La plus faible croissance des salaires devrait rassurer la banque centrale malgré la hausse plus importante que prévu des créations d’emplois. Les données restent peu fiables.
Le Job Report du 7 septembre a plutôt renforcé les mauvais chiffres du marché du travail. Les publications des composantes emplois des indices ISM ne sont guère réjouissantes pour les prochains mois.
Le taux de chômage a baissé en août et les créations de postes sont en hausse par rapport à juillet mais elles sont sensiblement inférieures aux prévisions. Les rendements des obligations souveraines américaines ont baissé avant de se redresser.
L’enquête Jolts de juillet confirme le ralentissement du marché du travail avec un nombre de postes non pourvus au plus bas depuis 2021. La courbe des taux 2 ans-10 ans redevient positive. Mais ces chiffres ne justifient pas pour autant une réaction d’urgence de la Fed.
Même si l’indice ISM manufacturier a légèrement progressé en août, la tendance reste plutôt à la contraction du secteur industriel aux Etats-Unis, au mieux à sa stagnation.
Une étude présentée au symposium de Jackson Hole le 23 août 2024 développe un concept économique expliquant pourquoi l'activité aux Etats-Unis pourrait atterrir en douceur, contrairement aux prévisions plus alarmistes.
Il ne signale pas encore une récession, mais ne reflète plus du tout la situation de forte tension de mars 2022, au début du cycle de hausse des taux de la Fed.
Les salaires négociés ont progressé de 3,55% contre 4,74% trois mois plus tôt, renforçant la probabilité d’une baisse de taux de la BCE en septembre, d’autant que ce ralentissement devrait se poursuivre.
La forte révision en baisse, quasi historique, des données du marché du travail aux Etats-Unis a augmenté les anticipations d’une baisse de taux d’un demi-point en septembre.
Les créations de postes sont ressorties nettement sous les attentes à 114.000 tandis que le taux de chômage augmente contre toute attente, accentuant les craintes sur l’économie américaine.
La société de gestion allemande DWS va de nouveau nommer des managing directors et vice-présidents trois ans après avoir éradiqué ces intitulés de postes, rapporte le média britannique Financial News, s’appuyant sur des sources au fait de ce revirement. La filiale de gestion d’actifs de Deutsche Bank entend mieux refléter les niveaux de séniorité et de responsabilité au sein de ses effectifs et s’aligner sur ses rivaux qui utilisent toujours ce type d’intitulés de postes. Les salariés seront informés de leur nouvel intitulé de poste d’ici le 16 août et pourront l’utiliser en interne comme en externe, indique Financial News. Le média ajoute que DWS réinstaurera un processus de promotions annuel pour obtenir les titres tels que managing director ou vice-président.
Les prix pourraient se détendre un peu dans les prochains mois sur les loyers, mais les problèmes structurels et la nouvelle phase monétaire laisse peu de place pour des baisses notables.
La BCE devrait poursuivre son cycle de baisse de taux grâce à la désinflation globale. Le ralentissement de l’inflation dans les services, dont l’évolution des prix a encore du retard sur celle des biens, est plus lent.
Entre débat sur l’indépendance de la banque centrale américaine et réforme bancaire, les auditions semestrielles du président de la Fed devant le Congrès ont pris une tournure très politique.
Perrine Jakots, responsable des analyses paneuropéennes chez BNP Paribas Real Estate, décrit les nouvelles tendances qui pourraient influencer l’immobilier de bureaux.
Une table ronde mettait en scène Jerome Powell et Christine Lagarde, aux côtés du banquier central brésilien Roberto Campos Neto, pendant laquelle ils ont réitéré leurs positions récentes.