejoindre Natixis AM Finance en tant que directeur conformité, contrôle interne et risques, membre du Comité de direction et RCSI. En 2019, il a intégré Natixis Investment Managers International en tant que RCCI, directeur conformité et directeur adjoint du responsable compliance et contrôle interne Europe. Enfin, Thuy-Anh Phan a rejoint la direction marketing pilotée par Sarah Alami. Depuis 2020, elle travaillait au sein de Plasseraud IP – un groupe de conseils en propriété industrielle en France – comme chargée du développement et du marketing, puis Polyconseil – spécialisé dans l’innovation numérique – où elle pilotait la veille des marchés et la réponse aux appels d’offre.
Aymeric Forest, le directeur des investissements pour les solutions multi-asset d’abrdn, a quitté la société, rapporte Investment Week. Il avait rejoint l’entreprise basée à Edimbourg en février 2019, après environ huit ans chez Schroders, pour succéder à Guy Stern. Il dirigeait une équipe de 147 personnes gérant plus de 180 milliards de livres d’actifs et de passif. Ce départ intervient alors que l’activité solutions multi-asset fait l’objet d’une revue stratégique. La stratégie Global Absolute Return, gérée par cette équipe, a déçu ces dernières années.
La société de gestion quantitative genevoise DCM Systematic Advisors lance DCM RAIF - Solken Convertible Arbitrage, un fonds dont l’objectif est de saisir les opportunités d’arbitrage sur le marché des obligations convertibles en utilisant des techniques discrétionnaires et quantitatives. Le fonds est géré par Alexis Martin et Romain Cosandey, qui se sont spécialisés dans l’arbitrage de convertibles. Ils ont rejoint DCM en 2022 après avoir cofondé Solken Quantitative Research. «Le niveau de valorisation structurellement faible de la classe d’actifs, l’environnement actuel de volatilité accrue et un accroissement prévisible des nouvelles émissions constituent un contexte d’entrée idéal pour les obligations convertibles, tout en couvrant les risques associés aux marchés des actions et des obligations», souligne un communiqué. DCM a été créée en 2014 par ses trois dirigeants actuels (Anthony Dearden, Jérôme Callut et Gaëtan Maraite) qui exerçaient précédemment dans des responsabilités séniors chez Bluecrest Capital Management et dans le Groupe Pictet.
Le gestionnaire d’actifs américain Calamos Investments s’est adjoint les services de l’un des basketteurs les plus connus de la ligue américaine de basket NBA pour lancer un nouveau fonds indiciel coté (ETF). La firme s’est associée à Giannis Antetokounmpo, joueur grec des Bucks de Milwaukee, pour la cotation de l’ETF Calamos Antetokounmpo Global Sustainable Equities à la Bourse de New York.
Plus d’un tiers des sociétés de gestion aux Etats-Unis (37 %) offrent ou conçoivent des produits qui couvrent des sujets de diversité, d’équité et d’inclusion. Un tiers des gammes de produits et des efforts de développement des gestionnaires d’actifs américains sont axés sur les thèmes du logement abordable ou du développement des communautés et du droit du travail. En termes d’investissements à impact, la diversité et l’inclusion (57%) et le développement économique des communautés (52%) sont les questions les plus importantes, avec plus de la moitié des gestionnaires d’actifs qui proposent des stratégies abordant ces thèmes. Dans le même temps, les détenteurs d’actifs outre-Atlantique donnent la priorité à ces thèmes sociaux pour leurs allocations de capital environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) et d’impact. Les thèmes privilégiés sont: la santé (56 %), l’éducation (50 %), la diversité et l’inclusion (47 %) et le logement/développement des communautés (42 %). Les investisseurs américains accorderaient aussi de l’importance à la diversité et à l’inclusion dans le choix des sociétés de gestion, cherchant à allouer des actifs aux entreprises détenues par des femmes, des minorités raciales ou ethniques et autres groupes sous-représentés (par exemple les personnes LGBTQ+, les personnes handicapées et les anciens combattants) ou aux actifs stratégiques gérés par ces derniers. Plus d’un quart (28 %) des institutions ont dit avoir sélectionné un gestionnaire d’actifs diversifié, et 10 % ont envisagé d’en prendre un. Parmi les investisseurs institutionnels qui ont recruté un gestionnaire diversifié, 50 % estiment qu’ils allouent 10 % ou moins des actifs de leur portefeuille à ces gestionnaires.
Le cabinet de conseil en gestion de patrimoine Herez vient de promouvoir Laurent Porquiet au poste de directeur de la gestion privée, a annoncé ce dernier sur LinkedIn. Il était responsable des consultants depuis 2014. Auparavant, il a travaillé pendant cinq ans comme responsable du développement et de la clientèle privée chez Vendyssee Finance, cédé au groupe Herez. Il a également évolué chez UBS, Boursorama, et CaixaBank.
VanEck, fournisseur de produits indiciels cotés (ETF), a dévoilé un nouvel ETF sur l'énergie nucléaire,VanEck Uranium and Nuclear Technologies Ucits ETF.
Santander Asset Management, gérant d’actifs de la banque espagnole Santander, a recruté Beatriz Camacho en qualité d’analyste spécialisée sur l’obligataire pour son équipe de gestion discrétionnaire, rapportent Bloomberg et Funds People. Elle est rattachée àFrancisco Simón qui dirige l'équipe de gestion discrétionnaire. Beatriz Camacho était précédemment consultante en investissement senior au sein de Mercer en Espagne. Elle a également occupé des postes de gérante de portefeuille obligataires chez MCH Investment Strategies et au sein de la branche espagnole d’Aviva Investors,Aviva Gestión.
