Le scrutin n’a pas renversé la table dans l’UE, il devrait surtout renforcer une tendance déjà à l'œuvre : la priorité n’est plus à la création de nouvelles normes vertes mais à la rationalisation de la réglementation actuelle dans les services financiers. Le rôle que joueront les élus d’extrême droite plus nombreux que jamais au Parlement de Strasbourg sera un facteur clé.
Le nom de la conservatrice allemande Ursula von der Leyen serait notamment en passe d’être approuvé par les Vingt-Sept pour un mandat de plus à la tête de la Commission. Reste toutefois l’obstacle du vote au Parlement européen. Tout sauf une formalité.
Le fournisseur d’indices estime que les investisseurs sont encore divisés sur le statut «souverain» de l’Union européenne, considérée aujourd'hui comme un émetteur supranational. Il les sondera à nouveau en 2025.
La composition du nouveau Parlement européen, avec le recul des Verts et le regain du Parti populaire européen, notamment via la droite allemande, est susceptible de faciliter la remise en cause d’une interdiction en 2035 de la vente dans l’Union des voitures thermiques neuves.
La décision du président de la République, Emmanuel Macron, de dissoudre l’Assemblée nationale inquiète les marchés. Le spread OAT-Bund se tend et les valeurs bancaires sont à la peine.
L’Allemagne vient de céder pour 2,5 milliards d’euros d’actions Deutsche Telekom. L'Italie ou la Grèce multiplient les privatisations partielles. A rebours, la France est tentée par de nouvelles prises de participation.
La France bénéficiera d’une marge de manœuvre au moment de transposer la directive européenne sur le devoir de vigilance adoptée par les Vingt-Sept le vendredi 24 mai. Néanmoins, tant sur le champ d’application que sur la perspective de sanctions contre les entreprises, la copie européenne laisse augurer un renforcement de la loi française de 2017.
La fragmentation créée par 28 dépositaires centraux différents entraînerait un coût des services de règlement-livraison bien supérieur à celui des Etats-Unis, estime notamment le rapport Noyer.
Un mouvement de concentration à l'échelle d'un seul pays pénaliserait la concurrence mais des rapprochements entre banques de différents Etats pourraient profiter à l'ensemble de l'économie de l'Union européenne, estime François Meunier, économiste et professeur affilié Ensae.
Remis en cause ces derniers mois, le Green Deal n’en a pas moins été le fil conducteur à Bruxelles depuis 2019. Les multiples réformes climatiques adoptées promettent de transformer l’économie de l’Union et son secteur financier. Outre cette constante verte, ce sont les crises successives, du Brexit au choc de la guerre en Ukraine, qui ont profondément changé l’Europe.
Faire exister les industries vertes et numériques du Vieux Continent face à la concurrence internationale dopée aux subventions sera l’un des grands défis de l’UE. D'autant que d'autres, touchant à la souveraineté et à la sécurité, menacent de virer au casse-tête budgétaire.
Votée par le Parlement européen le 23 avril dernier, la réforme devrait aider à responsabiliser les Etats membres sur leurs dépenses budgétaires, tout en leur permettant de maintenir des investissements structurels.
MSCI et ICE ont entamé des consultations pour une éventuelle inclusion de ces titres dans la catégorie «souveraine», et non plus «supranationale». ce qui a déjà suffi à améliorer leur performance.
Le Président du gouvernement espagnol a décidé de rester au pouvoir en invitant ses compatriotes à entamer une réflexion collective sur la polarisation de la vie politique.
Remis ce jeudi à Bercy, le rapport Noyer pour la relance de l'Union des marchés de capitaux en Europe mérite mieux que d'aller garnir l'armoire des occasions manquées. L'éditorial d'Alexandre Garabedian, directeur de la rédaction.
Les émissions pourraient cependant se tasser un peu, maintenant que les banques sont entrées dans une phase de refinancement, et non plus de construction, du ratio minimal de fonds propres MREL.
Le rapport Noyer sur la relance de l’Union des marchés de capitaux, présenté jeudi, devrait reprendre à son compte la création d'un produit d’épargne commun, voulue par Bruno Le Maire. Problème : la tentative précédente s’est soldée par un échec retentissant.
Notation ESG, Solvabilité 2, antiblanchiment… Un nombre record de réformes sera soumis au vote des eurodéputés de mardi à jeudi, lors de la dernière session du Parlement européen avant les élections de juin.