La hausse des prix est désormais estimée à 1,8% mais l'inflation harmonisée, qui permet une comparaison avec les autres pays européens, est confirmée à 2,2%.
Le prochain gouvernement devra trouver une formule de compromis innovante, et les alliances idoines, pour faire accepter un budget forcément insatisfaisant pour une majorité des députés.
Les marchés ont trouvé un peu de soulagement dans la nomination de Michel Barnier comme premier ministre. Les spreads obligataires ne se sont pas tellement resserrés pour autant.
Les incertitudes qui entourent l’orientation budgétaire ont depuis affecté les prévisions de croissance. Le prochain gouvernement devra gagner la confiance des consommateurs et des entreprises pour faire redémarrer la demande intérieure.
Les entreprises françaises se montrent plus pessimistes depuis cet été, ce qui pèse sur leurs investissements à venir. Cela pourrait coûter 0,1 point de PIB au troisième trimestre.
Les secteurs et titres affectés par la dissolution de l’Assemblée en juin n’ont pas rebondi et risquent de sous-performer tant que la prime de risque restera aussi élevée, malgré le nouveau premier ministre.
Le nouveau locataire de Matignon doit dans l’urgence traiter les problèmes du budget de l’Etat et discuter avec Bruxelles de la procédure pour déficit excessif dont la France fait l’objet.
L’activité manufacturière de la zone euro semble dans une impasse, selon les PMI définitifs publiés lundi encore en forte contraction, malgré des révisions à la hausse par rapport à la première estimation.
L’indice des prix à la consommation en France pour le mois d’août est ressorti à 1,9%, selon les données provisoires publiées par l’Insee. Cette bonne nouvelle est tempérée par une révision à la baisse de la croissance au deuxième trimestre par l'institut, qui passe de +0,3% à +0,2%.
La moisson 2024 a été catastrophique en France, fragilisant la filière qui ne profite même pas d’une remontée des cours car le reste du marché s’équilibre.
La croissance se maintient au même rythme qu'en début d'année dans l'Hexagone. En revanche, la consommation des ménages a reculé de 0,5% au mois de juin.
Le marché locatif poursuit sur sa tendance malgré le contexte politique et les Jeux olympiques. Les acteurs de l’investissement semblent entrevoir de premiers signes positifs.
Pour la première fois depuis le deuxième tour des législatives, l’Agence France Trésor a pu emprunter 11,5 milliards d’euros dans des conditions qui continuent à être bonnes malgré le contexte politique.
Le pays reste structurellement déficitaire, contrairement à ses voisins européens. Sa dette nette envers l'étranger s’est encore dégradée de 3,1% de PIB entre 2022 et 2023, pour atteindre près de 800 milliards d’euros. Une source de fragilité.