Hong Kong Exchanges and Clearing Limited (HKEX), la Bourse hongkongaise, vient de signer un Memorandum of Understanding (MoU), avec le groupe Saudi Tadawul, qui gère la Bourse Tadawul en Arabie saoudite. Ce partenariat vise à explorer les opportunités dans les domaines des fintech, de l’ESG et des cotations croisées entre les deux Bourses. Pour l’Arabie saoudite, il s’agit d’une opportunité «de travailler ensemble afin d’échanger l’information et s’aligner sur les meilleures pratiques pour élever nos marchés de capitaux», a précisé Khalid Al Hussan, directeur général du groupe Saudi Tadawul, dans un communiqué de presse. HKEX fait partie de la délégation hongkongaise actuellement en déplacement en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis, dirigée par John Lee, chef de l’exécutif de Hong Kong
Reyl Intesa Sanpaolo a nommé Frédéric Le Hellard, actuellement responsable de l’informatique à Genève, directeur des opérations à la tête d’un nouveau département renforcé d’IT & opérations . Depuis son arrivée en 2019, Frédéric Le Hellard a supervisé la transformation numérique et l’amélioration des processus informatiques de la banque durant une période marquée par les défis résultant du rapprochement avec Fideuram - Intesa Sanpaolo Private Banking et l’absorption de sa filiale bancaire ISPBM Morval Suisse, commente un communiqué. Parallèlement, la banque a nommé Tatiana Carruzzo responsable de la ligne d’activités asset services. L’intéressée a rejoint Reyl Intesa Sanpaolo en 2016 au sein de l’activité asset services en tant que responsable des opérations.
Seuls quelques acteurs mettent en avant une utilisation poussée de l'IA dans leur stratégie d'investissement, selon le régulateur européen des marchés financiers.
JP Morgan Asset Management a annoncé ce 6 février la nomination d’Audrey Pauly au poste de directrice commerciale distribution France. Elle remplace à ce poste Stéphane Vonthron, qui vient de quitter le groupe. Audrey Pauly est rattachée directement à Nicolas Deblauwe, le directeur général France et Benelux. L’intéressée travaille chez JP Morgan AM depuis plus de 20 ans, notamment en qualité de responsable distribution Île-de-France et Sud-Est, fonction qu’elle conservera en parallèle.
Paul Bodnar, directeur mondial de l’investissement durable chez BlackRock depuis 2021, a annoncé son départ en avril prochain sur LinkedIn. Il va rejoindre Bezos Earth Fund, le fonds lancé par Jeff Bezos, l’ancien patron d’Amazon, pour lutter contre le changement climatique. Il sera chargé de la finance climatique, de l’industrie et de la diplomatie. Avant de rejoindre la société de gestion américaine, Paul Bodnar était le fondateur et président du Center for Climate-Aligned Finance. Auparavant, il a travaillé comme directeur de la stratégie chez RMI. Il a également conseillé la Maison Blanche, en tant qu’assistant spécial du Président des Etats-Unis et directeur senior pour l’énergie et le changement climatique entre 2015 et 2016 et au sein du Conseil national de sécurité comme directeur de l’environnement et du changement climatique entre 2013 et 2015. Il a aussi travaillé au sein du Département d’Etat comme négociateur principal pour la finance climatique entre 2009 et 2012, puis directeur finance climatique et conseiller à l’envoyé spécial pour le changement climatique en 2013. Paul Bodnar a également été directeur de la finance carbone chez Climate Change Capital à Londres entre 2005 et 2009 et co-fondateur et partner chez Vertis Environmental Finance à Budapest entre 2000 et 2003.
La Bourse parisienne pourrait perdre un autre de ses membres. La société Concordia, holding de la famille Rothschild, compte déposer une offre publique d’achat simplifiée sur Rothschild & Co au prix de 48 euros par action, dividendes attachés. La transaction induit une prime de 19,3% sur le cours de clôture de l’action du 3 février dernier et de 14,3% sur le sommet historique touché en janvier 2022. En réaction à l’annonce de ce projet, l’action Rothschild & Co s’envolait de 16% lundi en début de matinée, à 46,8 euros. «Le dépôt de l’offre envisagée sera conditionné à l’obtention des autorisations réglementaires requises», indique Concordia dans un communiqué. L’OPA pourrait «être déposée auprès de l’Autorité des marchés financiers à la fin du premier semestre». En cas de succès, l’initiateur prévoit de retirer Rotschild & Co de la Bourse. 40% de flottant Concordia estime «qu’aucun des métiers du groupe ne requiert de faire appel aux marchés de capitaux [et] leurs performances doivent être appréciées sur le long-terme». Dans ces conditions, la holding familiale juge que «le statut de société privée apparait (..) plus pertinent que celui d’une société cotée». Concordia détient 38,9% du capital de Rothschild & Co et 47,5% des droits de vote. Le concert familialélargipointe à 54,5% des titres de 66,8% des droits de vote mais «il est envisagé que [sa] composition soit modifiée» dans le cadre du projet d’OPA. Au 31 décembre, le flottant au sein du capital de Rothschild & Co s’élevait à 40,33%. L’entreprise détenait par ailleurs 5,18% de ses propres actions, directement et indirectement.
Pour Sarah Duparc, associée chez Havas Paris et membre du conseil d’administration de CFA Society France, l'information extra-financière va prendre une importance accrue dans la communication des entreprises.